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Politique - Liban-Sud

Le retrait des « zones pilotes » retardé jusqu'à la mise en place d'un nouveau mécanisme de supervision, selon un média israélien

Israël a frappé depuis un drone Nabatiyé el-Faouqa et installé des « portiques » sur des routes de la région de Naqoura.

Le retrait des « zones pilotes » retardé jusqu'à la mise en place d'un nouveau mécanisme de supervision, selon un média israélien

Des soldats libanais à Froun, au Liban-Sud, le 30 juin 2026. Photo Kawnat HAJU / AFP

Le retrait des troupes israéliennes de deux « zones pilotes » au Liban-Sud, prévu dans l'accord-cadre signé vendredi dernier entre le Liban et Israël, serait reporté jusqu'à ce qu'un arrangement soit trouvé sur un « mécanisme de supervision conjoint » pour les armées libanaise et israélienne, selon la chaîne 11 israélienne.

Les deux pays ont signé, outre l'accord-cadre, une « annexe sécuritaire », qui prévoit que Beyrouth et Tel-Aviv établissent un « Groupe de coordination militaire pour le Liban (MCG4L), chargé d’assurer un fonctionnement 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 afin de gérer la déconfliction, la vérification et la mise en œuvre globale » du cadre.

Aucun calendrier établi

Ce nouveau « mécanisme » qui devrait remplacer le comité de supervision, créé après l'accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024, devrait selon la chaîne israélienne « renforcer la coopération » entre les deux pays voisins « qui opéreront conjointement, vraisemblablement au sein d'un centre de commandement conjoint virtuel, sous coordination américaine. » Des sources sécuritaires proches du dossier ont souligné au média qu'aucun calendrier n'est établi pour un retrait des zones pilotes mais que lorsqu'il aura lieu il devra « être effectué correctement ». Contrairement au « Mécanisme » de 2024, cette commission de supervision sera également chargée de coordonner le démantèlement des infrastructures du Hezbollah, et non plus seulement signaler les violations du cessez-le feu. Dans cette perspective, les États-Unis veulent « approuver » les participants afin de s'assurer que le mouvement chiite n'aura pas accès aux informations transmises via ce mécanisme.

Sur le terrain, l'armée israélienne continue d'occuper une « zone tampon » de plus de 600 km2 au Liban-Sud, qui s'étend jusqu'à dix kilomètres de profondeur dans le territoire.

Les Israéliens installent des « portiques » près de Naqoura

C'est dans cette zone, dans la région de Naqoura, sur le littoral, que les forces occupantes ont installé deux nouveaux « portiques de sécurité », rapporte notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. L’un est situé sur la route côtière d’Iskandarouna, à environ huit kilomètres de la frontière, et le second à proximité de l’hôtel Rêve de la Mer, à Naqoura, à mi-chemin entre le premier et la Ligne bleue. Une mesure qui viserait notamment, selon notre correspondant, à restreindre les mouvements de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), dont le siège se situe à proximité de l'infrastructure installée à Naqoura, et alors qu'aucun habitant de la région n'a pu la regagner, en raison des restrictions imposées par Israël et de l'ampleur des destructions. Des sources sécuritaires contactées par notre correspondant démentent par ailleurs des informations de presse faisant état de l’installation de tels portiques le long de la Ligne jaune, qui démarque la limite de la zone occupée au Liban-Sud. Selon ces sources, l’armée israélienne avait déjà coupé de fait plusieurs routes séparant la « zone tampon » occupée du reste du territoire libanais, totalement ou partiellement, à la suite des frappes menées par son aviation.

Si la situation est plus calme dans le Sud depuis le 20 juin et l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu précaire entre le Hezbollah et l'État hébreu, l'armée israélienne continue d'y mener des attaques régulières et d'y démolir des habitations.

Frappe de drone sur Nabatiyé el-Faouqa

En soirée, des drones ont ainsi mené deux raids à quelques minutes d'intervalle contre Nabatiyé el-Faouqa. Il s'agissait des deux premières frappes menées par l'armée israélienne au Liban-Sud depuis près de 48h. L'une de ces attaques a visé une voiture en stationnement, sans faire de blessés, selon les informations de notre correspondant. Une équipe de la Défense civile de l'Autorité sanitaire islamique (affiliée au Hezbollah), a par la suite essuyé des tirs israéliens alors qu'elle inspectait les lieux ciblés, la contraignant à quitter la zone.

Dans la matinée, des soldats israéliens avaient ouvert le feu en direction d’un véhicule près de la source d’Ebl el-Saqi (caza de Marjeyoun) touchant la voiture à plusieurs reprises, sans faire de blessés, rapporte notre correspondant Mountasser Abdallah. À l’extrémité sud-est du Liban, à quelques kilomètres de la frontière israélienne, la bourgade fait partie des ilots non chiites de la région. En temps normal, 450 familles libanaises, chrétiennes et druzes y cohabitent. Par ailleurs, une force israélienne a procédé à des travaux de terrassement à la périphérie de Chanouh et Halta, dans le caza de Hasbaya, et des maisons ont été incendiées à Beit Yahoun (Bint Jbeil).

Pendant la nuit de mardi à mercredi, un drone de l’armée israélienne a largué une grenade assourdissante sur Haddatha, et l’armée israélienne a procédé à la destruction de maisons dans cette localité ainsi que celle de Tiri, des villages du caza de Bint Jbeil.

Selon le ministère de la Santé, le bilan des attaques israéliennes au Liban, s'élève depuis le 2 mars à 4 297 morts et 12 196 blessés, soit 19 décès de plus que dans le bilan publié mardi. Cette hausse comprend notamment des personnes dont les dépouilles ont été retrouvées et identifiées sous les décombres de frappes antérieures ou d'autres ayant succombé à leurs blessures. C'est notamment le cas de Rafeh Ali Bdeir, qui avait été blessé le 19 juin dans une frappe israélienne sur Nmeiriyé, dans le caza de Nabatiyé au Liban-Sud, et qui est décédé mercredi, selon le mouvement Amal, dont il était membre.

Le retrait des troupes israéliennes de deux « zones pilotes » au Liban-Sud, prévu dans l'accord-cadre signé vendredi dernier entre le Liban et Israël, serait reporté jusqu'à ce qu'un arrangement soit trouvé sur un « mécanisme de supervision conjoint » pour les armées libanaise et israélienne, selon la chaîne 11 israélienne. Les deux pays ont signé, outre l'accord-cadre, une « annexe sécuritaire », qui prévoit que Beyrouth et Tel-Aviv établissent un « Groupe de coordination militaire pour le Liban (MCG4L), chargé d’assurer un fonctionnement 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 afin de gérer la déconfliction, la vérification et la mise en œuvre globale » du cadre.Aucun calendrier établiCe nouveau « mécanisme » qui devrait remplacer le comité de supervision, créé après l'accord de...
commentaires (1)

Évidemment, c’est la logique même puisque nous connaissons ces vendus qui ne reculent devant rien pour reprendre du service aussitôt que l’occasion se présente. Espérons qu’ils n’en auront plus aucune.

Sissi zayyat

23 h 05, le 01 juillet 2026

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Commentaires (1)

  • Évidemment, c’est la logique même puisque nous connaissons ces vendus qui ne reculent devant rien pour reprendre du service aussitôt que l’occasion se présente. Espérons qu’ils n’en auront plus aucune.

    Sissi zayyat

    23 h 05, le 01 juillet 2026

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