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Société - Église Maronite

À Dimane, le patriarche Hoyek, « Père du Grand Liban », proclamé bienheureux

« Nous demandons à Dieu, par l'intercession du bienheureux, de réaliser les aspirations du Liban à la stabilité, à la reconstruction et à la mise en œuvre de l'accord-cadre avec Israël », affirme Raï

À Dimane, le patriarche Hoyek, « Père du Grand Liban », proclamé bienheureux

La foule assistant à la cérémonie de béatification de l'ancien patriarche Elias Hoayek, à Dimane, au Liban-Nord, le 25 juillet 2026. Photo Facebook / Patriarcat maronite

La béatification du patriarche Élias Hoyek, considéré comme le « fondateur du Grand Liban », a été célébrée samedi au cours d'une messe au siège d’été du patriarcat maronite à Dimane, qu'il avait lui-même fait bâtir. Des centaines de personnes ont assisté à la grand-messe en l'honneur de l'ancien patriarche, qui avance avec cette béatification sur le chemin de la sainteté.

L'office religieux solennel auquel assistaient le président libanais Joseph Aoun et son épouse, le Premier ministre Nawaf Salam, ainsi que de nombreux responsables politiques et religieux, y compris le cardinal Marcello Semeraro, préfet du dicastère des Causes des Saints et représentant du Pape, a eu lieu sur le parvis du couvent de Dimane, surplombant le Liban-Nord. Dans son homélie, le patriarche actuel Béchara Raï a qualifié le patriarche Hoyek, dont le nom est intrinsèquement lié à la fondation du « Grand Liban », de « figure lumineuse dans l'histoire de l'Église et de la nation ». « La sainteté n'est pas un honneur conféré par la terre, mais un don de Dieu à ceux qui ont vécu l'Évangile avec fidélité jusqu'au bout », à souligné le chef de l’Église maronite.

Revenant sur les derniers développements sur la scène libanaise, le patriarche Raï, a affirmé : « Nous rendons grâce à Dieu pour les signes positifs de la visite du président Joseph Aoun à Washington » où il s'était entretenu avec son homologue américain Donald Trump afin de consolider l'accord-cadre entre le Liban et Israël et d'obtenir un retrait des territoires occupés. « Nous demandons à Dieu, par l'intercession du bienheureux Élias Hoyek, de réaliser les aspirations au bien du Liban, à sa stabilité, sa reconstruction, et la mise en œuvre de l'accord-cadre, de manière à garantir la souveraineté du pays sur l'ensemble de son territoire, sa pleine indépendance, sa libération totale ainsi qu'une paix durable, juste et globale », a poursuivi le chef de l'Église maronite.

Photo Facebook / Patriarcat maronite
Photo Facebook / Patriarcat maronite

Avant le début de la célébration, le chef de l'État s'était entretenu avec le patriarche Raï en présence du nonce apostolique Paolo Borgia, et du patriarche syriaque-catholique Ignace Joseph III Younan.

Né le 4 décembre 1843 à Helta, au Liban-Nord, Élias Hoyek était entré au séminaire à seize ans avant de se rendre à Rome pour étudier la théologie. De retour au Liban après avoir été ordonné prêtre en 1870, il avait fondé avec la Mère Rosalie Nasr à Aabrine (Batroun) la Congrégation des Sœurs maronites de la Sainte Famille, première congrégation féminine apostolique de l’Église maronite. Élu patriarche en 1899, il avait consacré trente années à la formation du clergé et à l’éducation chrétienne des fidèles. Son corps repose au couvent des religieuses de la Sainte Famille, à Aabrine.

Le miracle de la béatification : guérison d’un militaire druze

Mgr Hoyek a dirigé l'Église maronite de 1899 jusqu'à sa mort, en 1931. Il est reconnu comme le « père fondateur du Grand Liban », après avoir réclamé lors de la Conférence de Versailles qui réunissait les vainqueurs de la Première Guerre mondiale, un Liban indépendant ne se limitant pas à la superficie du Mont-Liban. Déclaré Vénérable en 2019 par le pape François, il fallait qu'un miracle lui soit reconnu pour qu'il puisse devenir bienheureux.

Le miracle qui a été reconnu par l’Église et mené à la béatification d’Élias Hoyek par le Vatican a été la guérison inexpliquée d’un militaire libanais druze atteint d'une maladie dégénérative des os de la colonne vertébrale… qui n’avait jamais entendu parler du prélat. Ce miracle n’était que la suite d’une longue liste de faits inexpliqués, constatés suite à l’intercession du patriarche, depuis un premier miracle qui aurait été constaté en 1931, juste après sa mort.

La béatification du patriarche Élias Hoyek, considéré comme le « fondateur du Grand Liban », a été célébrée samedi au cours d'une messe au siège d’été du patriarcat maronite à Dimane, qu'il avait lui-même fait bâtir. Des centaines de personnes ont assisté à la grand-messe en l'honneur de l'ancien patriarche, qui avance avec cette béatification sur le chemin de la sainteté. L'office religieux solennel auquel assistaient le président libanais Joseph Aoun et son épouse, le Premier ministre Nawaf Salam, ainsi que de nombreux responsables politiques et religieux, y compris le cardinal Marcello Semeraro, préfet du dicastère des Causes des Saints et représentant du Pape, a eu lieu sur le parvis du couvent de Dimane, surplombant le Liban-Nord. Dans son homélie, le patriarche actuel Béchara Raï a...
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