Illustration L'Orient-Le Jour

Ici, on n’a pas une bonne raison d’aimer le français. On en a plusieurs.
Parce qu’il nous rappelle un Liban d’un autre temps, une période d’ouverture sur le monde.
Parce qu’il est une promesse, celle que l’ailleurs n’est pas inaccessible.
Parce qu’il est aussi - pour les binationaux, les étrangers - un rappel que l’on peut se sentir chez soi, sans totalement y être.
Alors que le mois de la francophonie va débuter avec un calendrier chargé, que tout un petit monde se serre les coudes pour célébrer au mieux une langue qui n’est pas vraiment étrangère aux yeux des Libanais, nous vous proposons une sélection d’articles, d’histoires d’ici et d’ailleurs, qui ne parlent pas forcément de langue française, certes. Mais qui la font vivre au quotidien.
Bonne lecture !


La vie rêvée du pianiste franco-libanais Simon Ghraichy à l’ombre d’Epstein

C’est l’histoire d’un jeune homme à qui l'on répète qu’il n’est pas plus talentueux qu’un autre. Il travaille dur, mais il sait aussi que le travail seul ne suffira pas. Il lui faut fréquenter les gens qui comptent, se construire une légende. Répéter à l’envi, et dans toutes les langues, les mêmes mots, jusqu’à ce qu’il s’en imprègne. Quitte à prendre beaucoup de libertés avec sa propre biographie… Caroline Hayek et Enzo Quenescourt vous racontent.

Qui est Rola Wazni, la Libanaise nommée chez Gagosian à Paris ?

Dix ans après ses débuts dans le métier, la Libanaise Rola Wazni devient la première personne originaire du Moyen-Orient à intégrer l'équipe de la galerie d’art moderne et contemporain Gagosian à Paris. « La plus haute reconnaissance » mais aussi une « forme d’école ultime » selon elle. Gilles Khoury l'a rencontrée.

Avec « Touta », Cynthia Bitar réinvente ses racines libanaises au cœur de Lisbonne

Touta, c'est un surnom. Celui qui était donné à Cynthia Bitar durant son enfance. Mais Touta, c'est aussi le nom de son restaurant à Lisbonne, pensé comme un journal de bord culinaire où l'on retrouve un peu de son parcours, du Liban au Portugal en passant par la France. Découvrez-le avec nous.

Les infirmiers palestiniens au Liban peuvent (enfin) exercer en toute légalité

Rana, infirmière palestinienne, n’aura plus à « quitter l’hôpital avec toutes ses affaires dès qu’un comité d’inspection du ministère de la Santé se présente ». Car depuis le début du mois, les infirmiers palestiniens peuvent désormais exercer en toute légalité au Liban, une décision prise alors que le pays connaît une importante fuite des cerveaux dans le secteur. L’article de Ghadir Hamadi.

Zefta Art House, la maison qui veut intégrer l’art au quotidien des habitants du Sud

« Nous sommes partis d’une conviction : l’art est un mode de vie et doit s’intégrer au quotidien ». Dans une région meurtrie par la guerre et toujours en proie aux frappes israéliennes, Bahjat el-Darwiche et son épouse ont restauré une maison, qui ambitionne de réintégrer les artistes et les habitants de la région dans le débat culturel national. Zéna Zalzal vous en parle.

Leïla Shahid, la Palestine comme cause universelle

Toute sa vie durant, elle a lutté pour que la question palestinienne soit perçue pour ce qu’elle est : une cause universelle de justice, de liberté et d’égalité. Leïla Shahid s'est éteinte le 18 février, quittant un monde qu’elle n’a certes jamais connu au beau fixe, mais qui aujourd’hui est encore plus cruel qu’hier. Soulayma Mardam Bey dresse son portrait.

Saydnaya en prime time : la controverse des séries carcérales syriennes

Un an après la chute de Bachar el-Assad, la Syrie cherche encore ses disparus. La télévision, elle, a déjà trouvé son scénario. Alors que les productions choisissant de raconter la période la plus sombre et la plus inhumaine de l’histoire contemporaine du pays se sont multipliées, le décalage brutal a infusé un malaise dans l’industrie. Rana Najjar vous explique la controverse.

Dans une chambre de Beyrouth, une femme, un homme, et un mystérieux huis clos

Des plaques de verre sauvées in extremis révèlent le face-à-face fragile entre un photographe amateur et une jeune femme des années 1920. Un siècle plus tard, ce regard maladroit interroge notre propre voyeurisme et offre à l’inconnue une troublante postérité. Georges Boustany lit à travers les lignes de cette photo tirée de sa collection.
Prenez trois minutes pour nous aider à améliorer les newsletters de « L’Orient-Le Jour » en répondant à notre questionnaire de satisfaction.


Bahreïn soutient Joseph Aoun et rejette toute ingérence étrangère au Liban