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Vous avez été nombreux à envoyer des questions. Nous sommes désolés de n'avoir pas pu répondre à tout le monde. Mais ce n'est que partie remise !
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Il est clair que le Liban tel qu'on le connaît n'existe plus. Pourquoi est-il interdit dans le discours officiel de parler de partition en bonne et due forme ?
Et pour finir cette longue séance, deux questions qui se rejoignent également, de la part du « Francophone » et de Tina.
Celle du Francophone :
Bonjour.
Pensons au Liban futur. Il est temps qu'en marge de « la guerre imposée », il y ait des élites, des visionnaires pour « penser » le Liban futur. C'est évident, que le Liban futur sera confédéré. D'un côté, les « Sunnites/chiites libres/druzes /chrétiens » et une autre région pour les « adeptes du Hezbollah et des causes guerrières ». No way d'écrire un manuel scolaire d'Histoire. Les héros des uns sont les traîtres des autres. Il est temps de stopper l’hypocrisie. Depuis 1975, il existe des identités libanaises et non une seule. Il est temps de stopper cette frustration. Nous sommes des boulets, on n'avancera pas.
Et celle de Tina :
Il est clair que le Liban tel qu'on le connaît n'existe plus. Pourquoi est-il interdit dans le discours officiel de parler de partition en bonne et due forme ? Pas le fédéralisme. Une partition à l'amiable, comme en Tchécoslovaquie ? Pas comme la partition des chrétiens de 1982. Mais les régions chiites d'un côté, et les autres Libanais de l'autre. Pourquoi n’y a-t-il pas de parti qui prône ceci pour juger la popularité de cette option ? Par ailleurs, pourquoi la section des commentaires de L’Orient-Le Jour est restée bloquée en 2010, on ne peut pas faire de like aux commentaires des autres ou y répondre ?
Bonjour Tina, bonjour le Francophone, merci pour vos questions.
J’entends cela désormais dans toutes les communautés et dans tous les milieux. Il est clair que le vivre-ensemble libanais est en train de mourir. Que le niveau de haine est sans précédent. Que les replis identitaires sont partout. Qu’il paraît impossible de s’entendre entre nous sur le récit, les causes et les conséquences de cette guerre. Est-on arrivé au bout du rêve libanais ?
Je me refuse à cette idée. Une partition du Liban signifierait la mort du Liban. Et même beaucoup plus que cela, le Liban étant vraiment, comme le dit Emmanuel Macron, un « pays plus grand que lui-même ». Nous ne pouvons nous y résoudre.
Certes les défis sont immenses. Certes le divorce entre la communauté chiite et le reste du pays est très inquiétant. Certes nous revivons encore et encore la même histoire sans en tirer aucune leçon. Mais encore une fois, le Liban est une idée avant d’être un pays. Et cette idée vaut largement la peine que l’on continue d’y croire, envers et contre tout. Et que l’on fasse tout pour qu’elle résiste à un pays, à une région et à un monde qui lui sont de plus en plus hostiles et étrangers. C’est la mission qui nous anime au quotidien à L’Orient-Le Jour.
Le désarmement du Hezbollah n'est-il pas le dernier point qui permettra à Israël d'annexer le Sud-Liban sans résistance armée ?
Nous enchaînons avec deux questions qui se rejoignent :
Celle de Jeremy : Le désarmement du Hezbollah n'est-il pas le dernier point qui permettra à Israël d'annexer le Sud-Liban sans résistance armée ? L'armée libanaise n'a aucun moyen de protéger ses frontières, et nous n'aurons que nos yeux pour pleurer.
Et celle d’Anne Sophie : Bonjour de France, monsieur Samrani :
Que peut faire, selon vous, le gouvernement libanais pour éviter une annexion du Liban-Sud, face à un régime israélien en roue libre et extrémiste car la communauté internationale le laisse faire ? Car c'est bien gentil de demander le désarmement du Hezbollah, mais Israël n'aide pas avec ses bombardements ! Bien à vous, et bon courage dans cette situation.
Bonjour Jérémy et Anne Sophie, merci beaucoup pour vos questions,
Aux yeux de nombreux Libanais, Israël veut s’emparer du Liban-Sud depuis des décennies et le Hezbollah n’est qu’un prétexte. Dans cette logique, compte tenu de la faiblesse de l’armée libanaise, le Hezbollah, quel que soit ce que l’on pense du mouvement, est perçu comme le dernier rempart face à la perte de ce territoire.
Pour ma part, je ne suis pas convaincu par cet argument, bien que l’on ne puisse totalement l’écarter compte tenu de l’histoire israélienne et des déclarations de ses responsables.
Il n'empêche que les Israéliens se sont retirés en 2000 et que depuis, les trois guerres qui ont eu lieu ont toutes été déclenchées par le Hezbollah. Factuellement, au cours de ces 25 dernières années le Hezbollah a provoqué l’occupation beaucoup plus qu’il ne l’a empêchée. Il savait parfaitement qu’en entrant dans cette guerre, la réaction israélienne serait terrible. Il mise même là-dessus pour se refaire une santé idéologique sur le dos du malheur des Libanais, à commencer par ceux de la communauté chiite.
Il faut à tout prix éviter l’occupation israélienne, car elle aura des conséquences désastreuses pour l’ensemble du Liban. On peut miser sur le Hezbollah - ce qui me semble être un très mauvais calcul. Ou sur un accord avec Israël. Mais cet accord ne peut être possible que si les autorités se montrent déterminées à désarmer le Hezbollah. On voit toute la complexité de la situation.
Nous sommes coincés entre deux acteurs jusqu'au boutistes. Israël est prêt à détruire le Liban pour en finir avec le Hezbollah. Et ce dernier est prêt à sacrifier tout le Liban pour ne pas poser ses armes (et pour tenter de sauver le régime iranien).
Comment imaginez-vous la fin de cette guerre au Liban, quel scénario est le plus logique ?
Une question de Dikran :
Bonjour,
Comment imaginez-vous la fin de cette guerre au Liban, quel scénario est le plus logique possible ?
Bonjour Dikran, merci pour votre question
Je suis extrêmement pessimiste. Et j’espère sincèrement que l’avenir me donnera tort.
Je ne vois pas les Israéliens s’arrêter avant d’avoir imposé un nouveau fait accompli au Liban, qui passera probablement par une occupation de la région située au sud du Litani.
Je ne vois pas le Hezbollah accepter de rendre ses armes avant que le régime iranien ne tombe ou que le parti soit totalement défait.
Je ne vois pas l’Etat se réveiller avant d’être mis sous tutelle étrangère.
Je ne vois pas la société libanaise digérer le niveau de tensions et de haine qui la traversent actuellement sans des affrontements sanglants.
Notre seul espoir, à mes yeux, dépend à la fois d’une chute du régime iranien (très improbable) ou d’un affaiblissement considérable du régime, combinée à une action décisive de l’Etat libanais visant à désarmer le Hezbollah et à empêcher l’invasion israélienne. Autant dire que tout cela paraît pour le moins utopique à l’heure qu’il est.
Comment expliquez-vous que le président Aoun ne se soit pas encore adressé à la nation, alors que la guerre a commencé il y a près d’un mois maintenant ?
Et maintenant, une question de Nour : Comment expliquez-vous que le président Aoun ne se soit pas encore adressé à la nation, alors que la guerre a commencé il y a près d’un mois maintenant ?
Bonjour Nour, excellente question, je me la pose tous les jours.
L’État libanais, en particulier la présidence, se comporte comme si cette guerre était uniquement celle des Autres. L’incapacité à tenir un discours, au moins dans un objectif de rassembler les Libanais, qui souffrent tous de ce conflit, bien qu’à des degrés très différents, est symptomatique de la faillite morale et politique de cet Etat.
Soit il fait le pari que le Hezbollah va résister sur le terrain ou qu’Israël va lui faciliter la tâche pour désarmer la milice chiite, et dans ce cas c’est criminel.
Soit il considère qu’il peut obtenir un accord à la fois avec Israël et avec le Hezbollah, et dans ce cas là c’est, à minima, une très mauvaise lecture de la situation.
Quel est l’état des lieux des réseaux d’approvisionnement du Hezbollah ?
Et voici une question de Michel :
Bonjour à tous,
J’espère que vous allez bien.
Voici ma question : l’intensité imposée par le Hezbollah semble être une surprise pour les Israéliens. Se pose alors forcément la question de l’approvisionnement du mouvement. Quel est l’état des lieux de ses réseaux d’approvisionnement et quelles sont les perspectives ?
Un grand merci et prenez soin de vous.
Bonjour Michel, merci d’être avec nous.
Il est très difficile de faire la part du vrai et du faux sur les capacités réelles du Hezbollah dans cette guerre. Il mène de très nombreuses attaques contre Israël, encore plus que lors du dernier conflit. Mais celles-ci semblent avoir un impact assez faible, en témoigne le fait que les Israéliens vivant au nord du pays n’ont pas été évacués. Le Hezbollah prétend avoir détruit de nombreux chars Merkava sans fournir la preuve de la destruction d’un seul d’entre eux.
Sur le terrain, c’est tout aussi flou. L’armée israélienne progresse mais à un rythme lent. Cela est-il lié à la « résistance du Hezbollah » ou à une stratégie israélienne, puisque la large invasion annoncée n’a pas encore débuté ?
Il est très difficile de répondre concernant ses réseaux d’approvisionnements. Tout ce que je peux dire c’est que le Hezbollah semble produire lui-même une partie de son armement (notamment les drones) et bénéficiait encore avant la guerre de réseaux de contrebande qui passaient par la Syrie.
Pour aller plus loin, nous vous proposons cet article : Trois semaines plus tard, quel bilan pour les attaques du Hezbollah en Israël ?
Dans le contexte actuel, la démilitarisation du Hezbollah est-elle possible ?
Nous poursuivons avec une question d’Antoine.
Dans le contexte actuel, la démilitarisation du Hezbollah est-elle possible ?
Quelle est la latitude du gouvernement et de l'armée pour la réalisation de cet objectif ?
Bonjour Antoine, merci pour votre question, elle est centrale.
Il faut être lucide sur le fait que le désarmement du Hezbollah est, dans tous les cas, une opération complexe, longue et coûteuse. Elle est d’autant plus délicate à mener dans un contexte où l’armée pourrait passer pour un allié objectif d’Israël aux yeux d’une partie de la population.
Personne n'imagine que l’armée libanaise puisse la réaliser en 48 heures. L’enjeu immédiat n’est pas le désarmement mais la capacité de l'État à restaurer son autorité vis-à-vis de la milice. Et cela peut passer par une série de décisions progressives et symboliques : arrestations, check-points, déploiements etc…
Le problème aujourd’hui, c’est que tant l’armée que la présidence de la République (à contrario du gouvernement) envoient de nombreux signaux laissant entendre qu’ils ne sont pas déterminés à mener cette mission, qu’ils estiment trop dangereuse et susceptible de déclencher une guerre civile. Or, si le risque est réel, l’alternative paraît nettement plus risquée : une occupation israélienne au sud ; un Hezbollah souterrain et revanchard au nord ; et des communautés qui vont se réarmer par instinct de survie et en raison de la passivité de l’Etat.
Autrement dit, rester passif face au Hezbollah est aujourd’hui, à mon sens, le principal catalyseur d’une potentielle guerre civile.
Quel va être le rôle de la Finul pendant la durée de la présence des troupes israélienne sur le territoire libanais ?
Et voici une question d’Elie
Bonjour Anthony,
Quel va être le rôle de la Finul pendant la durée de la présence des troupes israélienne sur le territoire libanais ?
Merci.
Bonjour Elie, merci pour votre question,
La Finul est condamnée à jouer un rôle de spectatrice dans cette guerre, quelle que soit l’avancée des troupes israéliennes. La question, c’est quel rôle pourra-t-elle jouer dans l'après-guerre ? Les soldats de la Finul sont censés se retirer d’ici la fin 2027. Mais peut-on imaginer qu’une force onusienne demeure au Liban, avec des prérogatives d’intervention plus développées que celle de la Finul pour « accompagner » le gouvernement libanais dans sa mission de désarmer le Hezbollah ? C’est une discussion qui existe actuellement dans les coulisses diplomatiques.
Pensez-vous que l’armée israélienne va pouvoir désarmer le Hezbollah qui est beaucoup plus fort que le Hamas ?
Une question de Gabriel
Bonjour Monsieur Samrani. Nous apprécions tous votre compétence et votre effort...
Depuis plus de deux ans, l'armée israélienne n'est pas arrivée à désarmer le Hamas. Pensez-vous qu'elle va pouvoir désarmer le Hezbollah qui est beaucoup plus fort ?
Merci.
Bonjour Gabriel, merci pour votre question et votre soutien qui nous touche énormément.
Je ne crois pas que l’armée israélienne soit en capacité de « désarmer le Hezbollah ». Elle peut affaiblir le mouvement de façon significative mais l’on voit bien les limites, sans parler du coût pour le Liban, de ce genre de stratégie tant à Gaza, que par le passé en Afghanistan.
Un mouvement comme le Hezbollah, intégré au sein de la population et de l’Etat, ne peut pas être « éliminé » par des frappes aériennes, quelle que soit leur précision et leur intensité. Pour prendre une image, disons que la puissance du Hezbollah était équivalente à 100 avant 2023. Elle est passée à 10 après 2024 (et semble être remontée un peu depuis). A l’issue de cette guerre, elle pourrait être à un. Mais c’est le passage de un à zéro qui est le plus compliqué avec ce type de mouvement.
« En finir » avec le Hezbollah suppose essentiellement trois éléments : couper le lien qui le lie au régime iranien ; que le parti perde son soutien populaire au sein de la communauté chiite ; que l’Etat soit déterminé à récupérer le monopole des armes. Aucune de ces conditions n’est pour le moment réunie.
Quels sont les éléments qui permettent d'expliquer le silence relatif du Hamas et l'apparent retrait des Houthis dans le conflit ?
Et maintenant, une question de Bruno : Quels sont les éléments qui permettent d'expliquer le silence relatif du Hamas et l'apparent retrait des Houthis dans le conflit ?
Bonjour Bruno, merci d’être avec nous,
Je pense que les deux cas sont différents. A mon avis, les Houthis vont forcément entrer dans cette guerre, c’est juste une question de temps. Si les Etats-Unis se préparent à une opération dans le détroit d’Ormuz, les Houthis viseront probablement en réponse celui de Bab el-Mandeb.
Le Hamas est dans une position plus délicate. Il a un pied au sein de « l’axe de la résistance » et un autre pied qui dépend du Qatar, de la Turquie et de l’Egypte. Le fait que le régime iranien frappe son voisin qatari, où est réfugié tout le leadership du Hamas, oblige le mouvement islamiste à garder profil bas.
Sur ce sujet, si vous voulez allez plus loin, nous vous proposons de lire : À quand l’entrée des houthis dans la guerre ?
Ainsi que ceci : Pourquoi le Hamas veut voir Téhéran cesser ses attaques contre les pays du Golfe
Assiste-t-on, en ce moment, à une logique de désescalade contrainte ou à une guerre dont les objectifs réels rendent un cessez-le-feu encore improbable à court terme ?
On commence avec une question de Lucas:
Dans un contexte où Donald Trump a repoussé au 6 avril son ultimatum concernant des frappes sur les infrastructures énergétiques iraniennes, tout en affirmant que des négociations avancent (alors même que Téhéran nie des discussions directes ) faut-il interpréter cette échéance comme un véritable levier diplomatique vers un cessez-le-feu, ou au contraire comme une phase de préparation à une escalade majeure ? Et plus largement, selon vous, assiste-t-on à une logique de désescalade contrainte ou à une guerre dont les objectifs réels rendent un cessez-le-feu encore improbable à court terme ?
Bonjour Lucas, merci pour votre question,
J’ai envie de vous répondre les deux. Je crois que Donald Trump est sincère dans sa volonté de négocier et que cette phase de relative désescalade lui permet en même temps de préparer l’escalade à venir.
Je m’explique : Trump veut sortir de cette guerre mais ne peut pas le faire sans avoir obtenu des concessions majeures de la part de l’Iran, en particulier concernant le détroit d’Ormuz. Or le régime iranien ne fera aucune concession majeure sans garanties que cette guerre soit la dernière et qu’elle aboutisse à une recomposition stratégique en sa faveur.
Dans ces circonstances, il me semble impossible de parvenir à un accord diplomatique.
L’escalade me paraît inévitable. Les Etats-Unis, veulent, à minima, être en capacité d’empêcher le régime iranien de contrôler le détroit d’Ormuz, ce qui suppose une opération complexe, de longue durée, avec de nombreux risques.
L'erreur de calcul américaine, c’est de penser qu’une escalade importante (destruction des installations énergétiques, prise de l'île de Kharg ou des trois îles revendiquées par les Emirats) aboutira à une capitulation iranienne.
L'erreur de calcul iranienne, c’est de penser qu’en maximisant le coût de cette guerre pour son adversaire et ses voisins, il va les contraindre à reculer plutôt que de les convaincre de la nécessité de la mener jusqu’au bout.
Nous risquons d’être encore coincés plusieurs semaines dans cette dialectique.
Et c'est (presque) parti
Bonjour,
Dans quelques minutes nous allons ouvrir cette nouvelle session de questions/réponses. Restez connectés !
Bonjour à tous !
Alors que l'issue du conflit régional semble toujours lointaine, près d'un mois après ses débuts, notre co-rédacteur en chef répondra à vos questions ici, à 13h.
À tout de suite.
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Un grand merci pour votre analyse extrêmement claire et, tristement, lucide. Je cite quelques phrases qui me semblent résumer la situation. "Israël est prêt à détruire le Liban pour en finir avec le Hezbollah. Et ce dernier est prêt à sacrifier tout le Liban pour ne pas poser ses armes (et pour tenter de sauver le régime iranien)". "Tant l’armée que la présidence de la République (à contrario du gouvernement) envoient de nombreux signaux laissant entendre qu’ils ne sont pas déterminés à mener cette mission". "Rester passif (...) est le principal catalyseur d’une potentielle guerre civile"
08 h 39, le 28 mars 2026