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Politique - cessez le feu au liban 2026

Aoun à la veille des pourparlers de Rome : Netanyahu doit comprendre que la guerre ne lui apportera pas la sécurité

Le président de la République a reçu le Premier ministre Nawaf Salam.

Aoun à la veille des pourparlers de Rome : Netanyahu doit comprendre que la guerre ne lui apportera pas la sécurité

Le président Joseph Aoun à la sortie d'un Conseil des ministres au palais de Baabda, le 16 février 2026. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

À la veille des difficiles pourparlers à Rome entre Libanais et Israéliens, Joseph Aoun continue de miser sur son entretien avec Donald Trump pour faire pencher la balance. Lundi, le président de la République a assuré qu’il demanderait personnellement à son homologue américain de faire pression sur Israël pour que son armée se retire intégralement du Liban, tandis que l’État hébreu refuse une telle concession. Tel-Aviv réclame d’abord le désarmement du Hezbollah et insiste pour que les premières « zones pilotes » où l’armée libanaise doit se déployer, selon les termes de l’accord-cadre, soient des localités où l’armée israélienne n’est même pas présente. En réponse, le président libanais a affirmé que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu « doit comprendre que la guerre ne lui apportera pas la sécurité ».

Devant une délégation du conseil d’administration de l’association Amiliyé, le chef de l’État a indiqué que « les objectifs sur lesquels tous les Libanais s’accordent sont le retrait (israélien), le retour des déplacés, le rapatriement des prisonniers et des dépouilles mortelles, ainsi que la reconstruction », ajoutant qu’« il faut désormais tenter cette voie après l’échec de l’option militaire ».

« En tant que président de tous les Libanais, je réaffirme que je ne renoncerai ni au Sud ni aux droits du Liban. C’est pourquoi nous insistons sur le retrait d’Israël de l’ensemble du territoire libanais et sur la signature par Israël d’un engagement attestant qu’il ne nourrit aucune visée sur le Liban », a-t-il poursuivi, à l’heure où le Hezbollah voit dans l’accord-cadre signé fin juin entre Beyrouth et Tel-Aviv un « péché », voire une « trahison ».

Mais face à l’intransigeance du Hezbollah et d’Israël, Joseph Aoun parie surtout sur son entretien, prévu le 21 juillet, avec le président américain. « Je demanderai à Donald Trump d’exercer les pressions nécessaires sur Israël afin qu’il mette en œuvre ce qui a été convenu dans la 'formule-cadre' ainsi que les revendications libanaises, tout en profitant de la volonté actuelle de l’administration américaine de parvenir à la paix dans la région et de renforcer la position du Liban dans ce contexte », a-t-il assuré. Il a réaffirmé que « l’armée et l’État sont les seuls capables de protéger les Libanais » au contraire des partis et du confessionnalisme, « comme nous l’avons constaté depuis 1975 jusqu’à aujourd’hui », a-t-il souligné. Et d’ajouter : « L’imam disparu Moussa Sadr a été le premier à s’opposer à ce que le Sud soit utilisé pour des causes qui ne sont pas libanaises, soulignant que les habitants du Sud sont épuisés et méritent de vivre dans la sécurité et la stabilité, plutôt que de voir leurs biens et leurs terres détruits à intervalles réguliers et leurs enfants tomber en martyrs. Pourquoi le Liban et le Sud devraient-ils toujours en payer le prix ? »

Après ces déclarations, le président Aoun a reçu le Premier ministre, Nawaf Salam, avec lequel il a évoqué sa rencontre prochaine avec M. Trump, selon un message sur X de la présidence libanaise. M. Salam a rapporté pour sa part « la teneur des entretiens » qu'il a eus lors de son déplacement en Turquie vendredi. Plus largement, les deux têtes de l'exécutif ont discuté de la nouvelle session de pourparlers avec Tel-Aviv à Rome, et plus spécifiquement les directives données à la délégation libanaise, notamment la « nécessité d’exiger le retrait immédiat des forces israéliennes des deux zones pilotes (déjà identifiées, Ndlr) avant toute autre discussion ». Ils ont également discuté de la situation au Liban-Sud, « au regard de la poursuite des attaques israéliennes ».

Une pétition parlementaire pour le maintien de la Finul

Par ailleurs, et tandis que le gouvernement israélien répète que les centaines de milliers de déplacés du Liban-Sud ne retrouveront pas leurs maisons, 86 députés de tous bords, soit plus des deux tiers du Parlement, ont signé une lettre adressée lundi aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU, plaidant pour le maintien et le renforcement du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), qui doit expirer à la fin de l’année. Présenté par le député Melhem Khalaf, le texte rappelle que cette force a été créée en 1978 par les résolutions 425 et 426 du Conseil de sécurité, avec trois objectifs (retrait israélien, restauration de la paix, rétablissement de l’autorité de l’État libanais) qui n’ont toujours pas été pleinement atteints malgré le renforcement ultérieur de son mandat par la résolution 1701 (2006). Les signataires estiment que la « persistance des agressions » justifie le maintien, voire l’élargissement des prérogatives de la Finul plutôt que la fin de sa mission. « Nous ne prétendons pas que la présence de la Finul a instauré une paix totale ni qu’elle a empêché toute agression ou violation, peut-on lire dans le texte. Mais les lacunes dans l’exécution de la mission ne se règlent pas par sa suppression, le danger existant ne se contre pas en retirant la couverture internationale et la responsabilité ne s’éteint pas simplement parce qu’elle a duré longtemps ».

Si un renouvellement in extremis de la mission de la Finul n’est pas exclu, des puissances occidentales travaillent en coulisses à la mise sur pied d’une autre force multinationale au Liban-Sud. C’est dans ce cadre que le commandant de l’armée, Rodolphe Haykal, a reçu lundi les ambassadeurs d’Australie, du Canada, de Belgique et des Pays-Bas.

À la veille des difficiles pourparlers à Rome entre Libanais et Israéliens, Joseph Aoun continue de miser sur son entretien avec Donald Trump pour faire pencher la balance. Lundi, le président de la République a assuré qu’il demanderait personnellement à son homologue américain de faire pression sur Israël pour que son armée se retire intégralement du Liban, tandis que l’État hébreu refuse une telle concession. Tel-Aviv réclame d’abord le désarmement du Hezbollah et insiste pour que les premières « zones pilotes » où l’armée libanaise doit se déployer, selon les termes de l’accord-cadre, soient des localités où l’armée israélienne n’est même pas présente. En réponse, le président libanais a affirmé que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu « doit comprendre que la guerre ne lui...
commentaires (5)

Ce que le MOU US-Iran stipule ne nous regarde nullement. Il ne couvre que les intérêts du régime iranien en place et cela ne nous concerne pas. Le Liban a décidé de négocier directement et il le fait. Ce que le régime iranien négocie pour sauver sa peau c'est son problème. Ceci dit, nous ne sommes plus très loin de la fin du hezbollah et de ses méfaits tenant compte que si l'ONU renouvelle son mandat, il serait nécessaire que ce soit fait sous le chapitre 7 pour s'assurer que l’armée obtienne le soutient nécessaire en armes et matériels et la confiance pour enfin s'imposer sur le terrain.

Petrossou

09 h 21, le 15 juillet 2026

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Commentaires (5)

  • Ce que le MOU US-Iran stipule ne nous regarde nullement. Il ne couvre que les intérêts du régime iranien en place et cela ne nous concerne pas. Le Liban a décidé de négocier directement et il le fait. Ce que le régime iranien négocie pour sauver sa peau c'est son problème. Ceci dit, nous ne sommes plus très loin de la fin du hezbollah et de ses méfaits tenant compte que si l'ONU renouvelle son mandat, il serait nécessaire que ce soit fait sous le chapitre 7 pour s'assurer que l’armée obtienne le soutient nécessaire en armes et matériels et la confiance pour enfin s'imposer sur le terrain.

    Petrossou

    09 h 21, le 15 juillet 2026

  • Netanyahou le sait bien, mais cela sert ses intérêts à des fins personnelles . Donc cela ne sert strictement à rien de le ràpeler.

    Politiquement incorrect(e)

    13 h 39, le 14 juillet 2026

  • Le MOU US-Iran stipule l'application d'un cessez-le-feu immédait sur tous les front, inclus Liban et le respect de la souveraineté et l'intégrité territoriale, qui implique le retrait israélien sans condition du Liban et l'arrêt des combats. Israel n'a respecté ni l'un ni l'autre et Trump n'a pu l'imposer à son partenaire de crimes, Bibi. Je ne vois pas comment le président Aoun va pouvoir l'exiger lors de sa prochaine visite à Washington, vu qu'en plus, Trump a révoqué unilatéralement le MOU et repris de bombarder l'Iran qui ne fera rien avancer. il l'a déjà essayée et c'est un échec.

    MeK

    11 h 46, le 14 juillet 2026

  • Monsieur le président, toutes les résolutions à commencer par les 425 et 426 du Conseil de sécurité, avec trois objectifs (retrait israélien, restauration de la paix,) n’ont toujours pas été pleinement atteints malgré le renforcement ultérieur de son mandat par la résolution 1701 (2006). Et pour cause, elles stipulaient toutes le désarment des partis sur notre sol et devinez quoi? Ces vendus sont les seuls à refuser de déposer les armes et on ne se demande plus pour quelle raison. Ils veulent maintenir un front libanais pour aider les mollahs à continuer de menacer la région et nous soumettre

    Sissi zayyat

    10 h 27, le 14 juillet 2026

  • On est d'accord , par contre les Libanais surtout Chiites doivent comprendre que garder la milice armée ne leur apportera que destructions, faillites occupation, isolation ruine et malheur et que l'état Libanais comprenne que le Hezbollah c'est l'Iran et qu'il ne faut pas rêver qu'il rende ses armes par soi même. Il faut aussi comprendre que ses menaces de guerre civile sont du bluff car en l'état actuel des forces ce serait un suicide pour eux et une véritable indépendance pour l'état, SVP écoutez Tump prenez l'armement nécessaire, changez le chef de l'armée ET QU'ON EN FINISSE.

    Liban Libre

    09 h 47, le 14 juillet 2026

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