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Difficultés d'accès à l'eau et aux soins : MSF met en garde contre l'isolement prolongé de Rmeich, Debel et Aïn Ebel


Difficultés d'accès à l'eau et aux soins : MSF met en garde contre l'isolement prolongé de Rmeich, Debel et Aïn Ebel

Vue de Rmeich, Bint Jbeil, au Liban-Sud, le 16 novembre 2025. Photo Téa Ziadé/Archives de L'Orient-Le Jour

Les conditions de vie se dégradent dans trois villages chrétiens encore habités du Liban-Sud occupé, a mis en garde Médecins sans frontières, faisant état de difficultés grandissantes pour accéder à l'eau et aux soins, alors que malgré le cessez-le-feu, Aïn Ebel, Debel et Rmeich, à l'instar d'autres localités frontalières, sont toujours encerclés par les forces israéliennes.

Ces villages font partie des quelques-uns encore peuplés de la bande frontalière dans laquelle l'armée israélienne a établi unilatéralement une « zone tampon. » Si les combats entre les forces occupantes et le Hezbollah ont cessé dans la zone depuis près d'une semaine, les milliers d'habitants de ces localités restent coupés du reste du Liban, en raison de la destruction massive des routes et infrastructures menant vers le Sud et des arrivées au compte-gouttes de l'aide humanitaire, en raison de la situation sécuritaire, Israël tirant régulièrement sur des véhicules dans le Sud malgré la cessation des hostilités. Ces communautés sont « prises au piège, coupées des services essentiels et fortement limitées dans leurs déplacements et leur accès aux biens de première nécessité », alerte MSF. « Les habitants décrivent une vie dans l’incertitude, avec des délais de plusieurs jours pour obtenir une prise en charge médicale d’urgence et un accès très limité aux soins, aux marchés et aux services essentiels », explique Guilherme Botelho, coordinateur des urgences de l'ONG internationale, dans un communiqué. « Des mois d'attaques et de restrictions ont largement isolé ces communautés, obligeant des milliers d'habitants à se débrouiller au quotidien avec un accès limité aux soins de santé, à l'eau et aux autres services essentiels », ajoute M. Botelho.

L’une des « principales préoccupations est l’accès à l’eau ». Dans les trois villages, les infrastructures sont endommagées ou hors service. À Debel, « la principale source d’eau est inaccessible » et « le système de pompage et de distribution est en panne », obligeant les familles à dépendre de camions-citernes coûteux. À Aïn Ebel, « le forage principal est hors service ». À Rmeich, un seul des deux forages fonctionne encore. Les habitants craignent une aggravation de la situation si les réparations ne peuvent être effectuées en sécurité. « La destruction des infrastructures d’eau a de graves conséquences. Les familles paient de plus en plus cher pour s’approvisionner, tandis que les personnes vulnérables rencontrent davantage de difficultés pour couvrir leurs besoins », explique Yara Thebian, coordinatrice adjointe à MSF.

L'armée israélienne a démoli systématiquement des villages entiers de la bande frontalière, y compris des infrastructures vitales. A Debel, des engins militaires israéliens avaient notamment détruit des panneaux solaires utilisés pour faire fonctionner une pompe à eau privée qui distribue de l'eau potable et à usage quotidien.

Au-delà de l’eau, MSF constate « un accès limité aux soins », des besoins accrus en « santé mentale », la hausse du coût de la vie et la « dégradation des conditions de vie ». Les habitants rapportent une forte anxiété après des mois d’isolement, tandis que les structures de santé fonctionnent dans des conditions difficiles. L’accès aux soins d’urgence reste critique. « Les villages dépendent des soins primaires locaux », tandis que les transferts vers des soins spécialisés sont fortement ralentis par les restrictions de déplacement, avec des délais pouvant atteindre 72 heures ou plus, parfois aux conséquences graves.

Pour les habitants de Rmeich, Debel et Aïn Ebel, l’accès à l’eau et aux soins est une « question de survie », estime MSF.

Les conditions de vie se dégradent dans trois villages chrétiens encore habités du Liban-Sud occupé, a mis en garde Médecins sans frontières, faisant état de difficultés grandissantes pour accéder à l'eau et aux soins, alors que malgré le cessez-le-feu, Aïn Ebel, Debel et Rmeich, à l'instar d'autres localités frontalières, sont toujours encerclés par les forces israéliennes. Ces villages font partie des quelques-uns encore peuplés de la bande frontalière dans laquelle l'armée israélienne a établi unilatéralement une « zone tampon. » Si les combats entre les forces occupantes et le Hezbollah ont cessé dans la zone depuis près d'une semaine, les milliers d'habitants de ces localités restent coupés du reste du Liban, en raison de la destruction massive des routes et infrastructures menant...