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Moyen-Orient - Reportage

Une jeune Gazaouie brille lors des épreuves du bac, les premières depuis 2023

« Les nombreux déplacements, la peur (...) Notre maison détruite. J'ai perdu la moitié de mes livres, mais je n'ai jamais renoncé à mes objectifs », explique Saba Rabah, qui passait ses nuits à étudier à la lumière de son téléphone portable, à cause des coupures d'électricité.

La jeune Gazaouie Saba Rabah face à un miroir sr un mur du camp de réfugiés de Maghazi, dans le centre de la bande de Gaza, le 26 juillet 2026. Photo Eyad Baba / AFP

Malgré la destruction de sa maison à Gaza, les nombreux déplacements et la mort de son père, Saba Rabah, 18 ans, a brillé aux examens du baccalauréat dans les Territoires palestiniens, les premiers à se tenir depuis octobre 2023. Peu avant les épreuves, elle a même dû fuir son logement provisoire, dans le camp de réfugiés d'al-Maghazi, après le bombardement d'une maison proche. Mais il en fallait plus pour entamer la détermination de la jeune femme. Saba Rabah a décroché la meilleure note en filière scientifique à l'examen d'études secondaires, équivalent du baccalauréat, connu sous le nom de « Tawjihi ».

« J'ai obtenu 99,9% de réussite, première place nationale dans la filière scientifique », dit-elle fièrement à l'AFP, en tenue de diplômée, lors d'une fête en son honneur à Maghazi, dans le centre de la bande de Gaza.

Après l'attaque sans précédent du Hamas le 7 octobre 2023, Israël a mené une offensive dévastatrice dans le territoire palestinien où une grande majorité des établissements scolaires ont été endommagés ou détruits par des bombardements, privant des dizaines de milliers d'enfants d'accès à l'éducation. Les rares écoles encore debout ont été transformées en centres d'accueil surpeuplés pour accueillir des centaines de milliers de familles déplacées.

« Les nombreux déplacements, la peur (...) Notre maison détruite. J'ai perdu la moitié de mes livres, mais je n'ai jamais renoncé à mes objectifs », explique Saba Rabah, qui passait ses nuits à étudier à la lumière de son téléphone portable, à cause des coupures d'électricité. « Et quelques jours avant les examens, la maison en face de chez nous a été bombardée et nous avons dû tout laisser et partir », ajoute-t-elle.

Environ 89.000 élèves ont passé les examens du secondaire en juin, pour la première fois depuis le début de la guerre il y a près de trois ans, simultanément à Gaza, en Cisjordanie occupée, en Egypte et dans d'autres pays accueillant une forte diaspora palestinienne. Plus de 25.000 étaient inscrits dans la filière scientifique, où Rabah a obtenu la meilleure note.

« Joie indescriptible »

À l'annonce des résultats, la famille et les voisins de Saba Rabah ont explosé de joie, applaudissant et embrassant la jeune femme. Des jeunes hommes dansaient au rythme des tambours. « Cette joie est indescriptible. Je m'attendais à ce qu'elle figure parmi les très bons élèves, mais elle est devenue la meilleure de toute la Palestine, et ce sentiment est impossible à exprimer avec des mots », a expliqué sa mère, Feryal Ahmed Rabah, 52 ans, après des mois de chagrin et d'épreuves pour la famille. Saba Rabah a dédié sa réussite à son père qui était enseignant dans les écoles de l'Unrwa, l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens. Elle raconte qu'il a été tué lors d'une frappe aérienne israélienne en juin 2024. Devant son portrait accroché au mur, des fleurs ont été déposées.

Aujourd'hui, son ambition est d'entrer en faculté de médecine. « Mon plus grand espoir est que tous mes efforts soient reconnus et que j'obtienne une bourse d'études ». « C'est le rêve que mon père avait pour moi ».

Malgré la destruction de sa maison à Gaza, les nombreux déplacements et la mort de son père, Saba Rabah, 18 ans, a brillé aux examens du baccalauréat dans les Territoires palestiniens, les premiers à se tenir depuis octobre 2023. Peu avant les épreuves, elle a même dû fuir son logement provisoire, dans le camp de réfugiés d'al-Maghazi, après le bombardement d'une maison proche. Mais il en fallait plus pour entamer la détermination de la jeune femme. Saba Rabah a décroché la meilleure note en filière scientifique à l'examen d'études secondaires, équivalent du baccalauréat, connu sous le nom de « Tawjihi ».« J'ai obtenu 99,9% de réussite, première place nationale dans la filière scientifique », dit-elle fièrement à l'AFP, en tenue de diplômée, lors d'une fête en son honneur à...
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