Des Palestiniens sont assis surplombant un camp de tentes abritant des personnes déplacées, à Khan Younis dans le sud de la bande de Gaza, le 18 juin 2026. Photo REUTERS/Ramadan Abed
L'instance palestinienne chargée d'administrer provisoirement la bande de Gaza a déclaré mercredi avoir conclu deux jours de discussions « hautement productives » à Chypre, visant notamment à faire avancer les plans de reconstruction du territoire, ravagé par la guerre.
Le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), un groupe de technocrates, a été mis sur pied dans le cadre du plan du président américain Donald Trump pour mettre un terme à la guerre à Gaza. L'instance a indiqué sur X avoir mené des discussions à Chypre avec des « experts et conseillers » du « Conseil de la paix » créé par le président américain, du bureau du Haut représentant pour Gaza, Nikolaï Mladenov, et du Tony Blair Institute. Elles ont porté sur les efforts visant à « soulager la souffrance » des habitants, sur les plans de reconstruction, de sécurité et de gouvernance, et sur un cadre visant à garantir la transparence et la responsabilité vis-à-vis des donateurs internationaux, selon la même source.
Le comité a réaffirmé son engagement envers le plan en 20 points du président américain et indiqué qu'il restait prêt à assumer ses responsabilités en coordination avec le « Conseil de la paix ». Il n'a toutefois donné aucun calendrier, précisant que de nouvelles étapes seraient annoncées « une fois que les conditions adéquates seraient réunies ».
Le plan Trump visant à mettre fin à la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste Hamas sur Israël a été validé par le Conseil de sécurité de l'ONU et a permis l'instauration d'un cessez-le-feu précaire en octobre. Sa deuxième étape prévoit notamment un retrait israélien progressif de Gaza, le désarmement du Hamas et le déploiement d'une force internationale de stabilisation ayant fait l'objet d'annonces et de discussions, mais sans jamais se matérialiser.
Fin février, le Hamas avait dit être ouvert à la présence d'une telle force à Gaza, mais sans ingérence dans les affaires intérieures du territoire dont il s'était rendu maître en 2007.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a lui ordonné fin mai à l'armée d'étendre son contrôle sur 70% du territoire. Israël et le Hamas s'accusent presque quotidiennement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté.

