Le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi. Photo ANI
Le ministre des Affaires étrangères Joe Raggi a regretté dimanche que « le Hezbollah ait une nouvelle fois ignoré les intérêts supérieurs du Liban pour servir des agendas étrangers, en se lançant dans la défense de l'Iran et en entraînant le Liban dans une guerre qui ne le concerne pas, ce qui a provoqué des opérations militaires israéliennes brutales contre plusieurs régions libanaises ». Il a souligné que « le Hezbollah prend ses décisions de manière isolée, sans tenir compte de l'État et de ses institutions officielles », ajoutant que « le gouvernement et le peuple libanais ne sont pas responsables de ces actes et de leurs conséquences ».
M. Raggi s’exprimait au cours d’une réunion exceptionnelle de la Ligue arabe consacrée à la dénonciation des attaques iraniennes contre les États du Golfe, ainsi que contre la Jordanie et l’Irak. Ces représailles iraniennes ont commencé avec la frappe américano-israélienne sur ce pays, depuis le 28 février dernier.
M. Raggi a exprimé « la solidarité du Liban avec tous ces pays et leurs peuples », assurant qu’il se tenait à leurs côtés « contre tout ce qui menace leur sécurité et leur stabilité ».
Le ministre a enfin expliqué les circonstances de la décision gouvernementale du lundi 2 mars, qui a prohibé les activités du Hezbollah et lui a enjoint de remettre ses armes à l’État sans délai, après le tir des premières roquettes vers le nord d’Israël dans la nuit du 1er au 2 mars. Une décision qui n’empêche pas le parti chiite de poursuivre ses attaques, malgré l’important déplacement de population et le bilan humain en hausse.

