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Aoun : Je demanderai à Trump de faire pression sur Israël pour son retrait total du Liban


Aoun : Je demanderai à Trump de faire pression sur Israël pour son retrait total du Liban

Le président Joseph Aoun à la sortie d'un Conseil des ministres au palais de Baabda, le 16 février 2026. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Le président Joseph Aoun a assuré lundi qu'il demanderait personnellement à son homologue américain Donald Trump de faire pression sur Israël pour que son armée se retire intégralement du Liban, rapporte l'Agence nationale d'informations (Ani, officielle).

Devant une délégation du conseil d'administration de l'association Amiliyé, le chef de l'État a indiqué que « les objectifs sur lesquels tous les Libanais s'accordent sont le retrait (israélien), le retour des déplacés, le rapatriement des prisonniers et des dépouilles, ainsi que la reconstruction », ajoutant qu'« il faut désormais tenter cette voie après l'échec de l'option militaire ».

« En tant que président de tous les Libanais, je réaffirme que je ne renoncerai ni au Sud ni aux droits du Liban. C'est pourquoi nous insistons sur le retrait d'Israël de l'ensemble du territoire libanais et sur la signature par Israël d'un engagement attestant qu'il ne nourrit aucune visée sur le Liban », a-t-il poursuivi, lui qui est attendu fin juillet à Washington pour y rencontrer Donald Trump, pour une première rencontre entre les deux hommes après de multiples échanges téléphoniques.

« Je demanderai au président américain Donald Trump d'exercer les pressions nécessaires sur Israël afin qu'il mette en œuvre ce qui a été convenu dans la ''formule-cadre'' ainsi que les revendications libanaises, tout en profitant de la volonté actuelle de l'administration américaine de parvenir à la paix dans la région et de renforcer la position du Liban dans ce contexte », a-t-il assuré.

Il a réaffirmé que « l'armée et l'État sont les seuls capables de protéger les Libanais » au contraire des partis et du confessionnalisme, « comme nous l'avons constaté depuis 1975 jusqu'à aujourd'hui », a-t-il souligné. Et d'ajouter : « L'imam disparu Moussa Sadr a été le premier à s'opposer à ce que le Sud soit utilisé pour des causes qui ne sont pas libanaises », soulignant que « les habitants du Sud sont épuisés et méritent de vivre dans la sécurité et la stabilité, plutôt que de voir leurs biens et leurs terres détruits à intervalles réguliers et leurs enfants tomber en martyrs. Pourquoi le Liban et le Sud devraient-ils toujours en payer le prix ? »

Une délégation libanaise s'apprête à participer cette semaine à un nouveau cycle de négociations avec Israël, devant se tenir à Rome avec des médiateurs américains, alors que la mise en œuvre des dispositions de l'accord-cadre signé fin juin entre les deux gouvernements tarde à progresser face au refus israélien de se retirer des deux « zones pilotes » définies au Liban-Sud occupé, dont le contrôle doit être cédé à l'armée libanaise.

L'accord ne fixe toutefois aucun calendrier pour ce retrait et le conditionne au désarmement vérifié du Hezbollah. Le parti chiite, lui, l'a complètement rejeté.

Le président Joseph Aoun a assuré lundi qu'il demanderait personnellement à son homologue américain Donald Trump de faire pression sur Israël pour que son armée se retire intégralement du Liban, rapporte l'Agence nationale d'informations (Ani, officielle).Devant une délégation du conseil d'administration de l'association Amiliyé, le chef de l'État a indiqué que « les objectifs sur lesquels tous les Libanais s'accordent sont le retrait (israélien), le retour des déplacés, le rapatriement des prisonniers et des dépouilles, ainsi que la reconstruction », ajoutant qu'« il faut désormais tenter cette voie après l'échec de l'option militaire ».« En tant que président de tous les Libanais, je réaffirme que je ne renoncerai ni au Sud ni aux droits du Liban. C'est pourquoi nous...