Francis Mercier sur scène à Dubaï, le 19 avril 2026, devant un public réuni autour de son projet Solèy. Photo avec l'aimable autorisation de l'artiste
Il y a des artistes qui passent et d’autres qui reviennent. Et puis il y a ceux qui traduisent cette fidélité par un geste qui vient du cœur. Francis Mercier appartient à cette catégorie-là. Depuis ses débuts, le DJ haïtien n’a jamais coupé le lien avec le Liban, un pays qui a largement contribué à faire connaître sa musique, et où il continue de se produire régulièrement, dans les soirées les plus courues de Beyrouth.
Régulier de la nuit beyrouthine, attendu « comme un messie » à chacune de ses venues, il n’a jamais déserté la scène locale. « Oui, je viens au Liban ! » écrivait-il encore à l’été 2024, refusant de lâcher son public malgré les tensions.
Dimanche 19 avril, à Dubaï, il en a donné une nouvelle preuve avec Solèy FC Dubai, une déclinaison de son projet Solèy. Organisé au Ballers Dubai, l’événement réunissait musique, sport et public autour d’une initiative à but caritatif.
À la clé : un don de 20 000 dollars en faveur de la Croix-Rouge libanaise, auquel se sont ajoutées les contributions des participants. Les fonds seront consacrés aux soins médicaux urgents et aux opérations de secours.
Sans effets de manche, l’artiste défend une ligne claire : utiliser sa visibilité pour soutenir des causes concrètes. « Créer des moments qui rassemblent et qui ont un impact », explique-t-il. Déjà passé par Miami et Saint-Martin, son projet Solèy prend ici une dimension plus directement engagée.
Le Liban reste au centre de cette démarche. Dans la foulée, Francis Mercier a proposé un DJ set en plein air à Dubaï, où il a dévoilé un nouveau titre, Inshallah – un clin d’œil assumé.

Une house solaire, entre racines et circulation globale
Musicalement, Francis Mercier s’inscrit dans une house ouverte et hybride, nourrie de ses origines haïtiennes autant que de ses circulations entre continents. Ses sets mêlent rythmes afro-caribéens, textures électroniques et influences moyen-orientales, dans une esthétique accessible mais soignée. Cette capacité à faire dialoguer les cultures – sans les lisser – explique en partie son succès international, avec plus de 500 millions d’écoutes et des passages sur des scènes comme Coachella, Tomorrowland ou Ushuaïa Ibiza.
Une trajectoire globale, donc, mais qui continue de s’écrire, aussi, au rythme de Beyrouth.



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Merci pour ce don si généreux
21 h 56, le 20 avril 2026