Un navire israélien au large de Naqoura, en octobre 2022. Photo d'archives Mahmoud Zayyat / AFP
Le Hezbollah a revendiqué une frappe effectuée juste après minuit dans la nuit de samedi à dimanche sur un « navire de guerre israélien », une première annonce du genre depuis le tir lancé par le parti pro-iranien pendant la guerre de juillet 2006, en plein discours de Hassan Nasrallah.
Dans un communiqué, le groupe a revendiqué une attaque contre un navire de guerre « situé à 68 milles marins au large des côtes libanaises ». Une source de l'armée israélienne citée par le journal Yedioth Aharonoth a démenti tout tir en direction d'un navire de guerre. Cet incident « n'est pas reconnu » selon cette source. En soirée, des informations de la chaîne 14 israélienne indiquaient que le tir aurait visé suite à une « erreur d'identification » un bâtiment britannique. Aucune information n'a encore été fournie officiellement par Londres.
Le bateau visé se préparait selon le parti chiite à tirer sur le territoire libanais. Le communiqué ne précise pas au large de quelle région se trouvait la cible, mais souligne que la frappe a été menée au moyen d'un « missile de croisière naval. » L'armée israélienne avait affirmé au cours du mois écoulé avoir tiré à plusieurs reprises depuis des navires de guerre, notamment mardi dernier à Jnah dans le sud de Beyrouth.
C'est la première fois depuis 2006 que le Hezbollah revendique un tir naval. Pendant la guerre de juillet 2006, il avait revendiqué une attaque sur un navire israélien, en plein discours de son chef d'alors, Hassan Nasrallah, tué en septembre 2024. La première phrase du communiqué du Hezbollah dimanche fait d'ailleurs référence à ce discours : « Maintenant en pleine mer, voici le navire de guerre israélien qui a attaqué nos infrastructures, les habitations et les civils — regardez-le brûler ».


Si c’est pour relever le moral on comprendrait alors cette attaque hautement réussie contre la flotte ennemie vaincue. Sauf que lorsqu’on fait la guerre pour venger un mort, on risque de la prolonger, car des morts à venger il y en a tous les jours. Criminelles ces guerres toujours lancées par des vendus téléguidés qui n’ont rien appris. Le dicton libanais dit que la répétition apprend même à l’âne. Apparemment pas.
07 h 23, le 06 avril 2026