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L'Orient-La Nuit - Podcast

« C’était mieux hier » : découvrez le 8ème épisode de L’Orient-La Nuit

L’historien Charles Hayek et l’ancien ministre et journaliste Marwan Hamadé sont les invités de ce nouvel épisode.

Et si le passé devenait un refuge ?
Partout dans le monde, le culte du passé s’impose. À mesure que le présent déçoit et que l’avenir semble incertain, la tentation est grande de regarder en arrière, vers un « âge d’or » souvent idéalisé. Une nostalgie qui déborde du registre intime pour s’installer au cœur du débat public.

(À écouter également sur la plateforme Podbean. Si vous cliquez sur pause, une fenêtre va apparaitre qu'il faudra refermer, en cliquant sur la croix en haut à droite, pour reprendre la lecture)

Au Liban, ce phénomène prend une dimension singulière. Les générations plus âgées évoquent un pays qui aurait disparu : celui d’avant-guerre, d’avant-crise, d’avant l’effondrement. Les lieux changent, les repères s’effacent, et avec eux, une certaine idée du Liban. Entre mémoire et mythe, certains se réfugient dans un Liban « carte postale », figé dans le souvenir.

Mais ce repli sur le passé peut aussi ressembler à une fuite en avant, un artefact nous détournant des véritables questions qui comptent.
Que se cache-t-il derrière ce « Liban carte postale » ? De quelle vérité historique nous détourne-t-il ? Et pourquoi y avons-nous recours, alors même que des pans entiers de notre histoire demeurent tus ?
Car au Liban, un paradoxe persiste. La mémoire est à la fois omniprésente et parfaitement absente.

Pour ce huitième épisode de notre podcast « L'Orient-La Nuit », Anthony Samrani et Stéphanie Khouri reçoivent l’historien Charles Hayek et l’ancien ministre et journaliste Marwan Hamadé. Ensemble, ils interrogent cette « politique de la nostalgie » : que dit-elle de notre rapport au temps, à l’histoire et à l’avenir ? Et surtout, que révèle-t-elle de nos impasses présentes ?

Reportage de Clara Hage : Depuis son enfance, Antoine Kabbabe filme les lieux qu’il affectionne. Il collectionne les archives comme autant de témoignages de cet âge d’or libanais qui le rend si nostalgique.

Chanson en exclusivité pour L’Orient La Nuit : Ya Habibi, extraite de Sawa, album de Sohane, dont la sortie est prévue en septembre 2026.
Accompagnement : Erik Truffaz.
Arrangements : Gabriel Yared et Fred Jaillard.
Avec l’aimable autorisation de l’artiste.

Cet épisode a été produit par Rima Abdul Malak et Paul Victor Schoucair
Jingle - Musique originale : Khaled Mouzanar

Retrouvez, ici, les précédents épisodes de notre podcast :


Et si le passé devenait un refuge ?Partout dans le monde, le culte du passé s’impose. À mesure que le présent déçoit et que l’avenir semble incertain, la tentation est grande de regarder en arrière, vers un « âge d’or » souvent idéalisé. Une nostalgie qui déborde du registre intime pour s’installer au cœur du débat public.(À écouter également sur la plateforme Podbean. Si vous cliquez sur pause, une fenêtre va apparaitre qu'il faudra refermer, en cliquant sur la croix en haut à droite, pour reprendre la lecture)Au Liban, ce phénomène prend une dimension singulière. Les générations plus âgées évoquent un pays qui aurait disparu : celui d’avant-guerre, d’avant-crise, d’avant l’effondrement. Les lieux changent, les repères s’effacent, et avec eux, une certaine idée du Liban. Entre mémoire...
commentaires (4)

Encore une excellente émission, merci aux invités et particulièrement à l’ancien ministre et journaliste Marwan Hamadé que je découvrais à cette occasion. Je ne sais pas à quoi ressemblera l'avenir de votre pays, mais je sais que si il doit se redresser ce sera grâce à des gens comme vous.

F. Oscar

11 h 53, le 29 juin 2026

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Commentaires (4)

  • Encore une excellente émission, merci aux invités et particulièrement à l’ancien ministre et journaliste Marwan Hamadé que je découvrais à cette occasion. Je ne sais pas à quoi ressemblera l'avenir de votre pays, mais je sais que si il doit se redresser ce sera grâce à des gens comme vous.

    F. Oscar

    11 h 53, le 29 juin 2026

  • “C’était mieux avant ou hier”est en grande partie alimentée par un biais de positivité rétrospective, notre cerveau ayant tendance à filtrer les mauvais souvenirs pour ne garder que le meilleur, ce qui embellit l'illusion de la nostalgie. Le passé offrait souvent des repères plus stables, une plus grande insouciance. Entretenir cette idée permet donc de se rassurer face aux incertitudes du présent, même si cela revient parfois à comparer une réalité complexe et surtout hantée par la violence des hommes.

    Selim MOUZANNAR OLJ00047

    07 h 05, le 21 juin 2026

  • Le droit de vote pour les Libanais de la diaspora certes, et pourquoi pas pour tous ces Libanais et Libanaises de coeur et de sang, nés au Liban, de mère libanaise, mais exclus de la communauté? Des Libanais abonnés à L'Orient-le-Jour, qui mangent du labneh tous les matins, qui pleurent à chaque mauvais nouvelle, qui chantent Fairouz, mais à qui on ne remet qu'un visa de touriste?

    Cynthia PETRIGH

    23 h 26, le 16 juin 2026

  • Excellente émission encore une fois. Je peux citer une chose qui est "mieux maintenant": la prise de conscience, par de nombreux Libanais, de ce que signifie le Liban et des dangers qui le guettent; une prise de conscience dont vous, votre podcast et vos invités, êtes une parfaite illustration.

    Cynthia PETRIGH

    23 h 09, le 16 juin 2026

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