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Culture - Festival

Al-Bustan version Khalifé : famille, résistance et accords majeurs

À Beit Méry, la 32e édition de cet événement festif célèbre « Family & Friends » : fratries, grandes voix et orchestres invités jusqu’au 22 mars.

Al-Bustan version Khalifé : famille, résistance et accords majeurs

Marcel Khalifé, patriarche au oud, ouvre la 32e édition du Festival al-Bustan dans une atmosphère de transmission et d’une ironie gentiment moqueuse. Photo Nabil Ismaïl/Al-Bustan Festival

La 32e édition du Festival al-Bustan s’est ouverte mardi soir comme une réunion de famille. Sur scène, trois silhouettes se répondent : Marcel Khalifé, patriarche au oud, entouré de son fils Rami au piano et de son neveu Sary au violoncelle. Avec Ghatt el-Hamam, le musicien et chanteur invite le public à l’accompagner, le taquine avec malice, n’épargnant pas le cabinet ministériel dont plusieurs membres figuraient parmi les invités de Laura Lahoud, vice-présidente du festival et ministre du Tourisme.

Charbel Rouhana, Marcel Khalifé, Nadim Rouhana et Sary Khalifé lors du concert inaugural du Festival al-Butan. Photo Nabil Ismaïl/Festival al-Bustan
Charbel Rouhana, Marcel Khalifé, Nadim Rouhana et Sary Khalifé lors du concert inaugural du Festival al-Butan. Photo Nabil Ismaïl/Festival al-Bustan

Dans Rita, adaptation poignante du poème de Mahmoud Darwiche, l’amour impossible se brise sur la guerre et l’exil ; la mélodie avance à pas feutrés, chargée d’une nostalgie sans pathos. Rami Khalifé enchaîne avec un solo au piano, Requiem for Beirut, ample et méditatif, passionné et fou, comme une élégie dédiée à la capitale blessée. Charbel et Nadim Rouhana rejoignent ensuite la scène, prolongeant cette complicité musicale où l’héritage se conjugue au présent. Le même concert est repris mercredi soir.

La programmation, qui se déploie jusqu’au 22 mars, alterne ensuite grandes fresques symphoniques et musique de chambre. L’Orchestre des jeunes d’Erevan accompagne les sœurs Choi dans le Double concerto de Brahms, suivi de la Symphonie n° 5 de Beethoven sous la direction de Sergey Smbatyan. Les Variations Goldberg de Bach réunissent Renaud Capuçon, Paul Zientara et Krzysztof Michalski, tandis que Capuçon retrouve Guillaume Bellom dans les sonates de Brahms. Le Trio Moreau interprète Schubert, et Victor et Alice Julien-Laferrière dialoguent en famille.

Rami Khalifé, un prince du clavier, au Festival al-Bustan. Photo Nabil Ismaïl/L’Orient-Le Jour
Rami Khalifé, un prince du clavier, au Festival al-Bustan. Photo Nabil Ismaïl/L’Orient-Le Jour

Moment d’exception : la venue de Sir Bryn Terfel, basse galloise parmi les plus grandes voix lyriques actuelles, pour un récital traversant grands airs d’opéra et répertoire britannique. L’opéra Gianni Schicchi de Puccini et le Stabat Mater de Dvořák complètent l’affiche, aux côtés du duo Geniušas (Schubert, Rachmaninov), du Trio Hermès, d’une soirée tango avec Mario Stefano Pietrodarchi, des musiques macédoniennes revisitées par Simon Trpčeski et d’un final porté par Jahida Wehbé sur des textes de Mahmoud Darwiche et Gibran Khalil Gibran.

Et pour prolonger l’esprit de partage au-delà des salles, rendez-vous samedi à 11h sur la corniche de Aïn el-Mreissé : l’Orchestre des jeunes d’Erevan y fera résonner la Cinquième de Beethoven face à la mer, offrant aux passants comme aux mélomanes une parenthèse musicale à ciel ouvert.

La 32e édition du Festival al-Bustan s’est ouverte mardi soir comme une réunion de famille. Sur scène, trois silhouettes se répondent : Marcel Khalifé, patriarche au oud, entouré de son fils Rami au piano et de son neveu Sary au violoncelle. Avec Ghatt el-Hamam, le musicien et chanteur invite le public à l’accompagner, le taquine avec malice, n’épargnant pas le cabinet ministériel dont plusieurs membres figuraient parmi les invités de Laura Lahoud, vice-présidente du festival et ministre du Tourisme.Charbel Rouhana, Marcel Khalifé, Nadim Rouhana et Sary Khalifé lors du concert inaugural du Festival al-Butan. Photo Nabil Ismaïl/Festival al-Bustan Dans Rita, adaptation poignante du poème de Mahmoud Darwiche, l’amour impossible se brise sur la guerre et l’exil ; la mélodie avance à pas feutrés, chargée d’une...
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L'art ne permet-il pas d'alimenter le bonheur de vivre, et de résister à toutes les épreuves quotidiennes ? Bravo les artistes

Cartier Murielle

10 h 50, le 26 février 2026

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Commentaires (1)

  • L'art ne permet-il pas d'alimenter le bonheur de vivre, et de résister à toutes les épreuves quotidiennes ? Bravo les artistes

    Cartier Murielle

    10 h 50, le 26 février 2026

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