Un militaire se tient devant l'hôtel Comfort à Hazmieh, bombardé par l'armée israélienne le 4 mars 2026. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
L’aviation israélienne a élargi dans la nuit de mardi à mercredi le périmètre de ses frappes au Liban, visant pour la première fois, au 3e jour de l’escalade, des zones du Mont-Liban, dont Baabda, au sud-est de Beyrouth, jusque-là épargnées. Les bombardements ont touché les cazas de Aley, du Chouf et un hôtel de Baabda, à moins de deux kilomètres du palais présidentiel, faisant huit morts, selon le ministère de la Santé.
Voici ce que l'on sait des frappes sur ces zones, qui ne sont pas des bastions traditionnels du Hezbollah :
Six morts et huit blessés à Aaramoun et Saadiyat
- Des avions de chasse ont ciblé peu avant 1h du matin Aaramoun, dans le caza de Aley, et Saadiyat, dans le Chouf.
- Selon des médias locaux, la personne visée à Aaramoun serait un responsable dans la Jamaa Islamiya, mouvement islamiste dont le siège avait été ciblé quelques heures plus tôt à Saïda, au Liban-Sud. La frappe a touché un immeuble situé près de la caserne de la gendarmerie et de la compagnie d’électricité, dans le quartier de Bayader Khaldé.
- Selon le ministère de la Santé, ces deux bombardements ont fait six morts, dont une déplacée d'Arabslim (Sud) à Aaramoun, et huit blessés.
Une blessée grave à Hazmieh, dans la région de Baabda
- Vers 4h du matin, l'armée israélienne a mené une frappe sur la région de Baabda, au sud-est de Beyrouth, à moins de deux kilomètres du palais présidentiel.
- La frappe a eu lieu sans avertissement préalable et a ciblé l'hôtel Comfort du quartier résidentiel de Brasilia.
- Ce bombardement, inédit sur la zone, a grièvement blessé une femme, employée de l'établissement depuis dix ans, originaire du caza de Aley, selon notre journaliste sur place Lyana Alameddine.
- Entre 10 et 15 clients résidaient dans l'hôtel, tous des déplacés, selon le propriétaire, Georges Chibli.
- Le bâtiment a subi d'importants dégâts et le bombardement a semé la panique parmi les habitants du quartier.
- L'armée est toujours déployée, ainsi que la gendarmerie, les services de renseignement et la Sécurité de l'État.
- Si certains médias faisaient état d'un déploiement du Hezbollah, qui avait établi un périmètre de sécurité autour du bâtiment visé, un militaire présent sur place, le propriétaire de l'hôtel et un témoin ont démenti ces informations, tout comme la municipalité de Baabda-Louaizé.
- Le propriétaire de l'hôtel dément également la présence, évoquée pendant la nuit dans la presse, d'un officiel iranien qui aurait été ciblé, quelques heures après un ultimatum israélien donnant 24 heures aux diplomates et responsables iraniens pour quitter le Liban.
- L'avocat de l'hôtel, Roger Frangié, a également démenti dans un communiqué tout déploiement du Hezbollah et le ciblage d'un diplomate iranien. « Les investigations visant à déterminer l’identité de la personne ciblée sont toujours entre les mains des services de sécurité compétents », a précisé M. Frangié dans un communiqué.
Jusque-là, les frappes israéliennes s'étaient principalement concentrées sur le Liban-Sud, la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth.



Que l’état nous répète qu’il n’a pas les moyens de désarmer le parti vendu, soit. Pourquoi alors ne pas avoir fait ce que les israéliens font actuellement, à savoir poursuivre et arrêter les islamistes qui pullulent dans le pays pour en découdre une fois cette guerre terminée. Que quelqu’un nous explique à quoi sert un état s’il n’est pas capable de veiller sur la se rote de ses citoyens par tous les moyens avant qu’il ne soit trop tard. Notre armée sert à faire joli dans un pays en guerre? Pourquoi aucune action n’a été déclenchée pour cerner les fossoyeurs venus de partout pour nous détruire
13 h 17, le 04 mars 2026