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Politique - guerre au liban 2026

Berry : S’il y a une volonté de compromis, j’y suis prêt

Le chef du Législatif affirme ne pas avoir, pour l’instant, de message à transmettre au président de la République.

Berry : S’il y a une volonté de compromis, j’y suis prêt

Le président du Parlement, Nabih Berry, apparaît sur un grand panneau publicitaire à Beyrouth, tandis qu’un autre, en arrière-plan, montre Hassan Nasrallah, l’ancien secrétaire général du Hezbollah, en mai 2022. Photo d'archive Louai Béchara/AFP

Le président du Parlement Nabih Berry a affirmé jeudi que « s'il y a une volonté de compromis », il y était « prêt ».

Interrogé par le quotidien Addiyar sur la possibilité de trouver une issue à la crise née de l’accord-cadre entre le Liban et Israël, M. Berry a affirmé que la porte d’un compromis restait ouverte. « S’il y a une volonté de compromis, j’y suis prêt. Personne ne veut que le pays se retrouve dans une impasse », a-t-il déclaré.

Concernant la forme que pourrait prendre ce compromis, il a réitéré son opposition aux négociations directes, estimant qu’il savait où elles mèneraient et qu’elles avaient conduit à un « accord de la discorde ». Il a rappelé que l’accord qu’il avait parrainé le 27 novembre 2024 constituait un modèle différent, puisqu’il avait permis le retrait complet du Hezbollah du sud du Litani sans recourir à des négociations directes.

Mise en garde contre la discorde

Nabih Berry a souligné qu’avant la conclusion de l’accord-cadre, des contacts avaient eu lieu avec le chef de l'Etat Joseph Aoun. Il avait alors demandé que soit adopté le principe d’un retrait israélien par cazas, et non selon des zones expérimentales, estimant que cette option offrait un mécanisme d’application plus clair et plus sérieux. Il a ajouté que Baabda avait approuvé cette proposition, avant que les responsables ne découvrent par la suite que l’accord-cadre retenait finalement le principe des zones pilotes au lieu de celui des cazas. Interrogé sur le message qu’il souhaitait adresser au président de la République, Berry s’est contenté de répondre qu’il n’en avait, pour l’instant, aucun à lui transmettre.

Le chef du Législatif a également mis en garde contre un recours à la rue et la discorde. Il a estimé qu’Israël cherchait, par ses pressions et ses exigences, à pousser l’armée libanaise à affronter la « résistance », considérant qu’il s’agissait là de son véritable objectif. Il a toutefois insisté sur le fait que cela ne se produirait pas, les Libanais étant conscients des dangers d’une dérive vers la discorde interne, et ni l’armée ni la « résistance » ne seraient amenées à servir les objectifs israéliens.

Sur les moyens de sortir de la crise, Nabih Berry a réaffirmé sa conviction que le Liban avait besoin d’une couverture internationale pour permettre un compromis. Selon lui, cette couverture devrait réunir les États-Unis, l’Arabie saoudite et la République islamique d’Iran, qui constituent, à ses yeux, la principale garantie d’un compromis viable.

Le Liban et Israël ont conclu, vendredi dernier à Washington, un accord-cadre visant à mettre fin à la guerre entre Israël, alors que l'armée israélienne continue d'occuper une « zone tampon » de plus de 600 km2 au Liban-Sud, qui s'étend jusqu'à dix kilomètres de profondeur dans le territoire. Le texte prévoit aussi le Hezbollah du Hezbollah et le retrait des troupes israéliennes de deux « zones pilotes » au Liban-Sud. Selon la chaîne 11 israélienne, ce retrait serait reporté jusqu'à ce qu'un arrangement soit trouvé sur un « mécanisme de supervision conjoint » par les armées libanaise et israélienne.

Le président du Parlement Nabih Berry a affirmé jeudi que « s'il y a une volonté de compromis », il y était « prêt ».Interrogé par le quotidien Addiyar sur la possibilité de trouver une issue à la crise née de l’accord-cadre entre le Liban et Israël, M. Berry a affirmé que la porte d’un compromis restait ouverte. « S’il y a une volonté de compromis, j’y suis prêt. Personne ne veut que le pays se retrouve dans une impasse », a-t-il déclaré. Concernant la forme que pourrait prendre ce compromis, il a réitéré son opposition aux négociations directes, estimant qu’il savait où elles mèneraient et qu’elles avaient conduit à un « accord de la discorde ». Il a rappelé que l’accord qu’il avait parrainé le 27 novembre 2024 constituait un modèle différent, puisqu’il avait permis le retrait...
commentaires (2)

Monsieur Berry et son camp continuent à avoir un double langage à la limite du mensonge. Par exemple, il affirme que l’accord de 2024 a permis le retrait du Hezbollah su sud du Litani, retrait totalement démenti par les faits. En réalité, ce camp veut une réparation par tiers du pouvoir au Liban alors que les chrétiens et les sunnites veulent la parité de Taëf. Que le camp de Monsieur Berry comprenne une fois pour toutes que si les chiites s’accrochent aux 3 tiers, les chrétiens réclameront l’autonomie de leurs régions. À lui de choisir !!!

Ras le bol

11 h 31, le 02 juillet 2026

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Commentaires (2)

  • Monsieur Berry et son camp continuent à avoir un double langage à la limite du mensonge. Par exemple, il affirme que l’accord de 2024 a permis le retrait du Hezbollah su sud du Litani, retrait totalement démenti par les faits. En réalité, ce camp veut une réparation par tiers du pouvoir au Liban alors que les chrétiens et les sunnites veulent la parité de Taëf. Que le camp de Monsieur Berry comprenne une fois pour toutes que si les chiites s’accrochent aux 3 tiers, les chrétiens réclameront l’autonomie de leurs régions. À lui de choisir !!!

    Ras le bol

    11 h 31, le 02 juillet 2026

  • Il veut hausser les enchères pour avoir comme d’habitude des acquis politiques comme s’il était en position de vainqueur. Espérons que cette fois ci il y aurait quelqu’un pourra lui rappeler que ses alliés de toujours ont perdu la bataille et la guerre et devraient raser les murs en attendant d’être jugés pour tout le mal qu’ils ont causé à notre pays et à son peuple. Cet accord qu’il refuse n’aurait même pas été envisageable si ces vendus n’avaient pas déclenché cette guerre pour venger un mort, d’un pays étranger, au prix de sang libanais et de destructions inutiles mais réelles.

    Sissi zayyat

    11 h 29, le 02 juillet 2026

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