Un hélicoptère d'attaque israélien de type "AH-64 Apache" lançant des roquettes vers le Liban-Sud, au-dessus de la Ligne bleue, le 4 mars 2026. Photo Jalaa Marey/AFP
Infiltration ? Incursion ? Invasion ? Il était encore difficile, mercredi après-midi, d’identifier la nature de l’offensive terrestre lancée par l’armée israélienne au Liban-Sud. Tandis que les troupes armées pénètrent de plus en plus en profondeur en territoire libanais, la menace d’une nouvelle occupation du Sud prend de l’ampleur, à l’heure où l’État hébreu ne cache plus son intention d’y établir une « zone tampon ».
« Aux habitants du Liban-Sud : vous devez évacuer vos maisons sans délai et vous déplacer immédiatement vers le nord du fleuve Litani. » Tel est le message lancé à midi pile par le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, le colonel Avichay Adraee, à l’attention des dizaines de milliers d’habitants de la zone frontalière. Une annonce assortie d’une carte marquant en rouge les quelque 832 kilomètres carrés qui s’étendent de Hourah, à l’est, à Qasmié, à l’ouest, au niveau de l’embouchure de la rivière. Après avoir déjà sommé les habitants de plus d’une centaine de villages de la région de quitter les lieux ces deux derniers jours, l’armée israélienne inclut désormais la ville de Tyr, peuplée de près de 40 000 habitants.

Selon les dernières informations disponibles, les troupes israéliennes envahissant le sol libanais ont établi mercredi en début d’après-midi une position devant la municipalité de Khiam (caza de Marjeyoun), après avoir soumis le village à d’intenses rafales de mitrailleuses et des salves de tirs d’artillerie. Les soldats israéliens s’y sont introduits depuis leur poste fortifié sur la colline de Hammames, l’un des six points qu’occupait Israël au Liban-Sud depuis le cessez-le-feu du 27 novembre 2024, ayant mis fin à la précédente guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah à l’automne 2024.
De plus, un bataillon israélien s’est introduit dans la matinée dans l’hôpital gouvernemental de Meis el-Jabal (Marjeyoun) où il a pris position, après avoir en outre lancé des travaux de terrassement dans la zone dite d’« Azraïel », au sud de la localité frontalière de Kfarchouba (Hasbaya), précise notre correspondant.
Arrestation par l’armée libanaise de 27 personnes pour « possession illégale d’armes et de munitions »
Dans ce contexte, l’armée libanaise a annoncé procéder au « repositionnement de certains postes à la frontière », dans un communiqué publié en fin d’après-midi. Elle a justifié la manœuvre par les « moyens limités disponibles », et a précisé appliquer « des mesures exceptionnelles pour maintenir la sécurité et empêcher toute manifestation armée dans différentes régions ». La veille, la troupe avait évacué ses postes d’observation à la frontière, en raison du déséquilibre militaire manifeste entre les deux armées.
Dans son communiqué, l’armée dénonce également « la poursuite des attaques israéliennes contre différentes régions » et « l’avancée des forces israéliennes à l’intérieur du territoire libanais, en violation flagrante des résolutions internationales et de la souveraineté libanaise ». Elle fait également état de tirs de missiles et de drones depuis le Liban, sans mentionner le Hezbollah. Enfin, elle indique que ses unités ont « renforcé leur présence à la frontière est en coordination avec les autorités syriennes compétentes », dont l’armée s’est déployée à ses frontières avec le Liban et l’Irak mardi.
Pour sa part, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a indiqué avoir observé des soldats israéliens pénétrer en territoire libanais près de Markaba, Adaïssé, Kfar Kila et Ramiyé ce matin, avant de se replier au sud de la ligne bleue.
Deux soldats israéliens blessés et deux chars touchés en territoire libanais
Le ministère de la Santé a annoncé que dans un nouveau bilan que l’agression israélienne au Liban depuis l’aube du lundi 2 mars jusqu’au soir du mercredi 4 mars s’élève désormais à 72 morts et 437 blessés. La veille, le bilan officiel faisait état d’au moins 40 morts et 246 blessés.
Selon les informations de notre correspondant dans la région, au moins un jeune homme a été tué à Khiam mercredi. Non loin de la ville, à Tall el-Nahas (Marjeyoun), une femme s’est retrouvée piégée pendant plusieurs heures dans sa maison, ciblée par des tirs des soldats déployés aux alentours. Après des appels à l’aide de sa famille, l’armée libanaise, accompagnée de la Croix-Rouge, a mené une opération de sauvetage pour l’évacuer de son domicile.
Ce petit village a été le théâtre d’un autre incident marquant dans les confrontations du jour. Parmi les 12 opérations qu’il a revendiquées ce mercredi, le Hezbollah a annoncé, vidéo à l’appui, avoir ciblé un tank israélien Merkava par un tir de missile antichar. Dans le même temps, l’agence Reuters rapportait des informations faisant état de deux blessés dans les rangs israéliens, alors qu’un autre « char ennemi » a été pris pour cible à Houla (Marjeyoun), selon un autre communiqué de la milice chiite.
Au total, le Hezbollah a revendiqué plus de dix nouvelles attaques de missiles ou menées à l’aide de drones-suicide visant des cibles en territoire israélien, notamment à Metoula, Safed, Haïfa, Ramat David ou encore Tel-Aviv, sans que des impacts soient confirmés par les médias israéliens. En début de soirée, une frappe puissante sur la ville de Tyr, ayant visé les générateurs de « Hamto Electricity », a fait neuf blessés, selon un bilan préliminaire de l’agence nationale d’information. La frappe a provoqué un important incendie en raison de l’embrasement de réservoirs de mazout, selon l'agence.
L'armée israélienne a également mené deux frappes meurtrières sur la route de l’Aéroport international de Beyrouth (AIB), dans la banlieue sud de la capitale. Et après minuit, l’armée israélienne a frappé un bâtiment de la banlieue sud de Beyrouth sans avertissement. Elle avait menacé une heure plus tôt un bâtiment de Haret Hreik, qui n'était finalement pas celui bombardé, selon plusieurs médias locaux.
Sept enfants tués ces dernières 24 heures
Outre le Liban-Sud, l’aviation de guerre israélienne a également pilonné la banlieue sud de Beyrouth, ainsi que la Békaa dans la matinée. En soirée, une frappe sur la localité de Boudaï, à l'est de Baalbeck a fait deux morts, rapporte notre correspondante à la région.
La frappe la plus meurtrière des dernières 24 heures a eu lieu à Baalbeck, où au moins huit personnes ont été tuées, et 14 autres ont été blessées, à la suite d’un bombardement israélien sur un immeuble résidentiel de quatre étages. Selon notre correspondante dans la région, deux fillettes, nommées Miral et Maram Abdel Sater, font partie des victimes, aux côtés de leur grand frère, Rabih. Une professeure de l’Université libanaise, la docteure Maryam Raad, a également été identifiée parmi les personnes tuées.
Au total, sept enfants ont été tués et 38 autres ont été blessés au cours des dernières 24 heures au Liban, selon le ministère de la Santé, cité dans un rapport publié par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).
Près de 60 000 personnes, dont 18 000 enfants, ont été déplacées sur la même période, s’ajoutant aux dizaines de milliers déjà contraintes de quitter leur domicile, indique le rapport. Plus de 18 000 familles ont trouvé refuge dans près de 400 centres d’accueil à travers le pays, dont beaucoup ont déjà atteint leur capacité maximale.




EVACUATION de tout le sud du Litani.Les abadayes hezbiotes et berriotes , chasse tous les sudietes de leurs maisons et terres et les OFFRE a Israel et ses colons usurpateurs qu,il pretend combattre, quand il ne le fait que pour le compte des mollahs iraniens avant tout contre sa communaute chiite. Adieu le SUD du Litani. Vont-ils continuer leurs betises et OFFRIR aussi le Nord du Litani et la Bekaa jusqu,aux frontieres syriennes ? Ils servent le commencement de la realisation des reves du grand Israel. Telle est L,IDIOTIE qui mene a l,envers...
01 h 05, le 05 mars 2026