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Moyen-Orient - Guerre Au Moyen-Orient

Les États-Unis et l'Iran annoncent un accord pour mettre fin à la guerre, la signature prévue le 19 juin

Le document sur lequel se sont entendus Washington et Téhéran n'a pas été rendu public dans l'immédiat, mais le Liban y serait inclus.

Le président américain Donald Trump après l'événement d'arts martiaux mixtes « UFC Freedom 250 » sur la pelouse sud de la Maison-Blanche à Washington, DC, le 14 juin 2026. Parallèlement était annoncé la conclusion d'un accord avec l'Iran dont la signature est prévue le 19 juin. Photo Kent NISHIMURA / AFP

Les États-Unis et l'Iran sont parvenus lundi à un accord pour mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris le Liban, avec une cérémonie de signature prévue vendredi à Genève. Cet accord a été annoncé lundi matin par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur clé du conflit, et confirmé peu après par Washington et Téhéran.

« L'accord avec la République islamique d'Iran est désormais finalisé », a écrit le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social. « J'autorise pleinement la réouverture du détroit d'Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots ! », s'est-il félicité, ajoutant que cette ouverture interviendra « dès la signature de l'accord vendredi afin de permettre le déminage ».

L'annonce a déclenché une chute de plus de 4% des cours du pétrole, qui avaient flambé depuis le déclenchement de la guerre le 28 février et le blocage du détroit stratégique d'Ormuz, par lequel transitait en temps normal un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures. La Bourse de Tokyo a bondi de plus de 4% et celle de Séoul de plus de 5% lundi matin.

Le document sur lequel se sont entendus Washington et Téhéran n'a pas été rendu public dans l'immédiat. L'accord prévoit « la fin immédiate et définitive de la guerre et des opérations militaires sur les différents fronts, y compris au Liban », a déclaré sur la télévision d'Etat le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Kazem Gharibabadi. Après l'annonce, le président français Emmanuel Macron a martelé qu'un« cessez-le-feu robuste et durable est indispensable » au Liban. Mais très vite, le ministre israélien d'extrême droite chargé de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir a critiqué l'accord. « Nous ne devons nous contenter de rien qui soit en-deçà du démantèlement du Hezbollah. Nous ne devons pas nous retirer d'un seul pouce du territoire que nos soldats ont conquis et débarrassé des infrastructures terroristes (au Liban) », a-t-il déclaré.

« Il ne faut, en aucun cas, accepter une limitation de la liberté d’action d’Israël au Liban ni un retrait qui mettrait en danger les habitants du Nord » d'Israël, a de son côté écrit sur X l'ancien ministre israélien Benny Gantz. Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a par ailleurs avancé que l'État hébreu maintiendra ses troupes au Liban, en Syrie et à Gaza pour une durée indéterminée.

Quatre sujets de négociation

« Les négociations débuteront dans un délai de 60 jours en vue de parvenir à un accord définitif », a-t-il précisé, énumérant quatre sujets pour les discussions à venir: la levée des sanctions contre l'Iran, la question du nucléaire, la « reconstruction » et « le développement économique » du pays, ainsi que « la mise en place d'un mécanisme de suivi » des engagements pris.
L'agence de presse iranienne Mehr a en outre fait état d'un texte, qui n'a pas été confirmé officiellement, selon lequel l'accord prévoit « le déblocage de 24 milliards de dollars d'avoirs iraniens gelés au cours de la période de négociation de 60 jours », dont la moitié avant le début des pourparlers.
Dans des déclarations au New York Times, M. Trump a indiqué qu'un volet des négociations porte sur l'acceptation par l'Iran d'un moratoire de 20 ans sur l'enrichissement d'uranium, et a laissé entendre qu'un accord pourrait être trouvé pour une durée de 15 ans.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a salué l'accord, « étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit », selon lui.

L'Iran a « imposé sa volonté divine et d'acier à des ennemis américains et sionistes humiliés. L'ennemi n'a d'autre choix que d'accepter la défaite et de se rendre », s'est félicité pour sa part l'état-major iranien dans un communiqué diffusé par la télévision d'Etat. Le vice-président américain JD Vance a fait savoir qu'il assistera à la signature de l'accord le 19 juin à Genève, et que la participation de Donald Trump était « possible ».

Trump « furieux » contre Netanyahu

Peu de temps avant l'annonce de l'accord, la plus haute instance de sécurité de l'Iran, le Conseil suprême de sécurité nationale, avait pourtant averti sur X d'une réponse « imminente » à un raid israélien qui a fait trois morts dimanche dans la banlieue sud de Beyrouth.

Donald Trump avait estimé plus tôt sur son réseau Truth Social que l'attaque israélienne « n'aurait pas dû avoir lieu, surtout en ce jour particulier », dimanche marquant son 80e anniversaire. « J'étais furieux », a-t-il ensuite confié au média Axios, affirmant avoir réprimandé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu: « Il n'a aucun putain de jugement. Je le lui ai fait savoir ». « C'est un type très difficile », a-t-il ajouté par la suite dans des déclarations au New York Times.
Israël, qui redoute un compromis ne satisfaisant pas ses exigences concernant son ennemi juré iranien, a indiqué avoir riposté à des attaques de drones du Hezbollah contre son territoire.

Sous pression dans son pays pour sortir d'un conflit impopulaire qui a aussi ébranlé l'économie mondiale, Donald Trump doit rencontrer cette semaine les dirigeants des autres grandes puissances lors du sommet du G7 à Evian, en France. « L'objectif sera de voir les conséquences de cet accord, le soutien au Liban, la réouverture d'Ormuz dans la durée, et évidemment la conclusion d'un accord sur le nucléaire et le balistique en Iran », a déclaré après l'annonce d'un accord le président français Emmanuel Macron.

Dans un communiqué conjoint, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne et l'Italie se sont déclarés « disposés à lever les sanctions pertinentes en réponse à des mesures claires et vérifiables de la part de l'Iran concernant son programme nucléaire ».

Déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes, la guerre a embrasé le Moyen-Orient et fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban.

Les États-Unis et l'Iran sont parvenus lundi à un accord pour mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris le Liban, avec une cérémonie de signature prévue vendredi à Genève. Cet accord a été annoncé lundi matin par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur clé du conflit, et confirmé peu après par Washington et Téhéran.« L'accord avec la République islamique d'Iran est désormais finalisé », a écrit le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social. « J'autorise pleinement la réouverture du détroit d'Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots ! », s'est-il félicité, ajoutant...
commentaires (7)

On verra vendredi à quelle sauce ils ont cuisiné le Liban :-(

Alain

17 h 56, le 15 juin 2026

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Commentaires (7)

  • On verra vendredi à quelle sauce ils ont cuisiné le Liban :-(

    Alain

    17 h 56, le 15 juin 2026

  • Et le américains rentrent chez eux, l’cœur en déroute, Et la bite sous l’bras :-(

    Alain

    17 h 55, le 15 juin 2026

  • Quand Donald Trump impose ses virages à 180°, la diplomatie européenne réplique avec style. Portés par le sens géométrique d'Annalena Baerbock, Kaja Kallas ou encore Jean-Noël Barrot: ces diplomates excellent dans l'art du revirement à 360°. Une pirouette parfaite, un tour complet sur soi-même... pour foncer droit dans le même mur, mais avec l'illusion du mouvement ! Entre les ruptures imprévisibles de Washington et le surplace acrobatique de l'UE, la politique internationale ne risque pas d'avancer, mais elle a le mérite d'avoir du rythme. Et pendant ce temps …

    Falpes04

    17 h 08, le 15 juin 2026

  • C'est l'Iran qui a imposé d'inclure le Liban dans l'accord de MOU de cessez-le-feu avec les américains. Rien ne dit qu'Israel s'y tiendra; d'ailleurs rien n'est moins sûr mais Il va donc falloir faire avec l'Iran, que ça plaise ou pas.

    MeK

    09 h 59, le 15 juin 2026

  • Discuter avec trump, pour les Iraniens, cela a été du "pain bénit" tant cet homme a fait montre d'instabilité et de déclarations contradictoires en annonçant par exemple qu'il n'y aurait pas d'accord avec l'Iran sauf une reddition inconditionnelle, à l'arrivée les Iraniens se sont renforcés, qu'il aurait envoyé des armes aux manifestants iraniens, tout en accusant les Kurdes d'avoir détourné ces armes, en fait il a géré ce conflit comme il gère tout : par des déclarations fantaisistes des revirements à 180° et en agissant de manière infantile, on plaint les Américains d'avoir un tel président

    C…

    09 h 22, le 15 juin 2026

  • Qui vivra verra Gibran Khalil Gibran écrivait déjà : La guerre prendra fin et les dirigeants se serreront la main. Mais cette vieille mère continuera d’attendre son fils tombé en martyr, cette jeune femme attendra son époux bien-aimé, et ces enfants attendront leur père héros. Je ne sais pas qui a vendu la patrie, mais je sais qui en a payé le prix. A la seule différence qu'aujourd'hui nous savons qui a vendu le Liban.

    Zeidan

    09 h 11, le 15 juin 2026

  • Bibi va-t-il respecter l'accord et cessez-le-feu sur tous les fronts ? Rien n'est moins sûr

    MeK

    09 h 04, le 15 juin 2026

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