Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole

Le spectre du mois de mai

Au moment où le Liban relance des discussions directes avec l’État hébreu ressurgit le spectre de l’accord israélo-libanais du 17 mai 1983, resté depuis lettre morte.

On avait tous applaudi et espéré à l’époque qu’un grand changement allait avoir lieu surtout avec l’élection du président Amine Gemayel élu comme étant l’homme fort du changement, bien que le pays fût occupé à la fois par l’armée israélienne et par l’armée syrienne.

Et de l’ambassadeur Simon Karam actuellement à la tête du mécanisme, à l’ambassadeur Antoine Fattal qui était alors à la tête de la délégation libanaise, il y a plus de quarante-trois ans, on a l’impression que les choses n’ont point évolué et ne vont pas évoluer malgré trente-cinq réunions israélo-libanaises à l’époque où tout promettait un bon avenir pour le Liban.

Le texte prévoyait pourtant comme de nos jours la création d’une zone de sécurité dans le sud du Liban, un calendrier de retrait des forces israéliennes, l’engagement de chaque partie à ce que son territoire ne serve pas de base à « des actions terroristes ou hostiles » contre l’autre. Il envisageait même, à terme, des négociations ultérieures pour « des accords sur le mouvement des marchandises, des produits et des personnes, de leur mise à exécution sans distinction ».

Le principal opposant à cet accord à l’époque fut le président actuel du Parlement libanais Nabih Berry, comme si l’histoire se répétait avec la même mentalité, les mêmes chefs qui refusent l’idée de toute négociation. Même la même campagne de dénigrement orchestrée par les partisans du Hezbollah contre le président Aoun de nos jours était la même du temps du président Gemayel.

Ici on se demande comment le pays va donc avec cette mentalité évoluer. À l’époque, le Liban n’était pas au moins en faillite, le sud du Liban n’était pas tellement détruit comme il l’est de nos jours.

On se demande simplement enfin si on refuse toute négociation malgré quelques concessions, ne serait-il pas mieux de libérer cette nouvelle invention de ligne jaune en profondeur au lieu de la voir évoluer un jour en ligne rouge plus profonde interdite à tous Les Libanais si on refuse la paix ?

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

Au moment où le Liban relance des discussions directes avec l’État hébreu ressurgit le spectre de l’accord israélo-libanais du 17 mai 1983, resté depuis lettre morte.On avait tous applaudi et espéré à l’époque qu’un grand changement allait avoir lieu surtout avec l’élection du président Amine Gemayel élu comme étant l’homme fort du changement, bien que le pays fût occupé à la fois par l’armée israélienne et par l’armée syrienne.Et de l’ambassadeur Simon Karam actuellement à la tête du mécanisme, à l’ambassadeur Antoine Fattal qui était alors à la tête de la délégation libanaise, il y a plus de quarante-trois ans, on a l’impression que les choses n’ont point évolué et ne vont pas évoluer malgré trente-cinq réunions israélo-libanaises à l’époque où tout promettait un bon avenir...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut