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Moyen-Orient - Normalisation

Herzog, dans un entretien à al-Arabiya, « rêve » d'une paix avec Riyad


Le président israélien Isaac Herzog lors d'une cérémonie à Jérusalem, le 12 juillet 2026. Photo REUTERS/Ronen Zvulun

Le président israélien Isaac Herzog a plaidé en faveur d'un accord de paix entre son pays et l'Arabie saoudite, dans un rare entretien diffusé jeudi par la télévision saoudienne Al-Arabiya. Concernant la guerre en Iran, il a estimé qu'une solution diplomatique restait la meilleure voie possible.

« Une paix entre Israël et l'Arabie saoudite, c'est mon rêve. J'ai le plus grand respect pour le prince héritier Mohammad ben Salmane », le prince héritier et dirigeant de facto du royaume, a affirmé le dirigeant à l'antenne de cette chaîne détenue par l'Etat. « La chose que nous souhaitons le plus en Israël est de voir un rapprochement entre les (deux) pays », a-t-il ajouté lors de cet entretien qui s'est déroulé à Jérusalem. En 2023, l'Arabie saoudite avait entamé de premières discussions en vue d'une normalisation avec Israël, mais elle s'en était retirée après le début de la guerre à Gaza, déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste armé Hamas contre Israël en octobre de cette année-là. Depuis, plus de 73.000 Palestiniens ont été tués à Gaza selon le ministère de la Santé du territoire, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. Si plusieurs pays arabes ont normalisé leurs relations avec Israël, notamment dans le Golfe, Bahreïn et les Émirats arabes unis, aux termes des accords d'Abraham signés en 2020 sous l'égide du président américain Donald Trump, l'Arabie saoudite n'a pas franchi le pas. Malgré les pressions en ce sens de l'administration américaine, des responsables saoudiens ont répété qu'ils ne reconnaîtraient pas Israël sans processus vers un Etat palestinien indépendant, une perspective rejetée par le Parlement israélien et le gouvernement de Benjamin Netanyahu.

Par ailleurs, concernant l'Iran, M. Herzog a déclaré qu'il restait convaincu qu'une solution diplomatique constituait la meilleure voie pour résoudre le conflit avec l'Iran, tout en saluant ce qu'il a qualifié de réponse américaine « ferme et claire ». « Je crois en une solution diplomatique au conflit, a ajouté M. Herzog. Je pense que c'est absolument ce qu'il faut faire, et je sais d'ailleurs que c'est la position claire d'Israël. » « Je suis heureux que la réaction américaine soit ferme et claire, afin que tout le monde comprenne, en particulier les Iraniens, qu'ils ne peuvent pas agir à leur guise », a-t-il poursuivi, ajoutant que Téhéran devait « revenir sur la bonne voie » s'il souhaitait sortir du conflit. Interrogé sur la question de savoir si la guerre avec l'Iran constituait un échec stratégique, Isaac Herzog s'est refusé à tirer des conclusions, estimant que les efforts diplomatiques pouvaient encore reprendre. Il a souligné qu'il n'avait pas participé aux négociations et qu'Israël n'y était pas directement impliqué, refusant donc de porter un jugement définitif alors que les tentatives de reprise des pourparlers se poursuivent. Il a toutefois insisté sur le fait que tout futur accord devrait empêcher l'Iran d'acquérir des capacités nucléaires et de pouvoir « faire chanter » la communauté internationale. Isaac Herzog a également estimé qu'une fermeture du détroit d'Ormuz constituerait un acte de « chantage » et une tentative « d'extorquer » la communauté internationale.

Le rôle du président israélien est largement protocolaire, le Premier ministre détenant l'essentiel du pouvoir exécutif.


Le président israélien Isaac Herzog a plaidé en faveur d'un accord de paix entre son pays et l'Arabie saoudite, dans un rare entretien diffusé jeudi par la télévision saoudienne Al-Arabiya. Concernant la guerre en Iran, il a estimé qu'une solution diplomatique restait la meilleure voie possible. « Une paix entre Israël et l'Arabie saoudite, c'est mon rêve. J'ai le plus grand respect pour le prince héritier Mohammad ben Salmane », le prince héritier et dirigeant de facto du royaume, a affirmé le dirigeant à l'antenne de cette chaîne détenue par l'Etat. « La chose que nous souhaitons le plus en Israël est de voir un rapprochement entre les (deux) pays », a-t-il ajouté lors de cet entretien qui s'est déroulé à Jérusalem. En 2023, l'Arabie saoudite avait entamé de premières...
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