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Moyen-Orient - Israël

Naftali Bennett promet de désigner le Qatar « pays ennemi » s’il arrive au pouvoir

Le candidat à la primature israélienne tente de rattraper son concurrent dans les sondages.

Naftali Bennett promet de désigner le Qatar « pays ennemi » s’il arrive au pouvoir

Naftali Bennett, chef du parti de droite Yamina, donne un discours face à ses partisans, dans son QG de campagne, à Tel-Aviv, le 24 mars 2021. Gil Cohen-Magen/Archives AFP

La campagne électorale est lancée depuis un moment en Israël. Dans ce contexte, les candidats y vont chacun de leurs prises de position. Alors que le gouvernement le plus à droite de l’histoire du pays vient de lancer une vaste opération militaire en Cisjordanie à quelques mois des législatives, les rivaux de Benjamin Netanyahu en ont profité pour s’exprimer.

Son principal challenger, l’ancien chef d’état-major des armées Gadi Eisenkot, qui est au coude-à-coude avec le Likoud du Premier ministre selon les sondages, a décrié « une perte totale de contrôle, une difficulté à lutter contre le terrorisme et un manque de maintien de l’ordre public en Judée-Samarie », utilisant le terme désignant en Israël les territoires occupés de Cisjordanie. Il a également appelé à « prendre des mesures administratives pour éliminer les éléments du terrorisme et de la violence juifs ». De son côté, l’ancien Premier ministre Naftali Bennett, qui dirige actuellement une formation ayant intégré celle du centriste Yair Lapid, nommée « Ensemble », a souligné que le rôle premier de l’armée était de protéger les résidents israéliens en Cisjordanie. « Il y a environ 550 000 Israéliens qui vivent en Judée et Samarie, et ils méritent la sécurité, un point c’est tout. » Le responsable de droite, ayant par le passé été lui-même à la tête d’une colonie, a ainsi préféré axer ses critiques sur le refus de l’exécutif de lever l’exemption de la conscription obligatoire pour les ultraorthodoxes.

Se plaçant résolument à droite – ce qui a jusqu’à présent contribué à faire perdre à sa liste conjointe avec Yair Lapid les voix de ce dernier, plus modéré –, Naftali Bennett a en outre attaqué le Qatar, déclarant vouloir le désigner comme un « État ennemi » en cas de victoire électorale. Médiateur-clé dans le dossier gazaoui, l’émirat gazier est perçu comme un soutien du Hamas, auquel il a longtemps envoyé des fonds pour Gaza. Des transactions qui se faisaient avec l’aval de Benjamin Netanyahu lorsque celui-ci était au pouvoir. « Le Qatar est un cancer violent et antisémite qui propage ses métastases à travers l’Occident – et même jusqu’au cabinet du Premier ministre israélien – pour détruire Israël », a ainsi affirmé Naftali Bennett. L’actuel Premier ministre a été accusé d’entretenir des liens ambigus avec l’émirat gazier, dans l’affaire dite du Qatargate notamment. De quoi provoquer un débat politique en Israël et donner des munitions aux détracteurs de Benjamin Netanyahu.

Doha « investit depuis environ 25 ans dans un puissant système d’influence mondiale qui a peut-être causé à Israël son plus grand préjudice », a ainsi poursuivi Naftali Bennett en faisant référence à des investissements qataris dans le système éducatif aux États-Unis et au développement de la chaîne al-Jazeera. Lorsqu’il était à la tête de l’exécutif, il aurait en outre reçu des renseignements indiquant que « le Qatar finançait également le Corps des gardiens de la révolution islamique », notant que son successeur Benjamin Netanyahu devait donc aussi être au courant.

Le Qatar a réagi en accusant le candidat de faire de la désinformation dans le but d’obtenir des gains politiques en interne. L’attaché de presse de l’ambassade qatarie à Washington, Ali al-Ansari, a ainsi déploré que ce n’était pas la première fois que Naftali Bennett critiquait son pays sans fournir la moindre preuve, invitant les responsables israéliens à « se concentrer plutôt sur la résolution de leurs propres défis nationaux ». « Le rôle du Qatar dans les efforts visant à soutenir la sécurité et la stabilité dans la région a été largement reconnu par les partenaires régionaux et internationaux », a insisté Ali al-Ansari, rappelant que les cessez-le-feu à Gaza et les accords de libération d’otages que Doha avait rendus possibles avaient été menés en totale coordination avec bon nombre des mêmes autorités israéliennes qui s’en prennent aujourd’hui au Qatar.


La campagne électorale est lancée depuis un moment en Israël. Dans ce contexte, les candidats y vont chacun de leurs prises de position. Alors que le gouvernement le plus à droite de l’histoire du pays vient de lancer une vaste opération militaire en Cisjordanie à quelques mois des législatives, les rivaux de Benjamin Netanyahu en ont profité pour s’exprimer. Son principal challenger, l’ancien chef d’état-major des armées Gadi Eisenkot, qui est au coude-à-coude avec le Likoud du Premier ministre selon les sondages, a décrié « une perte totale de contrôle, une difficulté à lutter contre le terrorisme et un manque de maintien de l’ordre public en Judée-Samarie », utilisant le terme désignant en Israël les territoires occupés de Cisjordanie. Il a également appelé à « prendre des mesures administratives...
commentaires (3)

Ce discours me rappelle à l'époque où des partis en FR promettaient la sortie de la FR de l'union européenne...Du baratin gratos pour ameuter les foules...La mayonnaise n'ayant pas pris, ce sujet est passé aux oubliettes...Idem ici....Promesses illogiques et non réalisables...Israel essaie à tout prix de faire la paix et avoir des représentants/ ambassadeurs des pays arabes / et chez les pays arabes... On voit très mal ISRAEL refusant les échanges existants déjà avec le Quatar et rejeter ce lien (aussi minime) déjà établi..Démogagie et incompétences, ce genre de promesses non productives

LE FRANCOPHONE

10 h 56, le 29 juillet 2026

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Commentaires (3)

  • Ce discours me rappelle à l'époque où des partis en FR promettaient la sortie de la FR de l'union européenne...Du baratin gratos pour ameuter les foules...La mayonnaise n'ayant pas pris, ce sujet est passé aux oubliettes...Idem ici....Promesses illogiques et non réalisables...Israel essaie à tout prix de faire la paix et avoir des représentants/ ambassadeurs des pays arabes / et chez les pays arabes... On voit très mal ISRAEL refusant les échanges existants déjà avec le Quatar et rejeter ce lien (aussi minime) déjà établi..Démogagie et incompétences, ce genre de promesses non productives

    LE FRANCOPHONE

    10 h 56, le 29 juillet 2026

  • dans tous les cas le qatar n'est pas l'AMI du Liban.

    L’acidulé

    09 h 28, le 29 juillet 2026

  • Le qatar n’est pas du tout anti sémite, comme le dit Bennett. Sauf erreur, il a été le premier de la région à ouvrir un bureau de commerce israëlien… il y a plus de vingt ans déjà ! Mais le qatar joue un jeu assez dangereux . Il a des contacts très étroits avec tout le monde, même avec les partis les moins fréquentables. Il peut être utile, mais à vouloir trop en faire, il n’a pas pu se protéger des frappes qui l’ont visé. Même avec ses richesses innouïes, il reste un tout petit pays. Plus de prudence et moins d’ambition lui seraient bien utiles.

    NG

    06 h 12, le 29 juillet 2026

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