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Politique - Focus

Amnistie générale : le Parlement s’apprête à rouvrir le débat

Le dossier a été inscrit à l’ordre du jour des séances prévues mercredi et jeudi, dans un contexte de colère sunnite.

Amnistie générale : le Parlement s’apprête à rouvrir le débat

Le bureau de la Chambre réuni à Aïn el-Tiné, le 13 juillet 2026. Photo Hassan Ibrahim/ Parlement libanais

Rendez-vous mercredi et jeudi. Ces jours-là, le Parlement se réunira en séance plénière pour la première fois depuis avril, dans le cadre de la session extraordinaire qui arrive à son terme le 19 octobre. L’occasion pour les députés d’avaliser de nombreux textes de loi, dont celui portant sur l’abolition de la peine de mort. Surtout, le Parlement relancera le débat autour de la très controversée loi d’amnistie générale, suspendu depuis mai dernier.

C’est ce qui ressort de la réunion du bureau de la Chambre tenue lundi à Aïn el-Tiné, sous la houlette du chef du législatif, Nabih Berry. À l’issue des débats, les participants ont mis en place un ordre du jour de 36 points, avec une annexe incluant six points, dont la loi sur l’amnistie générale (aux côtés de la proposition d’abolition de la peine de mort et de celle sur l’information). Et si tout le monde s’attend à une adoption rapide de la majorité des points de l’agenda, les choses s’annoncent compliquées pour l’amnistie. « Nous l’avons inclus à l’ordre du jour parce que les commissions mixtes en ont finalisé le débat. Mais il n’y a pas encore d’entente politique élargie à même de paver la voie à son adoption », confie à L’Orient-Le Jour l’un des membres du bureau de la Chambre. Un point sur lequel continue d’insister le numéro deux de la Chambre, Élias Bou Saab. « Il faut un consensus autour de ce texte. Et Nabih Berry nous a indiqué que le Premier ministre, Nawaf Salam, est favorable à une entente à ce sujet », a dit M. Bou Saab à l’issue de la réunion du bureau de la Chambre.

Car près de deux mois après la suspension du débat autour de cette loi controversée, plusieurs députés sunnites se montrent catégoriques : aucun texte d’amnistie ne sera avalisé s’il ne permet pas la remise en liberté du cheikh salafiste Ahmad el-Assir. Des combattants proches de ce dernier avaient affronté l’armée libanaise lors de la bataille de Abra, en juin 2013. M. Assir est derrière les barreaux depuis 2015 et a été condamné à mort par la justice libanaise. « Le tandem chiite est prêt à tout pour ne pas permettre la relaxe du cheikh Assir, alors que nous plaidons pour la remise en liberté de tous ceux qui ont subi une injustice », lance un député sunnite qui a requis l’anonymat. Selon lui, « Ahmad el-Assir est prêt à faire de petits sacrifices. Mais nous n’accepterons pas qu’il soit maintenu en prison pour plusieurs années ». Dans certains milieux proches du cheikh Assir, on souligne dans ce cadre que l’amnistie n’a toujours pas vu le jour parce que le Hezbollah s’est invité dans la partie pour miner le texte de loi. « Ils exercent un forcing pour que la peine de mort à laquelle est condamné le cheikh Assir soit remplacée par la perpétuité renforcée (28 ans) au lieu de 17 ans, comme l’avaient promis Nabih Berry et Élias Bou Saab, dans un premier temps », raconte l’un des avocats du cheikh salafiste, sous couvert d’anonymat.

Réunion au Sérail

La séance de mercredi aura lieu quelques jours après la remise en liberté du chanteur Fadl Chaker, lui aussi accusé d’avoir participé aux combats de Abra. C’est donc forts de cette décision que plusieurs députés sunnites ont haussé le ton dans l’affaire Assir. « Il y a clairement une décision politique de garder Assir et ses compagnons en prison. Nous sommes conscients de la tentative de faire torpiller le texte », a écrit sur X Waddah Sadek, député beyrouthin. De son côté, Achraf Rifi, autre député sunnite anti-Hezbollah, a annoncé qu’il boycottera la séance législative si « une nouvelle formule » n’est pas trouvée. Celle-ci était au cœur d’une réunion entre le Premier ministre, Nawaf Salam, et nombre de députés sunnites lundi au Sérail. Selon les informations de L’Orient-Le Jour, les participants ont préparé une « série d’amendements » à apporter au texte lors du débat de mercredi.


Rendez-vous mercredi et jeudi. Ces jours-là, le Parlement se réunira en séance plénière pour la première fois depuis avril, dans le cadre de la session extraordinaire qui arrive à son terme le 19 octobre. L’occasion pour les députés d’avaliser de nombreux textes de loi, dont celui portant sur l’abolition de la peine de mort. Surtout, le Parlement relancera le débat autour de la très controversée loi d’amnistie générale, suspendu depuis mai dernier.C’est ce qui ressort de la réunion du bureau de la Chambre tenue lundi à Aïn el-Tiné, sous la houlette du chef du législatif, Nabih Berry. À l’issue des débats, les participants ont mis en place un ordre du jour de 36 points, avec une annexe incluant six points, dont la loi sur l’amnistie générale (aux côtés de la proposition d’abolition de la peine de...
commentaires (3)

Pourquoi dans notre pays chacun se donne le droit d’exiger des concessions sur des sujets brûlants qui visent un charngement que personne ne veut puisqu’ils préfèrent continuer à faire tambouille chacun de son côté en espérant que le pays sera sauvé? Non, il n’a aucune chance d’être sauvé en remettant les mêmes pansements sur les mêmes plaies ouvertes et purulentes depuis des depuis des décennies. Il va falloir opter pour l’amputation ou alors un changement radical des soins proposés. On ne peut rebâtir sur des ruines, il faut d’abord procéder aux déblaiements

Sissi zayyat

10 h 52, le 14 juillet 2026

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Commentaires (3)

  • Pourquoi dans notre pays chacun se donne le droit d’exiger des concessions sur des sujets brûlants qui visent un charngement que personne ne veut puisqu’ils préfèrent continuer à faire tambouille chacun de son côté en espérant que le pays sera sauvé? Non, il n’a aucune chance d’être sauvé en remettant les mêmes pansements sur les mêmes plaies ouvertes et purulentes depuis des depuis des décennies. Il va falloir opter pour l’amputation ou alors un changement radical des soins proposés. On ne peut rebâtir sur des ruines, il faut d’abord procéder aux déblaiements

    Sissi zayyat

    10 h 52, le 14 juillet 2026

  • Chaque communauté veut sauver ses assassins. On ira loin, très loin pour i poser une vraie justice, déjà plus bancale en leur donnant un blanc seing afin de libérer et pire amnistier tous ceux qui ont du sang libanais sur les mains et pour certains celui de nos militaires qui pour eux sont les premiers ennemis à abattre. BRAVO, quel exploit et quelle bonne méthode pour reprendre les choses en mains. Si à chaque fois que l’occasion se présente, vous courber l’échine et vous optez pour des concessions exigées par ceux à qui vous voulez soit disant retirer toute opportunité de se substituer à l’

    Sissi zayyat

    10 h 41, le 14 juillet 2026

  • Ya pas à dire... Is ont vraiment le sens des priorités nos ministres... comme on dit, on a les dirigeants qu'on mérite... GOUVERNEMENT DE MERDE POUR PAYS DE MERDE.

    Emile

    06 h 46, le 14 juillet 2026

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