Le président de la République, Joseph Aoun, à Baabda, le 11 février 2025. Photo AFP/Anwar Amro
Le président libanais Joseph Aoun a salué lundi le mémorandum d’entente annoncé entre l’Iran et les États-Unis et son respect de la « spécificité libanaise », espérant que l'accord se traduira par « des mesures concrètes mettant un terme définitif au cycle de la violence ».
« Je salue ce que ce mémorandum comporte en matière de respect de la spécificité libanaise et de reconnaissance du fait que la stabilité et sécurité du Liban constituent une partie intégrante de toute démarche sérieuse visant à instaurer la stabilité dans la région, après les sacrifices et les lourdes charges supportés par les Libanais au cours de la période passée », a écrit M. Aoun sur X.
Il a ainsi souligné que « le peuple libanais, en particulier les habitants des régions qui ont subi les agressions et les destructions et qui ont perdu des proches, leurs moyens de subsistance et leurs maisons, aspire aujourd’hui à ce que ces ententes se traduisent par des mesures concrètes mettant un terme définitif au cycle de la violence et ouvrant la voie à une phase de stabilité, de sécurité, de redressement et de reconstruction ».
Le chef de l'État a également remercié « tous les États et toutes les parties qui ont contribué à l’élaboration de ce mémorandum, ainsi que tous ceux qui ont œuvré à inclure le Liban dans les efforts visant à mettre fin à l’escalade et à arrêter les opérations militaires sur les différents fronts, conscients de l’ampleur des souffrances endurées par les Libanais au cours des derniers mois. Il a enfin espéré que ce développement « constituera le début d’un processus plus large renforçant la stabilité dans la région, préservant la souveraineté des États et les droits de leurs peuples, et permettant aux Libanais de se consacrer à la reconstruction de ce qui a été détruit et à la reprise d’une vie normale au sein d’un État sûr et stable ».
Berry remercie Téhéran et Washington
De son côté, le président du Parlement libanais Nabih Berry a remercié Téhéran et Washington d'avoir inclus une clause prévoyant l’arrêt de l’agression israélienne contre le Liban. Dans un communiqué, le chef du Législatif a salué « les efforts et démarches entrepris par le Pakistan, le Qatar, l'Arabie saoudite et l'Égypte pour parvenir à cette entente qui, à travers les dispositions qu’elle contient, jette les bases de la sécurité et de la stabilité dans la région, y compris au Liban ». M. Berry a aussi remercié l’Iran, les États-Unis et leurs dirigeants pour « leur attachement et leur insistance à inclure dans le mémorandum convenu une clause fondamentale et contraignante portant sur l’arrêt de l’agression israélienne contre l’ensemble du Liban, de sorte à préserver sa souveraineté sur l’intégralité de son territoire, sans porter atteinte à l’indépendance et à la liberté de sa décision nationale et souveraine, et à éviter de tomber dans le piège tendu par l’échelon politique israélien dirigé par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ».
Les États-Unis et l'Iran sont parvenus lundi à un accord pour mettre fin immédiatement à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris le Liban, avec une cérémonie de signature prévue vendredi à Genève. Cet accord a été annoncé lundi matin par le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, médiateur dans le conflit, et confirmé peu après par Washington et Téhéran.



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