Une femme tient un enfant dans un bus sous la pluie, dans le centre de Beyrouth, le 26 mars 2026. Photo Dimitar Dilkoff / AFP

À regarder la mer au loin, bleue et calme, on pourrait parfois penser qu’il ne se passe rien. Quand il ne pleut pas, les immeubles bronzent au soleil et Beyrouth est belle, comme à son habitude. Sous ce soleil, si rien ne fume et que l’indice de pollution est relativement bas, même la banlieue sud - vue des hauteurs de la capitale - pourrait nous leurrer : peut-être que tout cela n’était qu’un mauvais rêve. Mais cette impression ne dure jamais bien longtemps.
Partout autour de nous, les choses ont changé. Au journal et jusque dans nos maisons. Au Liban, et jusqu’en France, ou dans n'importe quel pays où la diaspora vit. Face à cette guerre, seuls restent quelques initiatives, quelques histoires ou événements qui nous permettent non pas de l’oublier mais de mieux vivre avec. Puisque nous n’avons pas le choix.
Comme chaque week-end, nous vous invitons à prendre une pause pour les découvrir.


À Paris, quand la politique libanaise fait exploser un dîner entre proches

Ensemble, ils avaient goûté aux jours où Beyrouth était une fête, au temps où le Liban était encore une promesse et une possibilité. Réunis à Paris autour d’un dîner, cinq amis libanais tentent de retrouver un peu de réconfort loin de la guerre. Mais la conversation dérive vers la politique, et la soirée tourne à la rupture. À travers cette scène intime que nous raconte Gilles Khoury, c’est toute la fragmentation du Liban d’aujourd’hui qui se révèle.

Liban : ils dessinent la guerre en direct

Dans des ateliers, des chambres ou des espaces empruntés – à Beyrouth, au Liban-Nord ou à des milliers de kilomètres –, peintres, illustrateurs et artistes numériques produisent des œuvres qui ne s’autorisent aucun délai. Elles surgissent dans l’instant, comme des réponses à chaud face à la guerre. Et imposent l’émotion là où tout tend à l’anesthésie. Ils se sont confiés à Rayanne Tawil.

« Je me redresserai, mouillerai mes cheveux et danserai encore », la chronique de Sabyl Ghoussoub

Ils sont une petite centaine à avoir bravé les bombardements ce soir à Beyrouth pour aller danser. Ils ont environ la vingtaine, ils ou elles sont fluides, tellement fluides qu’on ne sait plus qui est « il » ou « elle ». Ils sont surtout libres, jeunes et beaux, tellement libres, jeunes et beaux qu’on les envie d’avoir vingt ans. Devant cette scène, me reviennent les mots de la poétesse Sofía Karámpali Farhat [...]. La chronique de Sabyl Ghoussoub.

À Sciences Po Paris, des étudiantes mettent la photographie au service des déplacés

Au 27, rue Saint-Guillaume à Paris, des fragments de souvenirs capturés sur des cartes postales s’accumulent. Devant le photo booth, les étudiant flânent, fouillent, avant d'emporter avec eux une valise de mémoire, celle du Liban et des Libanais. Une initiative particulière, puisque les profits iront déplacés de la guerre. Myriam el-Hindi vous y emmène.

« Le premier Norouz sans Ali Khamenei » : En France, les Iraniens veulent croire en un « nouveau jour »

Samedi dernier, la diaspora iranienne s'est retrouvée pour célébrer le Nouvel An persan en banlieue parisienne, à des milliers de kilomètres de leur pays bombardé. Mais malgré l'espoir affiché et la nécessité de danser, leurs sentiments restent mitigés. Valentine Lemaire y était.

À Marseille, Mouné, un bistro libanais engagé

Bio, créatif et engagé (notamment pour le Liban en ces temps difficiles) : tel est le triptyque gagnant de Mouné, qui est tout sauf un cliché du restaurant traditionnel libanais. Avec une carte évolutive, jamais deux fois le même menu et le pari de la fusion, les clients sont au rendez-vous. Branché, chaleureux, Mouné est devenu incontournable à Marseille. À table !, avec Emmanuel Khoury.

Le journal du journal : raconter la guerre, de jour comme de nuit

À la rédaction, comme dans le reste du pays, rien n'est plus pareil depuis plus de trois semaines. Alors, pour rapporter au mieux ce qu'il se passe, les journalistes redoublent de créativité. Ça, c’est pour L’Orient-Le Jour. Mais il y a aussi L’Orient la Nuit. Car les équipes restent sur le qui-vive jusque très tard, pour vous informer. Découvrez le journal du journal, par Sami Sioufi.

« Douchés » mais toujours debout, ces Libanais capturés par l’objectif de Gilbert Hage

À la galerie Tanit, le photographe Gilbert Hage présente une installation monumentale d’hommes et de femmes trempés. Une œuvre immersive qui évoque de manière troublante l’état de toute une population « sous l’eau ». Zéna Zalzal s'y est rendue.
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