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« Combien de massacres faudra-t-il encore avant de se retirer de l’accord-cadre ? », lance un député du Hezbollah à Aoun


« Combien de massacres faudra-t-il encore avant de se retirer de l’accord-cadre ? », lance un député du Hezbollah à Aoun

Des personnes en deuil portent le cercueil d’Israa Bahjat, l’une des deux femmes tuées dans une frappe israélienne sur le village d’Arab Salim, lors de ses funérailles à Jibchit, au Liban-Sud, le 6 septembre 2026. Photo Ammar Ammar / AFP

Le député Ibrahim Moussaoui, membre du bloc parlementaire du Hezbollah, a durci lundi le ton à l’égard des négociations directes entre le Liban et Israël, privilégiées par le président libanais Joseph Aoun, appelant à mettre fin aux pourparlers et à se « retirer » de l’accord-cadre conclu fin juin entre les deux pays sous médiation américaine. « Combien de massacres faudra-t-il encore avant qu’il mette fin aux négociations et se retire de l’accord-cadre, qui est déjà caduc ? », a-t-il lancé dans une publications sur X.

Si les hostilités ont faibli depuis l’entrée en vigueur, à la mi-juin, d’un cessez-le-feu théorique, l’armée israélienne occupe toujours une « zone tampon » qui couvre une superficie d'environ 620 km2 au Liban-Sud. Outre les dynamitages et démolitions quotidiens, elle a mené ces trois derniers jours les attaques meurtrières. Rien que dans la nuit de dimanche à lundi, onze personnes ont été tuées, dont neuf membres d’une même famille, parmi lesquels des enfants.

Les négociations directes lancées en avril à l’initiative de Joseph Aoun ont abouti, fin juin, à la conclusion d’un accord-cadre prévoyant notamment un retrait progressif de l’armée israélienne des zones qu’elle occupe, parallèlement au déploiement de l’armée libanaise, chargée de désarmer le Hezbollah. Selon Ibrahim Moussaoui, la « philosophie » défendue par le chef de l’État à travers ce processus consiste à obtenir « un cessez-le-feu, la fin de l’agression et le retrait de l’occupation ». Le député a rappelé que Joseph Aoun avait même présenté ces éléments comme des conditions aux négociations. « Mais il continue de négocier et veut encore essayer, malgré les résultats catastrophiques », a-t-il dénoncé.

Fin août, le secrétaire général de la formation pro-iranienne, Naïm Kassem, avait vivement dénoncé le processus de négociations, estimant qu'il n'avait permis d'obtenir « ni l'arrêt de la guerre, ni le retrait israélien », appelant à « faire tomber » l'accord-cadre.

Le député Ibrahim Moussaoui, membre du bloc parlementaire du Hezbollah, a durci lundi le ton à l’égard des négociations directes entre le Liban et Israël, privilégiées par le président libanais Joseph Aoun, appelant à mettre fin aux pourparlers et à se « retirer » de l’accord-cadre conclu fin juin entre les deux pays sous médiation américaine. « Combien de massacres faudra-t-il encore avant qu’il mette fin aux négociations et se retire de l’accord-cadre, qui est déjà caduc ? », a-t-il lancé dans une publications sur X.Si les hostilités ont faibli depuis l’entrée en vigueur, à la mi-juin, d’un cessez-le-feu théorique, l’armée israélienne occupe toujours une « zone tampon » qui couvre une superficie d'environ 620 km2 au Liban-Sud. Outre les dynamitages et démolitions quotidiens, elle a mené...