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Économie - cessez le feu au liban 2026

Le Liban devrait renouer avec la stagflation en 2026 en cas de prolongement de la guerre, alerte Bank Audi

Dans son dernier rapport trimestriel sur l’économie du pays, la banque estime que le Liban a perdu 75 millions de dollars chaque jour de guerre en mars.

Le Liban devrait renouer avec la stagflation en 2026 en cas de prolongement de la guerre, alerte Bank Audi

Des véhicules quittant en masse la capitale le 8 avril 2026, date à laquelle Israël a effectué une centaine de frappes dans tout le pays sans avertissement. Photo Philippe Hage Boutros/L’Orient-Le Jour

L’économie libanaise devrait entrer en récession en 2026, conjuguée à de fortes pressions inflationnistes, si la guerre avec Israël, qui a repris le 2 mars, ne se termine pas rapidement, alerte le service économique de Bank Audi. « Bien qu’il soit encore trop tôt pour évaluer l’impact de la guerre sur l’exercice 2026, ses retombées devraient être à la fois récessives et inflationnistes. Elles sont récessives en raison des incertitudes qu’elle génère à grande échelle. Elles sont également inflationnistes, en raison d’un choc d’offre provoqué par la hausse des prix du pétrole et du gaz. Ainsi, le Liban est entré, à court terme, dans un scénario de stagflation, avec toutes ses répercussions macroéconomiques et sociales, dans l’espoir que ces conditions défavorables prennent fin rapidement », peut-on lire dans son dernier rapport trimestriel.

Inflation et récession à deux chiffres ?

Dans son étude, Bank Audi estime que le Liban a perdu 75 millions de dollars chaque jour de guerre en mars, en se basant sur une méthodologie élaborée en interne, qui distingue – comme celle de la Banque mondiale par exemple – les dégâts directs (35 millions de dollars) du manque à gagner (40 millions de dollars) engendré. Si ce rapport publié à la mi-avril met également un scénario optimiste – fondé sur l’hypothèse d’une trêve plus ou moins respectée, même en l’absence d’accord de paix – et qui permettrait au pays d’enregistrer une croissance nulle en 2026 (soutenue notamment par un maintien des transferts de la diaspora et la consommation intérieure), le pays devrait voir l’inflation passer la barre des 20 % en 2026 « en raison de la hausse des coûts du pétrole et du transport ».

Surtout, « dans nos autres scénarios (non chiffrés dans le rapport, NDLR), nous pensons que le pays pourrait connaître une contraction de 5 % du PIB en 2026 si la guerre s’étend et se poursuit jusqu’en juin, et de 11 % si elle ne s’arrête pas en 2026 », résume le directeur du département de recherche de la banque, Marwan Barakat, auprès de L’Orient-Le Jour, alors que la trêve, qui a été renouvelée pour trois semaines, reste marquée par de multiples violations israéliennes et du Hezbollah au Liban-Sud.

Plusieurs économistes estiment déjà que la guerre devrait contracter le PIB dans une fourchette allant de 12 % à 16 % de pourcentage, un diagnostic notamment partagé par l’Institut de la finance internationale. Le ministre des Finances Yassine Jaber a récemment déclaré que les pertes accumulées par le Liban depuis le 2 mars s’élevaient à 3 à 4 milliards de dollars, tout en indiquant attendre les estimations plus précises de la Banque mondiale. Cette dernière avait estimé un recul du PIB de 7,1 % en 2024 – marqué par le précédent conflit entre le Hezbollah et Israël – et une croissance de 3,5 % en 2025. De son côté, l’Administration centrale de la statistique (ACS), qui n’a publié les chiffres de 2024 que récemment, a calculé que le PIB avait reculé de 5,4 % cette année-là, sans pouvoir fournir d’estimations pour la suivante.

L’économie libanaise devrait entrer en récession en 2026, conjuguée à de fortes pressions inflationnistes, si la guerre avec Israël, qui a repris le 2 mars, ne se termine pas rapidement, alerte le service économique de Bank Audi. « Bien qu’il soit encore trop tôt pour évaluer l’impact de la guerre sur l’exercice 2026, ses retombées devraient être à la fois récessives et inflationnistes. Elles sont récessives en raison des incertitudes qu’elle génère à grande échelle. Elles sont également inflationnistes, en raison d’un choc d’offre provoqué par la hausse des prix du pétrole et du gaz. Ainsi, le Liban est entré, à court terme, dans un scénario de stagflation, avec toutes ses répercussions macroéconomiques et sociales, dans l’espoir que ces conditions défavorables prennent fin rapidement »,...
commentaires (2)

Je trouve scandaleux, encore une fois, que l'OlJ ouvre ses colonnes aux responsable d'une banque qui a largement participe au PILLAGE de l'epargne des Libanais. Cette meme banque qui est poursuivie penalement en France et ailleurs en Europe pour des actes de blanchiment caracterises. Honte a vous l'OlJ. Honte sur votre supposee "neutralite" . Honte de donner la parole aux representants de cette banque qui se targuent de faire des "analyses", mais qui ne font rien pour rembourser leurs milliers de clients spolies. Incapables meme de s'excuser devant eux. Tfeeeeehhhhhh !

Michel Trad

02 h 28, le 29 avril 2026

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Commentaires (2)

  • Je trouve scandaleux, encore une fois, que l'OlJ ouvre ses colonnes aux responsable d'une banque qui a largement participe au PILLAGE de l'epargne des Libanais. Cette meme banque qui est poursuivie penalement en France et ailleurs en Europe pour des actes de blanchiment caracterises. Honte a vous l'OlJ. Honte sur votre supposee "neutralite" . Honte de donner la parole aux representants de cette banque qui se targuent de faire des "analyses", mais qui ne font rien pour rembourser leurs milliers de clients spolies. Incapables meme de s'excuser devant eux. Tfeeeeehhhhhh !

    Michel Trad

    02 h 28, le 29 avril 2026

  • Ok mais nous sommes victorieux, car nous avons survécu !

    Mago1

    18 h 36, le 28 avril 2026

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