« Ce que j’ai apporté à la littérature française, c’est ma vie » : l'ultime entretien de Vénus Khoury-Ghata à « L'OLJ »
Avant sa disparition le 28 janvier, l’écrivaine confiait à « L’Orient-Le Jour » son rapport à la langue, à l’exil et à l’écriture. Une voix singulière derrière 62 livres traduits.
L'OLJ / Propos recueillis par Nada GHOSN,
le 06 mars 2026 à 00h00
Vénus Khoury-Ghata dans son appartement parisien, où elle écrivait chaque matin. En compagnie de son chat. Photo d’archives Gilles Khoury/L’OLJ
Dans des paroles recueillies avant que la mort ne l’emporte le 28 janvier dernier, l’écrivaine et poétesse s’est livrée à L’Orient-Le Jour sur sa vie, son écriture, son rapport à la langue et à l’identité. Une façon d’entendre encore la voix si singulière de cette écrivaine qui laisse derrière elle une œuvre monumentale de 62 livres traduits à travers le monde.Vous dites souvent que le passage de l’arabe au français a profondément transformé votre écriture. Pourquoi ?L’écriture est née très tôt, comme une nécessité intérieure. Mon imaginaire était entièrement occupé par cette enfance : un père dur, austère, presque ascétique, qui avait été moine avant de quitter le monastère pour épouser ma mère. Il nous a imposé une vie extrêmement austère : on ne devait pas rire, tout était interdit. Cette atmosphère de rigueur, de silence et de peur a...
Dans des paroles recueillies avant que la mort ne l’emporte le 28 janvier dernier, l’écrivaine et poétesse s’est livrée à L’Orient-Le Jour sur sa vie, son écriture, son rapport à la langue et à l’identité. Une façon d’entendre encore la voix si singulière de cette écrivaine qui laisse derrière elle une œuvre monumentale de 62 livres traduits à travers le monde.Vous dites souvent que le passage de l’arabe au français a profondément transformé votre écriture. Pourquoi ?L’écriture est née très tôt, comme une nécessité intérieure. Mon imaginaire était entièrement occupé par cette enfance : un père dur, austère, presque ascétique, qui avait été moine avant de quitter le monastère pour épouser ma mère. Il nous a imposé une vie extrêmement austère : on ne devait pas rire, tout était...
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Madame est partie bienheureuse d,avoir pu achever ce dont elle aspirait. Que son ame s,en rejouisse la ou elle est. Ici son souvenir est eternel.
14 h 00, le 06 mars 2026