Le président Joseph Aoun accueillant le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad el-Chaïbani, avant une réunion au palais présidentiel de Baabda, le 10 octobre 2025. Photo présidence
Après l'accord libano-israélien, Damas craint l'extension de l'influence de Tel-Aviv et insiste sur l'application de Taëf.
L'OLJ / Par Mounir RABIH, le 01 juillet 2026 à 00h00
Le président Joseph Aoun accueillant le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad el-Chaïbani, avant une réunion au palais présidentiel de Baabda, le 10 octobre 2025. Photo présidence
Je trouve que les déclarations de M. Chaibani sur la sécurité, la gouvernance ou encore l’avenir du Liban relèvent d’une forme d’ingérence dans nos affaires internes. Le véritable sujet, aujourd’hui, c’est le retour des réfugiés syriens. Près d’un million et demi de Syriens sont présents au Liban, et cette question devrait être sa priorité. Or, il s’exprime sur tous les dossiers qui concernent le Liban, mais il ne dit rien sur le rapatriement de ses propres compatriotes vers la Syrie. C’est pourtant là qu’on l’attend.
Tout le monde dit être avec Taef et Taef a donné à l’Etat le monopole des armes. L’Etat a décidé de désarmer la milice et de négocier avec le voisin, et c’est l’intérêt du Liban seul qu’il nous a promis de faire. Alors si on va écouter tout ce que veulent les uns et les autres on ne s’en sortira jamais. Si certains veulent encore protéger les armes illégales, ils devraient aussi convaincre le voisin. Un voisin qui veut ce que l’Etat libanais veut, ni armes illégales pour nous , ni occupation pour lui. Qui dit mieux ?
Qui apportera une aisance économique aux libanais la Syrie ou Israël ?
Je trouve que les déclarations de M. Chaibani sur la sécurité, la gouvernance ou encore l’avenir du Liban relèvent d’une forme d’ingérence dans nos affaires internes. Le véritable sujet, aujourd’hui, c’est le retour des réfugiés syriens. Près d’un million et demi de Syriens sont présents au Liban, et cette question devrait être sa priorité. Or, il s’exprime sur tous les dossiers qui concernent le Liban, mais il ne dit rien sur le rapatriement de ses propres compatriotes vers la Syrie. C’est pourtant là qu’on l’attend.
08 h 53, le 02 juillet 2026