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Les pays arabes réaffirment leur soutien à la souveraineté du Liban et au monopole des armes


Les pays arabes réaffirment leur soutien à la souveraineté du Liban et au monopole des armes

Les participants à la réunion en visioconférence de la 43ᵉ session du Conseil des ministres de l’Intérieur de la Ligue arabe, le 1er avril 2026. Photo Ani

Le Conseil des ministres arabes de l’Intérieur a affirmé mercredi son soutien « à la sécurité, à la stabilité et à l’unité du Liban », appelant à « renforcer la souveraineté de l’État sur l’ensemble de son territoire » et soutenant « la décision du gouvernement libanais de limiter les armes aux forces de l’État », alors que le Hezbollah a entraîné le 2 mars le Liban dans la guerre au Moyen-Orient.

À l’issue de la 43ᵉ session du Conseil des ministres de l’Intérieur arabes, une institution relevant de la Ligue arabe et dont le Liban assure la présidence tournante cette année, ces pays ont condamné fermement « les agressions iraniennes contre plusieurs pays arabes », dont la Jordanie, les Émirats arabes unis, Bahreïn, l’Arabie saoudite, Oman, le Qatar et le Koweït. Téhéran et Tel-Aviv continuent entre-temps de se bombarder mutuellement et les riches États pétroliers de la région ont été touchés par des centaines de missiles et de drones iraniens depuis le lancement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

Le Conseil a qualifié dans un communiqué ces attaques de « violation flagrante de la souveraineté » de ces États, de « transgression du droit international et de la Charte des Nations unies », et de « menace grave pour la paix et la sécurité internationales ». Il a exprimé son « plein soutien » aux États concernés, saluant les mesures prises pour préserver leur sécurité, protéger leurs citoyens et défendre leurs institutions, tout en réaffirmant leur droit légitime à l’autodéfense.

Il a en outre condamné « la poursuite par l’Iran du financement, de l’armement et de l’activation de milices affiliées dans plusieurs pays arabes », estimant que ces pratiques constituent une menace pour la stabilité régionale. Le communiqué condamne également « l’occupation illégale par Israël des territoires palestiniens et arabes depuis 1967 », ainsi que « sa politique expansionniste et ses attaques contre plusieurs pays, dont le Liban, la Syrie et l’Irak ».

L'appel de Hajjar

S’exprimant en visioconférence, le ministre de l’Intérieur et des Municipalités Ahmad Hajjar a appelé les pays arabes et la communauté internationale à « soutenir les efforts visant à mettre fin » à la guerre entre Israël et le Hezbollah, alors que l’État hébreu aspire à occuper une partie du Liban-Sud pendant au moins plusieurs années, comme l’ont souligné des responsables israéliens cette semaine. Il a aussi appelé ses interlocuteurs à « appuyer la décision du gouvernement d’étendre son autorité sur l’ensemble de son territoire exclusivement par ses propres forces armées ».

Le gouvernement de Nawaf Salam avait déjà demandé l’été dernier à l’armée libanaise de rétablir effectivement le monopole de l’État sur les armes, en désarmant notamment le Hezbollah, en commençant par le sud du Litani. Dès la reprise de la guerre le 2 mars dernier, le Conseil des ministres a enfoncé le clou en réclamant ce désarmement par tous les moyens et en qualifiant d’illégales les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah. Pendant la réunion du Conseil de sécurité mardi, le représentant du Liban a de nouveau accusé le parti pro-iranien d’avoir « décidé unilatéralement de faire la guerre » à Israël, tout en condamnant les attaques et l’invasion israélienne en cours.

« Le Liban est soumis à des attaques israéliennes dévastatrices, dans le cadre d’une guerre qui lui a été imposée et qu’il a tenté d’éviter par tous les moyens », a déclaré Ahmad Hajjar à ses homologues de la Ligue arabe. « Le Liban réaffirme son droit légitime à défendre son territoire et son peuple, et appelle au soutien des pays arabes frères et de la communauté internationale pour mettre fin à cette guerre injuste, mettre un terme à l’occupation israélienne de son territoire, respecter pleinement sa souveraineté et soutenir la décision du gouvernement libanais d’étendre son autorité sur l’ensemble du territoire par ses propres moyens », a-t-il précisé.

La reprise des hostilités entre les deux belligérants s’inscrit dans un conflit plus large déclenché par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui soutient le Hezbollah. Bombardé en pleine négociation, Téhéran a riposté en tirant des missiles sur des bases américaines, puis sur d’autres cibles dans les pays du Golfe.

« Les agressions et les défis sécuritaires croissants auxquels sont confrontés certains pays arabes frères constituent une source de profonde préoccupation pour nous tous », a déclaré Ahmad Hajjar. « Nous les condamnons et les rejetons catégoriquement, en raison des atteintes qu’ils portent à la souveraineté de ces États et des menaces qu’ils font peser sur leur sécurité et leur stabilité. Nous réaffirmons également notre rejet de tout ce qui pourrait menacer la paix civile dans nos sociétés arabes ou déstabiliser leur sécurité à travers des activités terroristes ou subversives illégales », a-t-il ajouté.

Le Conseil des ministres arabes de l’Intérieur a affirmé mercredi son soutien « à la sécurité, à la stabilité et à l’unité du Liban », appelant à « renforcer la souveraineté de l’État sur l’ensemble de son territoire » et soutenant « la décision du gouvernement libanais de limiter les armes aux forces de l’État », alors que le Hezbollah a entraîné le 2 mars le Liban dans la guerre au Moyen-Orient.À l’issue de la 43ᵉ session du Conseil des ministres de l’Intérieur arabes, une institution relevant de la Ligue arabe et dont le Liban assure la présidence tournante cette année, ces pays ont condamné fermement « les agressions iraniennes contre plusieurs pays arabes », dont la Jordanie, les Émirats arabes unis, Bahreïn, l’Arabie saoudite, Oman, le Qatar et le Koweït. Téhéran et Tel-Aviv...