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Économie - Dans La Presse

Le gouverneur de la BDL demande le soutien urgent de la communauté internationale

Dans une tribune publiée dans le « Financial Times », Karim Souaid appelle à la mise en place d’un financement relais pour accompagner les réformes en cours.

Le gouverneur de la BDL demande le soutien urgent de la communauté internationale

Le gouverneur de la BDL, Karim Souhaid. Photo DR

Le gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, a appelé la communauté internationale à soutenir la relance économique du Liban dans une tribune publiée dimanche dans le Financial Times, affirmant que les réformes internes ne suffiraient pas à elles seules.

Dans une rare intervention médiatique depuis son arrivée à la tête de la BDL en mars 2025, Karim Souaid a déclaré que les récents ajustements de politique publique du gouvernement allaient « dans la bonne direction », les équilibres budgétaires s’étant améliorés « en grande partie grâce à une hausse de la collecte fiscale et à une limitation des dépenses », mais que cela ne serait pas « suffisant pour lever tous les obstacles à la reprise », a-t-il écrit.

« Les priorités de la Banque centrale – préserver notre monnaie, maintenir les fonctions essentielles de l’État et assurer des remboursements progressifs aux déposants – sont appropriées. Mais elles opèrent dans un cadre très contraint », a-t-il expliqué. « Sans soutien extérieur, l’ajustement se poursuivra, mais plus lentement et à un coût social plus élevé. »

Le gouverneur, largement considéré comme proche du lobby bancaire depuis sa nomination en 2025, affirme que « la crise économique du Liban est souvent décrite comme complexe. Elle ne l’est pas, a-t-il souligné, la décrivant comme le résultat prévisible de l’indiscipline budgétaire de gouvernements dilettantes, de la mauvaise gestion monétaire par la banque centrale et de la mauvaise gestion de l’épargne privée par le secteur bancaire ».

« Un système bancaire ne peut pas être reconstruit sur des actifs dépréciés et des fonds propres insuffisants », a-t-il ajouté. « Il doit être recapitalisé avec de nouveaux fonds propres ou sérieusement réduit, afin de refléter la réalité économique. Toute solution intermédiaire ne fait que prolonger la stagnation. »

Karim Souaid a également cité le conflit armé comme un obstacle majeur à la reprise, en référence au conflit entre le Hezbollah et Israël depuis octobre 2023. « La guerre crée une incertitude qui décourage l’investissement, accélère la fuite des capitaux et érode les gains issus des réformes. Dans de telles conditions, même des mesures économiques solides produisent des rendements amoindris. »

Enfin, il a déclaré que, si les acteurs internationaux avaient fourni de nombreux conseils, et si les amis et voisins du Liban avaient exprimé un « soutien de principe », le soutien financier était resté limité. Il a attribué cela à une « hésitation familière » chez les bailleurs, qui préfèrent attendre des corrections de politique publique avant d’engager des capitaux, estimant que la stabilisation exige que les deux volets avancent ensemble. « Sans passerelle, même des réformes bien conçues risquent de s’épuiser avant de produire leurs effets », a-t-il conclu.

Le gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souaid, a appelé la communauté internationale à soutenir la relance économique du Liban dans une tribune publiée dimanche dans le Financial Times, affirmant que les réformes internes ne suffiraient pas à elles seules.Dans une rare intervention médiatique depuis son arrivée à la tête de la BDL en mars 2025, Karim Souaid a déclaré que les récents ajustements de politique publique du gouvernement allaient « dans la bonne direction », les équilibres budgétaires s’étant améliorés « en grande partie grâce à une hausse de la collecte fiscale et à une limitation des dépenses », mais que cela ne serait pas « suffisant pour lever tous les obstacles à la reprise », a-t-il écrit.« Les priorités de la Banque centrale – préserver notre monnaie, maintenir les fonctions...
commentaires (5)

Payes de ta poche tu n'aura pas UN SOU de la mienne

Emile

19 h 05, le 06 mai 2026

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Commentaires (5)

  • Payes de ta poche tu n'aura pas UN SOU de la mienne

    Emile

    19 h 05, le 06 mai 2026

  • « Un système bancaire ne peut pas être reconstruit sur des actifs dépréciés et des fonds propres insuffisants », a-t-il ajouté. « Il doit être recapitalisé avec de nouveaux fonds propres ou sérieusement réduit, afin de refléter la réalité économique. Toute solution intermédiaire ne fait que prolonger la stagnation. » qui parle de nouveau fonds propres à part les ceux qui ont pillé ce pays? Il faut restituer ce qui a été volé pour conquérir la confiance des nouveaux investisseurs et renflouer les caisses de l’état avec cet argent volé dont ils ne parlent jamais. Où est la justice dans ce pays?

    Sissi zayyat

    18 h 16, le 06 mai 2026

  • EXACT,Mr Michel TRAD...vs avez tout dit!

    Marie Claude

    14 h 57, le 05 mai 2026

  • Avant d'aller mendier des sous aupres de la communaute internationale, mettez donc en place les mecanismes judiciaires et financiers pour obliger les crapules bancaires et la canaille politichienne a rapatrier les milliards de $ qu'ils ont illegalement acquis et frauduleusement detourne vers l'etranger. Ce n'etait pas leur argent, mais celui des epargnants. 1 400 000 comptes PILLES sous la haute supervision du predecesseur de M. Souhaid, Riad Salame, et de son adjoint Mansouri. Le tout sous la haute tutelle du ministre des finances M. Ali Hassan Khalil et de son successeur M. Hussein Khalil.

    Michel Trad

    18 h 35, le 04 mai 2026

  • Il s'est mis lui aussi á la mendicité? C'est une maladie contagieuse dites donc. Mais on le comprend: L'ETAT PROFOND est aux abois. Il faut bien financer l'effort de guerre du hezballah, et rassurer que des généreux donateurs paieront pour les destructions dont il est responsable. Sans cela la milice fera main basse sur ce qui reste des reserves et sur une partie de l'or, la livre sera dévaluée et avec le clientélisme de Berri. Ah et aussi. Il faudra bien au passage financer la reconstruction de l'Iran et assurer la survie du régime des mollahs. Une feuille de route nationale quoi!

    Moi

    16 h 04, le 04 mai 2026

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