L'Iran pourra acheter des biens américains mais n'y est pas obligé, affirme le chef de la banque centrale
Le gouverneur de la banque centrale iranienne a démenti mardi les affirmations de Donald Trump laissant entendre que les avoirs iraniens débloqués devront être utilisés pour acheter des biens uniquement en provenance des Etats-Unis, tout en n'écartant pas l'idée d'acheter américain.
Dans un message vidéo rapporté par l’AFP, Abdolnaser Hemmati a déclaré que les premiers 12 milliards de dollars débloqués serviront à acheter « des biens de première nécessité et des médicaments ». Mais « il n'y a aucune obligation d'acheter aux États-Unis », a-t-il insisté.
Plus tôt dans la journée, le président américain avait assuré que « l'argent et/ou les sanctions que le Trésor américain est en train de lever sont placés sous séquestre, contrôlés par les États-Unis, et seront utilisés pour l'achat de nourriture et de fournitures médicales, exclusivement en provenance des États-Unis ».
Sans ses missiles l'Iran aurait fini « comme Gaza », selon le président iranien
Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé mardi que sans missile l'Iran aurait fini « rasé comme Gaza » durant la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis, réitérant que le programme balistique n'était pas négociable.
« Si les missiles dont nous disposons pour notre défense n'existaient pas, Israël et les Etats-Unis auraient rasé l'Iran comme Gaza », a déclaré Massoud Pezeshkian lors d'une visite au Pakistan, médiateur dans les pourparlers entre Téhéran et Washington pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, rapporte l’AFP. « Nous ne négocierons jamais avec personne, en aucune circonstance, jamais, nos capacités de défense », a insisté le président iranien.
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays a contribué à la signature du protocole d'accord entre l'Iran et les Etats-Unis, a souligné que le texte « ne fai(sait) absolument aucune mention des missiles balistiques ».
Aoun se félicite du fait que « la majorité des Libanais soutient les démarches entreprises par l’État »
Le président de la République libanaise, Joseph Aoun, s’est félicité devant les ministres néerlandais des Affaires étrangères et des Migrations que la « majorité des Libanais soutient les démarches entreprises par l’État », en pleine session de pourparlers entre Beyrouth et Tel-Aviv à Washington.
« Les négociations en cours à Washington visent à établir les bases d’un programme clair permettant d’aboutir à la réalisation intégrale des revendications libanaises, ce qui serait de nature à préparer l’avènement d’une paix véritable et durable, plutôt que les arrangements provisoires qui prévalaient auparavant », a-t-il dit, selon un message sur X de la présidence libanaise. Et ce « d’autant plus que le Liban commence à retrouver sa présence et sa capacité de décision, et qu’il insiste pour négocier lui-même en son propre nom », a encore affirmé le chef de l’État.
Rubio affirme que le « dossier libanais » est distinct de celui de l’Iran, tout en indiquant qu’il y a un « problème iranien » au Liban
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio a affirmé à son arrivée à Abou Dhabi, en réponse aux questions de journalistes, que le « dossier libanais » était « distinct » de celui de l’Iran. « C’est un processus séparé parce que l’État libanais est souverain », a-t-il dit, dans des propos retransmis par des chaînes de télévision locales. « Nous traitons directement avec le gouvernement libanais, j’ai parlé avec (le président) Aoun aujourd’hui (mardi) et vendredi », a-t-il précisé.
« Il y a certes un problème iranien par rapport au Liban et c’est le financement et soutien au Hezbollah, et cela sera discuté dans le cadre de nos négociations avec l’Iran », a-t-il cependant indiqué. Il a également affirmé qu’ « il n’est pas possible de mettre fin aux hostilités dans la région si les mandataires de l’Iran continuent de tirer des roquettes ».
L’ambassadeur israélien aux États-Unis qualifie l’inclusion de l’Iran dans le dossier libanais de « catastrophe annoncée »
L’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Yechiel Leiter, a qualifié de « catastrophe annoncée » l’inclusion de l’Iran par les États-Unis dans le dossier libanais, selon un communiqué en hébreu publié alors que l’ambassadeur entamait le cinquième cycle de pourparlers directs avec le Liban à Washington, rapporte le Times of Israel. Il a indiqué qu’il chercherait à obtenir « des clarifications » lors des discussions du jour.
Pour évoquer les négociations, Yechiel Leiter a en outre filé la métaphore du train, qui risquerait de « dérailler » si l’Iran restait partie prenante du règlement du conflit au Liban. Il a déclaré que lorsque les pourparlers directs entre Israël et le Liban ont commencé mi-avril, « nous sommes tous montés dans le même train ». « Nous étions assis dans le même wagon et nous nous dirigions vers la même destination, avec les États-Unis comme locomotive. Le train avançait dans une direction très claire : une paix totale entre les deux pays, le départ de l’Iran et de son influence néfaste du Liban, le désarmement du Hezbollah, ainsi que la paix et la sécurité pour le Liban et Israël », a-t-il dit. « Aujourd’hui, ce train risque de dérailler. J’espère que nous pourrons le remettre sur les rails », a-t-il encore affirmé.
Avant de détailler : « L’hypothèse de départ (de ces discussions) était que l’Iran n’était pas impliqué et que la discussion principale portait sur le Liban et le Hezbollah — et non sur la mesure dans laquelle l’Iran peut contenir le Hezbollah ». « Ce n’est pas le rôle de l’Iran. Son rôle est de quitter le Liban. Le rôle du gouvernement libanais est d’exercer sa souveraineté. La souveraineté signifie que l’Iran ne sera plus impliqué au Liban », a conclu l’ambassadeur israélien.
Malgré une accalmie relative, la Finul dit continuer d’observer des violations de l’espace aérien libanais
La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a indiqué mardi que ses Casques bleus continuaient d’« observer des violations de l’espace aérien, des activités militaires et des restrictions à la liberté de mouvement », malgré une accalmie relative au Liban-Sud ces derniers jours.
« Bien que cette baisse des violences soit un signe encourageant, les Casques bleus continuent d’observer des violations de l’espace aérien, des activités militaires et des restrictions à la liberté de mouvement », a souligné la Finul dans un communiqué. La mission a ajouté qu’elle restait déployée sur le terrain afin de surveiller la situation, de faciliter les activités humanitaires et de soutenir les efforts en faveur d’une stabilité durable conformément à la résolution 1701.
La Finul a par ailleurs indiqué que ses Casques bleus n’avaient détecté aucune « trajectoire de tir, interception ou frappe aérienne » depuis dimanche, une première depuis le 2 mars.
Peu après cette annonce, le correspondant de L’Orient-Le Jour dans le Sud avait toutefois rapporté qu’un drone israélien avait visé une voiture stationnée à la périphérie de Braachit, dans le caza de Bint Jbeil, près de Beit Yahoun. Plus tôt dans la journée, des tirs israéliens avaient également fait deux morts et un blessé à Nabatiyé el-Faouqa, après deux jours d’accalmie relative sur fond de négociations entre les États-Unis et l’Iran.
Au moment des pourparlers à Washington, Aoun défend le choix des négociations devant Haykal et promet la fin de « toutes les tutelles extérieures »
Le président de la République libanaise, Joseph Aoun, a affirmé que les « développements des derniers jours ont démontré la justesse de notre choix d’opter pour la négociation » avec Israël, en allusion au cessez-le-feu précaire observé depuis dimanche au Liban-Sud, bien que violé à plusieurs reprises dans la journée, et obtenu dans le cadre des pourparlers entre Téhéran, parrain du Hezbollah, et Washington. « Nous avons entamé aujourd’hui, et poursuivrons dans les deux prochains jours, un nouveau cycle de négociations (avec Tel-Aviv, à Washington, Ndlr) que nous espérons décisif sur la voie de la réalisation de ce que nous voulons pour notre patrie et notre peuple », a-t-il dit, lors d’une réunion cet après-midi avec le commandant en chef de l’armée libanaise, Rodolphe Haykal, et des membres de l’équipe consultative chargée d’accompagner les négociations à Washington.
« Nous affirmons aujourd’hui que nous n’accepterons rien de moins que la fin de l’occupation israélienne du Sud-Liban et la disparition, dans le même temps, de toutes les tutelles extérieures », a-t-il encore affirmé. « Notre seul choix est notre souveraineté nationale, et notre unique pari est l’État libanais qui, seul et nul autre, protège tous les citoyens », a encore lancé le président libanais.
Frappe israélienne sur une voiture dans le caza de Bint Jbeil, la première au Sud depuis samedi
Une frappe menée par un drone de l’armée israélienne a visé une voiture stationnée à la périphérie de la localité de Baraachit, dans le caza de Bint Jbeil, en direction de Beit Yahoun, rapporte notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. Aucun bilan d'éventuelles victimes n'était immédiatement disponible.
Il s’agit de la première frappe israélienne au Liban depuis samedi, et l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu au Liban obtenu dans le cadre des négociations entre Téhéran, parrain du Hezbollah, et Washington.
Lancement du 5e tour de négociations directes libano-israéliennes à Washington
Le cinquième tour des négociations directes entre le Liban et Israël vient de commencer à Washington, ont annoncé des médias locaux.
Trump réitère que l’Iran a accepté des inspections nucléaires de haut niveau
Le président américain Donald Trump a réitéré que « l’Iran a totalement et complètement accepté des inspections nucléaires de haut niveau » dans une publication sur Truth Social.
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, avait auparavant déclaré que l’Iran n’avait aucun projet de permettre à l’AIEA d’inspecter les installations nucléaires iraniennes endommagées par la guerre.
« Malgré leurs protestations et leurs fausses déclarations, ainsi que le battage médiatique des fausses informations, qui fait tout son possible pour rendre la victoire des États-Unis la plus petite et insignifiante possible, l’Iran a totalement et complètement accepté des inspections nucléaires de haut niveau pour l’avenir lointain (à l’infini !!!) », a écrit Trump.
Le président américain a ajouté que, sur la base de cette décision et d’autres « concessions majeures » faites par l’Iran, il avait accepté de maintenir le détroit d’Ormuz ouvert et de lever le blocus naval.
« 19 millions de barils de pétrole ont traversé le détroit d’Ormuz hier, un record absolu », a-t-il ajouté dans une autre publication sur Truth Social peu après.
Oman et l'Iran vont étudier les « coûts » des services liés à l'administration du détroit d'Ormuz
Oman et l'Iran vont se pencher sur les « coûts » des services associés à la future administration du détroit d'Ormuz, ont affirmé les deux pays dans un communiqué conjoint cité par l'AFP, en soulignant « leur souveraineté sur leurs eaux territoiriales » dans ce passage stratégique.
« Les deux parties ont convenu de poursuivre leur dialogue sur cette question par le biais d'un groupe de travail conjoint (...) afin de parvenir à un accord sur la future administration de la navigation dans le détroit d'Ormuz, sur les services qui seront fournis à cet égard et sur les coûts qui y sont associés, conformément aux normes internationales », selon le communiqué.
Le communiqué a été publié à l'issue d'une visite à Mascate d'une délagation iranienne menée par le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le négociateur en chef Bagher Ghalibaf.
Le ministère de la Santé a confirmé le bilan des tirs israéliens à Nabatiyé el-Faouqa.
Le ministère de la Santé a indiqué dans un communiqué que des tirs israéliens dans le village de Nabatiyé el-Faouqa ont fait deux morts et un blessé.
Notre correspondant dans le Sud avait précédemment rapporté que les deux personnes tuées ont été identifiées comme Sajed Ibrahim al-Hajj Ali et Mohammad Amhaz.
Netanyahu rappelle qu'il veut réduire la dépendance aux armes américaines
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé une nouvelle fois à renforcer l'autonomie militaire d'Israël, notamment en raison de la dépendance actuelle du pays au soutien américain, selon un communiqué de ses services publié mardi.
« Je veux l'indépendance en matière d'armement », a-t-il déclaré lors d'une rencontre jeudi avec un groupe d'officiers de réserve en Cisjordanie occupée et dont les échanges ont été rapportés par ce communiqué. « Nous avons besoin de notre propre système d'armement autonome. Nous devons fabriquer nos propres armements », a-t-il précisé, dans ces propos donc prononcés après la signature mercredi d'un protocole d'accord irano-américain pour parvenir à la fin de la guerre au Moyen-Orient.
Le Hezbollah accuse Israël d’avoir violé de façon « flagrante » le cessez-le-feu à Nabatiyé el-Faouqa
Dans un communiqué, le Hezbollah a accusé l’armée israélienne d’avoir violé de façon « flagrante » le cessez-le-feu en tirant sur des civils à Nabatiyé el-Faouqa.
« À 11h30, l’armée ennemie israélienne a ouvert le feu à l’arme automatique depuis l’intérieur d’habitations en direction d’un groupe de civils présents dans le quartier d’al-Deir, dans la ville de Nabatiyé, qui travaillaient à rouvrir les routes et à extraire les dépouilles des martyrs ensevelies sous les décombres. Cette attaque perfide menée par l’armée ennemie a entraîné la mort de deux civils, dont un employé municipal, et fait plusieurs blessés », a affirmé le mouvement.
« La Résistance islamique avertit que cet acte de l’ennemi constitue une violation flagrante du cessez-le-feu, que la Résistance a respecté jusqu’à présent », a encore écrit le Hezbollah, en estimant être dans son droit de « se défendre ».
Des drones israéliens larguent des grenades assourdissantes dans le sud du Liban
De petits drones israéliens ont largué des grenades assourdissantes à la périphérie de Baraachit et de Aïta el-Jabal (caza de Bint Jbeil), rapporte notre correspondant dans le Sud.
Les deux personnes tuées par Israël à Nabatiyé al-Faouqa identifiées
Les deux personnes tuées par l’armée israélienne dans le village de Nabatiyé al-Faouqa ont été identifiées comme étant Sajed Ibrahim el-Hajj Ali et Mohammad Amhaz, selon notre correspondant dans le Sud.
En photo : affiches représentant l’ancien et le nouveau guide suprême iranien sur la route de l’aéroport de Beyrouth
Photo Anwar AMRO / AFP
Des voitures et des motos circulent devant des panneaux montrant le nouveau Guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei (à gauche), et son défunt père Ali Khamenei (à droite), avec le slogan « Merci, l’Iran fidèle », installés le long de l’autoroute menant à l’aéroport international Rafic Hariri de Beyrouth le 22 juin 2026.
Deux morts sous les balles israéliennes à Nabatiyé el-Faouqa
Les deux personnes grièvement blessées par des tirs israéliens dans le village de Nabatiyé el-Faouqa ont succombé à leurs blessures, a rapporté notre correspondant dans le Sud, citant une source de l’hôpital de la Najda Chaabiya
Il s’agit des premières personnes tuées dans le sud du Liban depuis que l'armée israélienne a stoppé son offensive au Liban-Sud en marge des négociations ente l'Iran et les États-Unis.
Le chef de la municipalité de Hadatha donne des détails sur la fusillade de l’armée israélienne contre un cortège funéraire
Le chef de la municipalité de Hadatha (caza de Bint Jbeil), Eid Mansour, a indiqué à notre correspondantque les habitants du village se préparaient, en coordination avec la Croix-Rouge, à organiser les funérailles et l’inhumation de deux habitants du village dans son cimetière, après avoir obtenu une autorisation du "Mécanisme", le comité de coordination du cessez-le-feu par l’intermédiaire de l’armée libanaise.
Il a ajouté que lorsque le cortège funèbre est arrivé à l’entrée du village, les personnes en deuil ont essuyé des tirs nourris israéliens, les obligeant à se replier et à renoncer à l’enterrement. Il a précisé que les deux corps ont ensuite été transférés et enterrés temporairement dans le village de Tebnine (Bint Jbeil), en attendant leur retour et leur inhumation dans le cimetière de Hadatha.
Le Liban est une « ligne rouge » pour l’Iran, affirme Ali Bahreini
L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU à Genève, Ali Bahreini, a déclaré que « la ligne rouge de l’Iran est toute nouvelle attaque contre le Liban, y compris Beyrouth et le Sud », rapporte Reuters.
Il a également déclaré que « tant que les États-Unis font preuve de volonté et d’une approche constructive, l’Iran continuera à négocier ». M. Bahreini a souligné que « cinq volets du mémorandum d’accord avec les États-Unis doivent être pleinement mis en œuvre avant toute négociation sur le dossier nucléaire et le rôle de l’AIEA ».
« Il n’y a pas eu de discussion sur l’autorisation d’inspecteurs en Iran », a-t-il précisé, ajoutant que les discussions sur les activités nucléaires iraniennes relèvent de la prochaine étape des pourparlers. Enfin, il a indiqué que les commentaires du président américain Donald Trump « mettent les discussions de Suisse dans un très sérieux risque ».
L’armée israélienne ouvre le feu sur des civils qui inspectaient leurs habitations à Nabatiyé el-Faouqa
Le chef de la municipalité de Nabatiyé el-Faouqa, Zain Ghandour, a indiqué à notre correspondant que l’armée israélienne a ouvert le feu sur des civils à Nabatiyé el-Faouqa alors qu’ils inspectaient leurs habitations dans le quartier d’el-Daïr.
L’attaque a fait trois blessés au total à Nabatiyé el-Faouqa, dont deux dans un état critique, selon une source médicale au sein de l'hôpital Najdaa Chaabiya.
Il a également précisé qu’une pelleteuse qui travaillait au déblaiement des décombres d’une maison a été prise pour cible.
A Hadatha (caza de Bint Jbeil), l'armée israélienne a tiré sur un groupe d'habitants qui se rendaient à un enterrement dans le cimetière du village organisé en coordination avec l’armée libanaise. Trois chars Merkava et une pelleteuse de l'armée israélienne se sont positionnés à proximité du même cimetière.
L’ambassadeur de France souligne l’importance d’assurer un soutien à l’armée libanaise, lors d’une rencontre avec Haykal
L’ambassadeur de France au Liban, Hervé Magro, a souligné l’importance d’assurer un soutien à l’armée libanaise dans le contexte actuel, lors d’une rencontre avec le commandant de l’armée, Rodolphe Haykal, dans son bureau à Yarzé, selon l’Agence nationale d’information.
Les discussions ont porté sur la situation générale et les derniers développements au Liban et dans la région, ainsi que sur la phase qui suivra le départ de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dont la mission doit s'achever fin 2027.
Ormuz : trafic maritime record lundi depuis le début de la guerre
Au moins 36 navires de matières premières ont franchi le détroit d'Ormuz lundi, un trafic maritime record depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, selon les données de la plateforme Kpler, après la conclusion d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran.
Ce trafic représente près d'un tiers des franchissements en temps de paix (environ 120 par jour) via ce passage stratégique pour le commerce mondial, par où transite d'ordinaire un cinquième des exportations mondiales d'hydrocarbures, ainsi que d'autres matières premières essentielles.
Les combattants du Hezbollah ont imposé une « nouvelle équation » dans le conflit, selon un député du mouvement chiite
Le député du Hezbollah Ali Mokdad a déclaré que les combattants du mouvement ont « imposé, avec le soutien de la République islamique d’Iran, de nouvelles équations auxquelles les grandes puissances et l’entité sioniste criminelle ont dû se soumettre », en référence à l’arrêt presque total des hostilités israéliennes qui se poursuit depuis samedi, sur fond de négociations entre les États-Unis et l’Iran.
Dans les jours précédents, de violents combats entre l’armée israélienne et le Hezbollah se sont poursuivis aux abords de la colline de Ali el-Taher au Liban-Sud, positions dont l’armée israélienne a tenté de s’emparer sans succès.
Le député s’exprimait lors d’une cérémonie à Baalbeck, à quelques jours de la commémoration de l’Achoura.
Le trafic dans le détroit d’Ormuz semble reprendre son cours, selon les données maritimes
Deux supertankers bloqués ont traversé le détroit d’Ormuz mardi, tandis que sept méthaniers vides liés au Qatar ont pénétré dans la zone ces dernières semaines, signe précoce d’une reprise possible du transport de gaz du Golfe, selon des données de suivi maritime consultées par Reuters.
Des pétroliers liés à l’Iran ont également continué à emprunter ce passage stratégique, avec une hausse du trafic observée lundi alors que les discussions entre les États-Unis et l’Iran progressaient.
Négociations Iran/États-Unis : deux groupes de travail centrés sur la levée des sanctions contre l’Iran et les activités nucléaires iraniennes seront formés.
L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU à Genève Ali Bahreini a qualifié de « très bonnes » les discussions techniques qui ont eu lieu entre lundi et mardi entre les États-Unis et l’Iran, rapporte Reuters. Il a ajouté que deux groupes de travail seront mis en place dans les prochains jours sur la levée des sanctions contre l’Iran et les activités nucléaires iraniennes.
Les réunions du Liban à Washington « demeurent essentielles » malgré les discussions Iran/US assure Hamadé
Le député Marwan Hamadé a assuré que les négociations directes à Washington entre le Liban et Israël, dont un 5e tour doit être inauguré ce soir, à 18h (heure de Beyrouth), « demeurent les réunions essentielles concernant le dossier libanais, malgré les discours selon lesquels le dossier serait désormais géré par l'Iran, Islamabad et le Qatar ».
« Le cessez-le-feu a rétabli une certaine stabilité au Liban et ouvert la voie aux retraits et à la reconstruction qui s'ensuivra », a souligné le député, dans une interview à la radio Sawt Koul Loubnan. Il a précisé que « le comité de surveillance de la cessation des hostilités opère sous la supervision du Commandement central américain et ne comprend que le Liban et Israël ». Ce comité « étudiera le mécanisme de retrait du Liban, un processus qui sera long car il est lié à la question du désarmement et aux discussions en cours entre les parties libanaises concernant la question des zones pilotes ».
« Le retrait israélien sera progressif, par étapes et expérimental, et se déroulera en parallèle du déploiement de l'armée libanaise et de la mise en place d'un dispositif de sécurité sur le terrain », a-t-il ajouté.
L’Iran n’a pas prévu d'autoriser les inspecteurs à visiter les sites nucléaires visés pendant le conflit
L’Iran n’a tenu aucune réunion avec le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi, en Suisse et n’a pas non plus prévu d’autoriser l’ONU à inspecter ses installations nucléaires endommagées, a déclaré mardi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei.
Il a ajouté qu’il n’existait aucun protocole prévoyant de telles inspections, précisant que l’Iran continuerait à respecter ses obligations actuelles en tant que membre du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et dans le cadre de son accord de garanties avec l’AIEA.
Lundi, le vice-président américain JD Vance avait affirmé que Téhéran avait accepté le retour des inspecteurs de l’AIEA dans le pays, qualifiant cela de « progrès majeur pour le peuple américain et première étape vers une dénucléarisation permanente ou la fin définitive du programme d’armement nucléaire en Iran ».
Les inspecteurs de l’AIEA avaient été empêchés d’accéder à l’Iran en 2025, à la suite de la guerre de 12 jours avec Israël et des frappes israélo-américaines contre des sites nucléaires dans le pays.
Sur X, Esmaeil Baghaei a publié un message semblant tancer la posture américaine pendant les négociations. « Si la puissance n’est pas démontrée par la guerre, elle ne le sera pas davantage par l’exagération après un accord. Un accord repose sur les épaules du respect et de la fidélité à la réalité ; et tout récit auto-congratulatoire construit pour compenser des échecs passés finira, avant tout, par détruire ce même processus d’accord. Dans ce cas, la défaite et l’échec dépassent le champ de bataille et s’étendent également à la table des négociations », a-t-il écrit.
Des drones israéliens survolent les régions de Saïda, Tyr et Beyrouth
Des drones israéliens ont survolé à basse altitude plusieurs localités de Zahrani, au sud de Saïda, ainsi que des zones du caza de Tyr, selon notre correspondant.
Dans la matinée, un drone israélien survolait la région de la capitale, selon nos journalistes.
Trump affirme qu'il peut « résoudre les problèmes rapidement, y compris avec Bibi »
Interrogé lundi par un journaliste dans le Bureau ovale sur l’affirmation du Premier ministre Benjamin Netanyahu selon laquelle l’armée israélienne ne se retirerait pas du sud du Liban, le président américain Donald Trump a semblé ne pas être au courant de la déclaration enregistrée du dirigeant israélien, selon un extrait vidéo très partagé sur les réseaux sociaux.
Lorsqu’on lui a indiqué que cette déclaration avait été faite publiquement, Trump a affiché un air surpris avant de répondre : « Nous allons examiner cela. Je suis un faiseur de problèmes. Je peux résoudre les problèmes rapidement, y compris avec Bibi. »
Le Premier ministre israélien avait déclaré lundi que l’armée israélienne resterait dans la zone tampon contrôlée par Israël dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire » et que l’armée israélienne disposait d’une totale liberté d’action pour déjouer toute menace directe ou émergente contre elle ou contre les habitants du nord.
Donald Trump a également averti qu’il « fera ce qu’il a à faire » si l’Iran ne respecte pas son accord avec Washington. « Si l’Iran ne respecte pas l’accord, ou s’il ne se comporte pas correctement, je ferai ce que j’ai à faire », a déclaré le président américain aux journalistes.
« Tant qu’ils nous respectent — je n’aime pas utiliser le mot “craindre” parce qu’il est inapproprié — tant qu’ils nous respectent, nous n’aurons aucun problème », a-t-il ajouté.
Oman réaffirme son engagement pour un passage sans entrave dans le détroit d’Ormuz
Le ministre omanais des Affaires étrangères a réaffirmé dans un message sur X l’engagement de son pays en faveur du droit international et d’un passage sûr et sans entrave dans le détroit d’Ormuz, à l’issue de rencontres avec de hauts responsables iraniens.
Sayyid Badr Albusaidi a indiqué avoir tenu à Mascate des discussions constructives avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi et le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, au cours desquelles « nous avons réaffirmé l’engagement en faveur du droit international et d’un passage sûr et sans entrave ».
Liban : les dégâts estimés à 1,38 milliard de dollars, 11 000 bâtiments détruits
Le Liban, ravagé depuis début mars par une nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah, a subi des dégâts estimés à plus d’un milliard de dollars, avec 11 000 bâtiments détruits dans le sud, selon une étude.
D’après une « évaluation rapide » basée sur la comparaison d’images satellite de fin avril et d’octobre 2025, la facture s’élève à 1,38 milliard de dollars (1,2 milliard d’euros), écrivent le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), lié au gouvernement libanais.
« Au total, 11 095 bâtiments ont été entièrement détruits, ce qui a eu un impact sur 17 891 logements, tandis que 2 242 bâtiments ont été partiellement endommagés », selon le communiqué.
Ces éléments ne prennent donc pas en compte les dernières semaines du conflit, qui a fait 4 100 morts selon les autorités libanaises et plus d’un million de déplacés
Trump menace de ne pas aider les pays de l'OTAN s'ils le demandent
Donald Trump a menacé lundi les pays de l’OTAN de ne pas les aider s’ils le demandaient, en justifiant sa position par le fait qu’ils n’ont pas soutenu son opération militaire contre l’Iran.
« Nous avons dépensé tout cet argent. Et ensuite, quand nous voulons avoir peut-être de l’aide sur une petite chose (...), ils disent non, nous préférons ne pas aider », a déclaré le président américain lors d’un échange avec la presse dans le Bureau ovale. « C’est stupide de dire cela, parce que nous pouvons aussi leur dire ça, et nous pourrions le faire », a-t-il ajouté.
Donald Trump participera au prochain sommet des 32 pays membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) en Turquie en juillet.
Calme relatif au Liban-Sud pour la troisième nuit consécutive
Un calme relatif a continué de régner dans l’ensemble des villages, localités et villes du sud du Liban pendant la nuit de lundi à mardi, sans qu’aucune violation israélienne n’ait été signalée ce matin, selon plusieurs sources de terrain citées par notre correspondant Mountasser Abdallah.
Le retour des déplacés s’est poursuivi, nombre d’entre eux étant venus inspecter leurs habitations et leurs biens, dans l’attente de l’évolution de la situation sécuritaire et d’une reprise progressive de la vie normale.
Parmi les rares violations de la trêve conclue ce week-end, lundi, des drones israéliens ont largué des grenades assourdissantes au-dessus de Nabatiyé, à l’entrée menant aux villages de Zaoutar el-Charqiyé et Zaoutar el-Gharbiyé, ainsi qu’au-dessus de Nabatiyé el-Faouqa, Kfartebnit, Hadatha et Kfar Remmane, dans le caza de Nabatiyé. Trois obus d’artillerie ont également été tirés aux abords de Mansouri (Tyr).
Vers deux heures du matin, l’armée israélienne a également tiré à la mitrailleuse dans plusieurs quartiers de la localité de Khiam, dans le caza de Marjeyoun.
Par ailleurs, la région de Tyr devrait accueillir aujourd’hui les funérailles de trois combattants du Hezbollah tombés au combat.
Téhéran veut garder le contrôle d’Ormuz, fin du round de négociations
Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle du détroit d’Ormuz, tandis que s’est achevé le round de négociations avec les Américains, entamé ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Ces discussions ont permis de poser des « bases très solides pour aboutir à un accord final réussi », s’est félicité lundi le vice-président américain JD Vance, les États-Unis annonçant dans la foulée une suspension de deux mois des sanctions sur le pétrole iranien.
Le responsable américain ainsi que le négociateur iranien Mohammad Baqer Ghalibaf ont quitté lundi le complexe hôtelier du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, au terme d’un marathon de 18 heures, laissant à des diplomates le soin de poursuivre des échanges « techniques » sur place.
Ces derniers se sont également achevés, et les pourparlers se poursuivront ultérieurement au sein de groupes de travail, a indiqué mardi la diplomatie iranienne à l’agence officielle Irna.
En attendant, M. Ghalibaf a réaffirmé que les conditions dans le détroit d’Ormuz ne reviendraient pas à celles d’avant-guerre et que la voie resterait « administrée » par son pays. Il a ajouté que l’Iran allait établir une ligne de communication afin de garantir un passage sûr dans le détroit, où transite en temps normal 20 % du pétrole et du GNL mondial.
Ce point de passage était libre de tout contrôle avant le déclenchement par les États-Unis et Israël, le 28 février, de la guerre contre l’Iran. Mais « l’administration du détroit d’Ormuz ne redeviendra jamais ce qu’elle était avant la guerre », a assuré M. Ghalibaf, martelant que l’Iran en conserverait la gestion.
Dans des propos accordés à la télévision d’État alors qu’il regagnait l’Iran après les discussions avec les États-Unis en Suisse dimanche, le négociateur iranien a ajouté que l’accord portant sur le déblocage de 12 milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés avait été finalisé.
Ces discussions techniques ont également débouché sur la mise en place de groupes de travail portant notamment sur le nucléaire et la levée des sanctions.
« Il a été décidé de mettre en place quatre groupes de travail portant sur la levée des sanctions, le nucléaire, la reconstruction et le développement économique de l’Iran, ainsi qu’un groupe de suivi », a précisé à l’agence Irna le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, spécialiste des questions juridiques.
Téhéran annone la mise en place d’une « cellule de gestion des conflits » au Liban
Sur le front libanais, que Téhéran a insisté pour associer aux discussions, une « cellule de gestion des conflits » va être mise en place pour faire cesser les combats entre Israël et le Hezbollah, qui ont entraîné le Liban dans la guerre début mars.
Lundi, le président libanais Joseph Aoun a ainsi fait savoir qu’il avait reçu un appel de M. Vance au sujet de « la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l’arrêt de l’escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard ».
L’offensive au Liban, destinée selon Israël à empêcher les attaques du Hezbollah, a fait plus de 4 100 morts selon les autorités et plus d’un million de déplacés.
Pour le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, le respect de ce cessez-le-feu sera « le premier test réel » de la solidité du protocole d’accord américano-iranien.
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct de l'actualité au Liban et au Moyen-Orient, marquée par des discussions entre les États-Unis et l'Iran en Suisse qui auraient enregistré des « progrès majeurs », ainsi que par les développements liés au conflit entre le Hezbollah et Israël et à la situation dans le détroit d'Ormuz.
Cette avancée diplomatique s'accompagne d'un calme qui semble se maintenir au Liban-Sud depuis la nuit de samedi à dimanche, malgré quelques violations du cessez-le-feu signalées depuis son entrée en vigueur.
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Tout compte fait, l’iran est en train de) non de négocier) mais carrément de faire des affaires avec LE GRAND SATAN…. Dans ce cas, si le Maitre Iranien collabore avec le GRAND SATAN AMÉRICAIN … Le mercenaire et élève cad le Hezbollah ne devrait pas refuser de collaborer / négocier avec le petit satan israélien :) :). .. non? :) :)
10 h 02, le 23 juin 2026