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Société - guerre au liban 2026

Des adieux en suspens : au Liban-Sud, la guerre exile même les morts

Les habitants des villages frontaliers se retrouvent contraints de recourir à l’enterrement provisoire de leurs proches... en attendant le retour.

Des adieux en suspens : au Liban-Sud, la guerre exile même les morts

À Tyr, un cimetière provisoire en temps de guerre. Photo envoyée par Alwan Charafeddine, vice-président de la municipalité

Dans les guerres, ce n’est pas seulement le sens de la mort qui change. Les rituels d’adieu se transforment eux aussi. Dans le sud du Liban, où les tombes racontent l’histoire des familles, l’enterrement est bien plus qu’un simple geste religieux. C’est un dernier retour au village. Mais lorsque la guerre empêche ce retour, une solution, aussi dure soit-elle, s’impose : l’enterrement provisoire, ou la wadiaa en arabe.Lors de la guerre entre Israël et le Hezbollah en 2024, puis avec la reprise des combats en mars 2026, l’expression est revenue dans les conversations des habitants des villages du Sud, alors que le transfert des dépouilles mortelles vers les localités frontalières détruites et bombardées sans arrêt devenait impossible. La démarche n’a pas épargné non plus les figures les plus emblématiques. Après son assassinat par Israël...
Dans les guerres, ce n’est pas seulement le sens de la mort qui change. Les rituels d’adieu se transforment eux aussi. Dans le sud du Liban, où les tombes racontent l’histoire des familles, l’enterrement est bien plus qu’un simple geste religieux. C’est un dernier retour au village. Mais lorsque la guerre empêche ce retour, une solution, aussi dure soit-elle, s’impose : l’enterrement provisoire, ou la wadiaa en arabe.Lors de la guerre entre Israël et le Hezbollah en 2024, puis avec la reprise des combats en mars 2026, l’expression est revenue dans les conversations des habitants des villages du Sud, alors que le transfert des dépouilles mortelles vers les localités frontalières détruites et bombardées sans arrêt devenait impossible. La démarche n’a pas épargné non plus les figures les plus emblématiques....
commentaires (7)

Un choix funeste de plus pour le Liban, cette fois ci à la gloire des mollah. J’aurais plus de compassion si ce combat avait été utile et commun.

Zeidan

18 h 33, le 21 mars 2026

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Commentaires (7)

  • Un choix funeste de plus pour le Liban, cette fois ci à la gloire des mollah. J’aurais plus de compassion si ce combat avait été utile et commun.

    Zeidan

    18 h 33, le 21 mars 2026

  • Destinée commune de beaucoup de libanais: des centaines ont disparus dans les geôles des assad en syrie et qui ne seront jamais enterrés par le familles. On est Tous, comme libanais, dans le même pot: des victimes des guerres des autres. Allah Yirham kél mawténa!

    Wlek Sanferlou

    15 h 45, le 21 mars 2026

  • L'antithèse de l'attitude israélienne qui sous prétexte de déterrer les restes imaginaires d'un de leurs pilotes assassins massacre tout un village.

    Politiquement incorrect(e)

    12 h 43, le 21 mars 2026

  • Merci pour ce témoignage émouvant qui permet de montrer encore une fois l horreur des guerres. Pour le futur , c est important de documenter tous les aspects de le vie sous les bombes. .

    Antoun Souhaid

    09 h 08, le 21 mars 2026

  • Merci d'avoir écrit cet article, qui donne la voix à des personnes vraies, dont le désir simple était de mourir sur leur terre, et non déracinées; et aux membres de leur famille qui auraient voulu vivre leur tristesse en honorant la personne aimée, sans que s'y ajoute la confusion et la culpabilité face à ce corps qui n'a plus de place. Cet article nous rappelle notre humanité, et que la mort fait partie de la vie, mais que la guerre, elle, est une aberration pour laquelle nous ne sommes que des chiffres.

    S.M

    08 h 43, le 21 mars 2026

  • L'intérêt est de montrer l'horreur de la guerre qui n'a rien de romantique contrairement à ce que certains veulent nous faire croire

    Charbel Moussalem

    22 h 29, le 20 mars 2026

  • Quel est l’intérêt de publier un article « funèbre », macabre et anxiogène, dans un contexte déjà marqué par la peur et le découragement ?

    Hitti arlette

    20 h 34, le 20 mars 2026

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