Une femme achète un drapeau national pakistanais sur un marché de Karachi, le 11 août 2026, à la veille des célébrations de la fête de l'indépendance du pays. (Photo : Rizwan TABASSUM / AFP)
Le Pakistan a dénoncé mercredi une attaque menée par les rebelles houthis contre un navire en mer Rouge, ayant coûté la vie à trois de ses citoyens.
Les garde-côtes yéménites avaient indiqué mardi qu'une frappe des rebelles, soutenus par l'Iran, contre un navire avait fait six morts, parmi lesquels des Pakistanais et un ressortissant indonésien. Les houthis n'ont apporté à ce stade aucun commentaire officiel sur l'incident. « J'ai appris avec une profonde inquiétude ce malheureux incident », a écrit le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, sur X, confirmant que trois Pakistanais avaient été tués et un autre blessé dans l'attaque. « Le Pakistan condamne fermement l'attaque houthie contre un navire commercial non combattant », a-t-il ajouté.
Le Pakistan est lié par un pacte de défense à l'Arabie saoudite — élargi la semaine dernière à la Turquie — et joue un rôle de médiateur entre l'Iran et les États-Unis dans la recherche d'une issue aux hostilités. Certains analystes s'interrogent sur la capacité d'Islamabad à préserver sa neutralité, alors que de plus en plus de pays se retrouvent happés par le conflit au Moyen-Orient. « Nous sommes en contact avec les autorités saoudiennes compétentes, ainsi qu'avec le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, afin d'établir plus précisément les circonstances de cet incident », a précisé Dar.
Le Pakistan a tenu à souligner que son pacte de défense avec l'Arabie saoudite et la Turquie — qui prévoit qu'une attaque contre l'un des trois pays membres soit considérée comme une attaque contre tous — revêt un caractère « purement défensif » et n'est « dirigé contre aucun pays ».
Le ministre pakistanais de l'Intérieur, Mohsin Naqvi, se trouve actuellement en Iran pour évoquer la sécurité régionale, a indiqué mercredi le ministère pakistanais des Affaires étrangères.
Une trêve vieille de plusieurs années dans la guerre civile au Yémen, opposant les houthis au gouvernement reconnu par la communauté internationale et soutenu par l'Arabie saoudite, s'est effondrée le mois dernier, dans un contexte de regain des combats entre l'Iran et les États-Unis.

