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Moyen-Orient - Grand Angle

À Gaza, des milliers de disparus risquent de ne jamais être identifiés

Il y a les détenus dont Israël refuse de reconnaître l’existence et qui, parfois, disparaissent dans ses geôles, et les dépouilles mortelles qui se décomposent dans les décombres de l’enclave.

À Gaza, des milliers de disparus risquent de ne jamais être identifiés

Un Palestinien grimpe sur les décombres de la tour Ghafari, détruite par des frappes aériennes israéliennes à Gaza, le 15 septembre 2025. Photo Omar al-Qattaa/AFP

C’est une course éperdue contre la faim. Une histoire de survie parmi des milliers d’autres à Gaza, qui demeurent pour l’instant sans fin. Vendredi 18 avril 2025, Farouk et Faysal, deux frères de 25 et 21 ans, partent chercher des vivres dans les maisons abandonnées du quartier de Choujaaiya, dans l’est de la ville de Gaza. « Leur frère aîné avait déjà été tué. Alors, en entendant leur petit frère Fahed et leurs sœurs Fayza et Fajr crier de faim, ils ont décidé de prendre un risque sans me prévenir », raconte leur mère, Oum Firas, le 22 juin à travers la messagerie WhatsApp. L’enclave occupée est alors à feu et à sang. Le cessez-le-feu entré en vigueur entre Israël et le Hamas le 19 janvier 2025 a volé en éclats trois mois plus tard et, depuis, les ordres d’évacuation se multiplient à Choujaaiya, l’un des théâtres de l’offensive...
C’est une course éperdue contre la faim. Une histoire de survie parmi des milliers d’autres à Gaza, qui demeurent pour l’instant sans fin. Vendredi 18 avril 2025, Farouk et Faysal, deux frères de 25 et 21 ans, partent chercher des vivres dans les maisons abandonnées du quartier de Choujaaiya, dans l’est de la ville de Gaza. « Leur frère aîné avait déjà été tué. Alors, en entendant leur petit frère Fahed et leurs sœurs Fayza et Fajr crier de faim, ils ont décidé de prendre un risque sans me prévenir », raconte leur mère, Oum Firas, le 22 juin à travers la messagerie WhatsApp. L’enclave occupée est alors à feu et à sang. Le cessez-le-feu entré en vigueur entre Israël et le Hamas le 19 janvier 2025 a volé en éclats trois mois plus tard et, depuis, les ordres d’évacuation se multiplient à Choujaaiya,...
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