Après l’Irak, Washington rêve de réduire son empreinte au Moyen-Orient. Mais des printemps arabes au retour de Donald Trump, chaque crise rappelle aux États-Unis qu’un désengagement proclamé ne suffit pas à effacer des décennies d’alliances, de guerres et de dépendances.
Des garçons palestiniens écoutent le président américain Barack Obama prononcer un discours à l'université du Caire, depuis leur domicile à Rafah, une ville du sud de la bande de Gaza, le 4 juin 2009. Photo Said Khatib/AFP
Que fallait-il changer là-bas pour que l’Amérique soit en sécurité ici ? C’est par cette brèche que s’avance le projet néoconservateur. Tout au long des années 1990, les États-Unis avaient cherché à gérer le Moyen-Orient : contenir l’Irak, isoler l’Iran, protéger les monarchies du Golfe, servir d’intermédiaire entre Israéliens et Palestiniens. « L’environnement de l’après-11-Septembre a renforcé la vision néoconservatrice au sein du gouvernement, qui tendait à croire que les États-Unis pouvaient provoquer un changement politique dans la région en faveur de la démocratie, et ainsi neutraliser les futures menaces contre les États-Unis venant d’États faillis ou de régimes autoritaires », explique David Lesch, professeur d'histoire à l'université Trinity de San Antonio, au Texas.Le choc du 11-Septembre transforme aussi l’État...
Que fallait-il changer là-bas pour que l’Amérique soit en sécurité ici ? C’est par cette brèche que s’avance le projet néoconservateur. Tout au long des années 1990, les États-Unis avaient cherché à gérer le Moyen-Orient : contenir l’Irak, isoler l’Iran, protéger les monarchies du Golfe, servir d’intermédiaire entre Israéliens et Palestiniens. « L’environnement de l’après-11-Septembre a renforcé la vision néoconservatrice au sein du gouvernement, qui tendait à croire que les États-Unis pouvaient provoquer un changement politique dans la région en faveur de la démocratie, et ainsi neutraliser les futures menaces contre les États-Unis venant d’États faillis ou de régimes autoritaires », explique David Lesch, professeur d'histoire à l'université Trinity de San Antonio, au Texas.Le choc...
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