De Disney au père Noël, de Tripoli à Mansourieh, le problème est le même, et les agresseurs appartiennent à une même catégorie de psychopathes qui exploitent leur situation pour agresser des enfants, profitant de l’inaction ou de la négligence des parents, ou la nonchalance des aides qui les accompagnent.
Pendant la période de Noël, j’ai créé un choc médiatique quand j’ai demandé dans une émission de radio : « Qui est ce père Noël dans les rues, les centres commerciaux et les parcs d’attractions pour qu’on le laisse porter et embrasser nos enfants ? »
La même question s’applique aux gens déguisés en animaux ou des personnages de dessins animés : qui sont-ils ? Comment ont-ils été sélectionnés et quels critères leur sont appliqués ?
Bien sûr, je suis loin de généraliser, mais la précaution est nécessaire, et il est du devoir des parents, tout d’abord, de protéger leurs enfants du harcèlement, de surveiller tout mouvement suspect auquel ils pourraient être exposés.
Comme nous n’acceptons pas que nos enfants fréquentent des étrangers, nous ne pouvons tolérer que des personnages déguisés prennent nos enfants de côté, quels que soient ces personnages. Ce sont des étrangers qui ne devraient pas croire qu’ils ont le droit de faire ce qu’ils veulent, simplement parce qu’ils sont déguisés de tel ou tel personnage.
Et pendant cette saison prometteuse, où les anniversaires sont célébrés avec ces personnages, ainsi que les camps d’été, les parcs d’attractions, les rues piétonnes, les places des villes, il est nécessaire que les parents parlent avec leurs enfants et confirment avec certitude, que derrière ces personnages se trouvent des étrangers, et ils doivent toujours être traités comme tels. Les enfants doivent être encouragés à signaler tout comportement anormal et tout harcèlement auquel ils sont exposés.
Pour être pratique, chaque personne doit avoir une carte d’identité délivrée par les municipalités concernées sur son lieu de travail, portant son nom et sa photo, pour faciliter son identification en cas de besoin.
J’espère que tous les organisateurs des anniversaires et de soirées de divertissement adopteront cette mesure, aussitôt que possible, et je vais partager cette idée avec les autorités gouvernementales compétentes.
Si nous voulons sauver ce secteur du divertissement, où plus d’un millier de personnages déguisés travaillent au Liban – au moins –, empruntons l’idée des académies de formation du père Noël en Europe et ailleurs, et créons une académie des personnages de divertissement, où les affiliés acquièrent certaines compétences, apprennent comment traiter avec les enfants, et les lignes rouges qu’il ne faut jamais franchir, à condition que les candidats réussissent un test psychologique qui pourrait déterminer s’ils représentent un danger pour les enfants, et que ceux qui échouent à ce test soient inclus dans un registre spécial dans l’un des ministères concernés pour qu’ils ne soient jamais recrutés aux travaux liés aux enfants (comme le font des agences onusiennes).
Pour le dire simplement, le harcèlement n’est pas une chose simple, et il ne doit pas être traité à la légère, sinon l’été pourrait nous apporter de nouvelles tragédies, que personne ne pourrait accepter.
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