Notre co-rédacteur en chef Anthony Samrani. Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
Nombreux étaient ceux qui pensaient, ou espéraient du moins, que le Hezbollah essaierait de se faire discret, qu’il s’en tiendrait à un soutien verbal à l’Iran, qu’il ne prendrait pas le risque d'entraîner le Liban dans une guerre qu’il ne pourrait pas supporter.
Pourtant, dans la nuit du 1er au 2 mars, le parti de Dieu a décidé de s'impliquer directement dans le conflit qui oppose la République islamique aux États-Unis et à Israël depuis le 28 février, en lançant une salve de roquettes en direction d’Israël.
La réponse ne s’est pas fait attendre. Si les agressions israéliennes n’avaient jamais vraiment cessé depuis la conclusion d’un accord de cessez-le-feu le 27 novembre 2024, le Liban-Sud, la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth se retrouvent désormais de nouveau soumis à des bombardements violents qui ont déjà fait plus de 50 morts et 30 000 déplacés.
Surtout, la décision du Hezbollah pourrait avoir précipité les projets israéliens au Liban. Ce mardi, Tel-Aviv annonçait la création d’une « zone tampon » dans le sud et un renforcement de son déploiement terrestre sur des points stratégiques dans cette même région. Parallèlement, le Conseil des ministres décidait, mardi, la mise hors la loi de de ses activités militaires et sécuritaires et l’ordre donné à l’armée et aux autres forces légales de procéder dès à présent, y compris par la contrainte, au désarmement de cette milice.
Cette décision est-elle suffisante ? Quelles sont les ambitions militaires d'Israël au Liban ? Pourquoi le Hezbollah, pourtant si affaibli, s'est-il lancé dans cette terrible aventure ? À quels développements s'attendre, également, sur le plan régional tandis que Riyad et Abou Dhabi sont tentés de répondre aux attaques iraniennes ?
Une multitude de questions se posent dans le contexte actuel. Posez les vôtres à notre co-rédacteur en chef Anthony Samrani en commentaires de cet article (si vous êtes abonné(e)) ou par mail à livechatolj@lorientlejour.com.
Il y répondra ici, ce mercredi 4 mars vers 10h30, heure du Liban.
À bientôt !



Peu être que mon sujet est un peu léger au vue des circonstances mais je pose quand même la question: existe t-il un plan de sauvegarde du patrimoine culturel libanais notamment pour le site de Baalbek car comme nous le savons tous en temps de guerre il n’a guère d’importance, surtout quand le gouvernement Israélien est aux manettes et veut absolument annexé une partie du Liban ayant comme excuse le Hezbollah? Merciiii
10 h 42, le 04 mars 2026