Un membre de la Direction syrienne de lutte contre les stupéfiants examine de la drogue en provenance du Liban, saisie près de Damas, le 27 juillet 2026. Photo Sana
Les gardes-frontières de l’armée syrienne ont déjoué mardi deux opérations de contrebande de stupéfiants, dont de la crystal meth (une forme de méthamphétamine) et le haschisch, en provenance du Liban. Une des opérations a eu lieu dans la région de Talkalakh, dans la province de Homs, et l’autre à Ras el-Maara, dans la zone du Qalamoun, a rapporté la télévision syrienne al-Ikhbariya. Une personne impliquée dans le trafic a été arrêtée et doit être remise avec les produits saisis aux autorités compétentes, a ajouté la chaîne.
Les services syriens de lutte contre les stupéfiants avaient déjà déjoué le 27 juillet dans la région de Nabk, non loin de Damas, une tentative de contrebande de drogue en provenance du Liban, saisissant 850 000 pilules de stupéfiants. Quelques jours plus tôt, la Syrie avait annoncé avoir mis en échec une tentative d'introduction d'une importante cargaison de drogue en provenance du Liban vers les fermes d'al-Nabk, à l'issue de plusieurs opérations de surveillance et de suivi.
Depuis la chute du régime de Bachar el-Assad, le 8 décembre 2024, Damas annonce régulièrement des saisies de captagon et d’armes de contrebande à la frontière libanaise. Le captagon était devenu l’un des principaux produits d’exportation de la Syrie durant la guerre civile déclenchée en 2011, constituant une source majeure de financement pour l’ancien régime, accusé d’avoir transformé le pays en narco-État. Les nouvelles autorités syriennes accusent le Hezbollah, ancien allié du régime Assad, d’être impliqué dans ce trafic transfrontalier. Les États-Unis accusent également le parti chiite pro-iranien de participer au trafic de captagon.