Sur cette photo de pool diffusée par l'agence d'État russe Sputnik, le président russe Vladimir Poutine préside une réunion à bord du croiseur lance-missiles « Varyag » de la Marine russe, lors de la phase finale des exercices navals de la Flotte du Pacifique, sur l'île de Sakhaline, à l'Extrême-Orient, le 12 août 2026. (Photo : Gavriil Grigorov / POOL / AFP)
Le président russe Vladimir Poutine a menacé mercredi de saisir des navires occidentaux en mesure de représailles à l'arraisonnement par des pays européens de bateaux soupçonnés d'appartenir à la « flotte fantôme » russe.
La Suède ou la France ont notamment arraisonné des navires accusés de faire partie de cette flotte utilisée par Moscou pour contourner les sanctions occidentales mises en place depuis son offensive à grande échelle en Ukraine. De nouvelles sanctions, approuvées par l'UE fin juillet pour fragiliser cette importante source de revenus pour la Russie, ouvrent la voie à la vente du pétrole ou des marchandises saisis sur ces bateaux. « Nous constatons que les autorités de certains pays (...) ont récemment envisagé la possibilité de saisir nos navires et vendre les biens qu'ils nous ont spoliés », a affirmé Vladimir Poutine, estimant qu'il s'agit de « piraterie et de banditisme ». « Si cela se concrétisait, nous devrons répondre de manière symétrique », a affirmé Vladimir Poutine en marge d'exercices navals dans l'Extrême-Orient russe, ajoutant que Moscou agirait « là où nous le jugerons nécessaire et approprié, n'importe où ».
La Suède a décidé de remettre à l'Ukraine un cargo de la flotte fantôme russe, arraisonné début mars et transportant, selon Kiev, du blé ukrainien volé des territoires occupés.
Vladimir Poutine s'exprimait à bord du croiseur russe Varyag au large de l'île de Sakhaline, où la marine russe mène des exercices. Ceux-ci ont lieu une semaine avant des manœuvres militaires conjointes entre les Etats-Unis et la Corée du Sud, destinées à simuler une éventuelle attaque de la Corée du Nord.
Les tensions sont vives dans la région, Kiev et Séoul accusant Pyongyang et Moscou d'intensifier leur coopération militaire.

