L’ambassade US au Liban confirme évacuer son personnel non essentiel « en raison de la situation sécuritaire à Beyrouth »
Quelque 50 employés de l’ambassade américaine au Liban ont été évacués ce lundi, a indiqué une source au sein de l'ambassade à Reuters, qui précise que 32 membres du personnel de l'ambassade, accompagnés de leurs familles, ont quitté le pays via l'aéroport international de Beyrouth, selon un responsable de l’aéroport.
« Le 23 février, le département d'État a ordonné le départ du personnel non essentiel du gouvernement américain et des membres de leur famille en raison de la situation sécuritaire à Beyrouth. Le personnel de l'ambassade des États-Unis à Beyrouth n'est pas autorisé à voyager à titre personnel sans autorisation préalable », a annoncé vers 20h (heure du Liban) l’ambassade dans un communiqué publié sur X.
« L’ambassade reste opérationnelle avec une équipe réduite en place. Il s’agit d’une mesure temporaire destinée à garantir la sécurité de notre personnel tout en maintenant notre capacité à fonctionner et à assister les citoyens américains », a également ajouté un responsable du Département d’État, dans un contexte d’inquiétudes croissantes quant au risque d’une nouvelle confrontation militaire avec l’Iran.
Washington confirme sa présence aux pourparlers de jeudi à Genève avec l'Iran
Les États-Unis prendront part au nouveau cycle de pourparlers indirects sous médiation omanaise qui se tiendront jeudi à Genève avec l’Iran, a confirmé une source américaine officielle au journal israélien Haaretz.
L'administration américaine sera représentée par l'émissaire Steve Witkoff et le gendre du président américain, Jared Kushner, comme lors des dernières discussions.
Téhéran avait déjà confirmé sa présence par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, alors que les menaces de frappes américaines contre l'Iran sont de plus en plus insistantes.
Au moins un Palestinien tué et huit autres blessés ces dernières 24h à Gaza
Le ministère de la Santé de la bande de Gaza a annoncé dans un communiqué avoir enregistré le décès d’une personne à la suite des attaques menées par l’armée israélienne à travers l’enclave palestinienne au cours des dernières 24 heures, qui ont également fait huit blessés.
De son côté, l’armée israélienne a indiqué avoir tué un Palestinien ayant « traversé le Ligne Jaune » dans le sud de l’enclave assiégé, elle qui occupe plus de la moitié du territoire gazaoui.
Cela porte à 615 le nombre de Palestiniens tués par des tirs ou des frappes de l’armée israélienne depuis le début du cessez-le-feu le 10 octobre 2025, période lors de laquelle 1 651 ont été blessés et 726 corps ont été retrouvés sous des décombres.
Au total, au moins 72 073 Palestinien ont été tués et 171 749 autres ont été blessés depuis le début de l’offensive israélienne contre la bande de Gaza le 7 octobre 2023. Selon des études, ces bilans officiels des autorités sanitaires de l’enclave sous-estiment de 35 % le nombre de morts réel.
« Nous riposterons avec une force que l’Iran ne peut même pas imaginer », prévient Netanyahu
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a mis en garde l’Iran que s'il menait une attaque contre Israël, son armée riposterait « avec une force qu'il ne peut même pas imaginer », selon le Haaretz.
« J'ai clairement fait savoir au régime de l'ayatollah que s'il commettait ce qui serait peut-être la plus grave erreur de son histoire en attaquant l'État d'Israël, nous riposterions avec une force qu'il ne peut même pas imaginer », a-t-il déclaré lundi devant le Parlement israélien.
Le chef du gouvernement israélien a également appelé les députés israéliens à l’unité dans ce contexte. « Ce n'est pas le moment de se disputer. Nous devons serrer les rangs et nous serrer les coudes. J'ai confiance en notre force et en nos combattants », a-t-il ajouté. Ce dernier a également estimé que l'alliance entre Israël et les États-Unis « n'a jamais été aussi forte ».
Quatre membres des forces de sécurité syriennes tués dans une attaque de l'EI
Quatre membres des forces de sécurité intérieure syriennes ont été tués dans une attaque du groupe État Islamique à Raqqa, dans le nord-est syrien, ville récemment reprise par le pouvoir central aux Forces démocratiques syriennes (FDS), commandées par les Kurdes, a annoncé lundi l'agence officielle Sana.
L'attaque a visé un barrage de contrôle situé à l'entrée-ouest de la ville, a précisé de son côté le ministère de l'Intérieur, ajoutant qu'un des assaillants avait été tué.
L'EI avait appelé samedi, dans son premier message audio depuis deux ans, ses combattants à défier les nouvelles autorités syriennes.
L'armée américaine a commencé son retrait de sa principale base dans le nord-est de la Syrie
Les forces américaines ont commencé lundi à se retirer de la base de Qasrak, dans la province de Hassaké, sa plus grande dans le nord-est syrien, selon des sources militaires et sécuritaires syriennes citées par Reuters.
Des dizaines de camions, dont certains transportant des véhicules blindés, ont quitté la base de Qasra en empruntant l’autoroute vers Qamichli, selon des témoins. Qasrak a été une plaque tournante de la coalition internationale menée par les États-Unis dans sa lutte contre l’organisation État islamique en Syrie, où les troupes américaines se sont déployées il y a plus de dix ans en partenariat avec les Forces démocratiques syriennes (FDS) commandées par les Kurdes.
Ce mouvement s’inscrit dans le cadre d’un processus de retrait global des troupes américaines de Syrie qui devrait prendre environ un mois, selon ces sources.
Depuis que l’armée gouvernementale syrienne a pris le contrôle de vastes zones du nord-est syrien précédemment aux mains des FDS le mois dernier, l’armée américaine s’est déjà retirée d'une base à al-Chaddadi, au sud de Hassaké, et d'une garnison à al-Tanf, située à l'intersection des frontières entre la Syrie, l'Irak et la Jordanie.
La date de la venue de Rubio en Israël pourrait être modifiée, selon Washington
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio prévoit toujours de se rendre en Israël, mais son programme est « susceptible d’être modifié », a indiqué un haut responsable du Département d’État américain à Reuters. Le Département d’État avait initialement annoncé que M. Rubio se rendrait à Tel-Aviv le 28 février, où il doit rencontrer le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Une « mesure temporaire » : Washington évacue son personnel non-essentiel de l'ambassade américaine à Beyrouth
Les États-Unis ont ordonné au personnel non-essentiel du gouvernement américain, ainsi qu’aux membres de leur famille éligibles, de quitter l’ambassade des États-Unis à Beyrouth, selon un haut responsable du département d’État des États-Unis cité par Reuters.
« Nous évaluons en permanence l'environnement sécuritaire et, sur base de notre dernière évaluation, nous avons déterminé prudent de réduire notre présence au personnel essentiel », a ajouté ce responsable. Il a souligné que l'ambassade reste « opérationnelle », avec les équipes essentielles toujours en poste. « Il s'agit d'une mesure temporaire, pour assurer la sécurité de notre personnel, tout en maintenant notre capacité à agir et venir en aide aux citoyens américains », a-t-il souligné.
Le porte-avions américain Gerald Ford est arrivé au large de la Crête
Le porte-avions USS Gerald R. Ford à son arrivée dans la baie de Souda, sur l'île de Crête, le 23 février 2026. Photo REUTERS/Stelios Misinas
Le porte-avions américain Gerald Ford, le plus grand au monde, est arrivé au large de la Crête, selon des images du bâtiment prise par l'agence Reuters. Washington a décidé de déployer ce porte-avions en Méditerranée, en pleine intensification du déploiement militaire décidé par Donald Trump qui fait planer la menace d'une intervention en Iran.
L'Inde demande à ses ressortissants de quitter l'Iran
Le ministère indien des Affaires étrangères a exhorté ses ressortissants à quitter l'Iran au moment où Washington accentue sa pression militaire sur ce pays.
« Compte tenu de l’évolution de la situation en Iran, les ressortissants indiens qui se trouvent actuellement en Iran (…) sont invités à quitter le pays par les moyens de transport disponibles, y compris les vols commerciaux », a indiqué son ambassade à Téhéran dans un message publié sur les réseaux sociaux. Le ministère indien des Affaires étrangères estime à environ 10.000 le nombre de ressortissants indiens vivant en Iran.
Le 5 janvier, en pleines manifestations anti-régime, la diplomatie indienne avait déjà invité ses ressortissants à éviter tout voyage « non-essentiel » vers la République islamique.
Syrie : les forces américaines doivent achever leur retrait total d'ici un mois
Les forces américaines, qui dirigent la coalition antijihadiste, doivent achever leur retrait total de Syrie d'ici un mois, ont indiqué à l'AFP un responsable gouvernemental syrien, un diplomate et une source kurde, qui ont requis l'anonymat.
« D'ici un mois, ils se seront retirés de Syrie et il n'y aura plus aucune présence militaire dans les bases », a indiqué le responsable gouvernemental. Le diplomate a précisé que « le retrait devrait être achevé d'ici vingt jours ». Les Etats-Unis ont commencé à se retirer lundi d'une importante base dans une région du nord-est encore sous contrôle des forces kurdes.
Liban-Sud : tirs sur Kfar Kila et Aïta el-Chaab
Un drone de l'armée israélienne a largué une bombe sonore sur Kfar Kila (Marjeyoun) et des mitrailleuses moyennes ont tiré sur Aïta el-Chaab, caza de Bint Jbeil, rapporte notre correspondant au Liban-Sud.
L'armée américaine se retire d'une base du nord-est de la Syrie
Les Etats-Unis ont commencé à se retirer d'une importante base en Syrie, dans une région encore sous contrôle des forces kurdes dans le nord-est du pays, a indiqué un responsable kurde qui a requis l'anonymat à l'AFP.
Une équipe de l'AFP a vu une colonne de dizaines de poids lourds, chargés de blindés et de préfabriqués, sur la route reliant la province de Hassaké où se trouve la base de Qasrak, se dirigeant vers la frontière avec l'Irak. Les forces américaines s'étaient déjà retirées de deux bases au cours des deux dernières semaines, al-Tanf (sud-est) et al-Chaddadi (nord-est).
Tensions avec Washington : l'Iran considérera des frappes limitées comme une « agression »
L'Iran a averti qu'il considérerait toute attaque contre son territoire, y compris des frappes limitées, comme un « acte d'agression », après des propos du président américain Donald Trump laissant entendre cette option, au moment où Washington accentue sa pression militaire.
« Concernant la première question relative à une frappe limitée, il n'y a pas de frappe limitée. Un acte d'agression sera considéré comme un acte d'agression », a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, lors d'une conférence de presse à laquelle a assisté l'AFP. Il était invité à réagir aux propos de Donald Trump qui a dit vendredi « envisager » une frappe limitée contre l'Iran si ce pays ne concluait pas rapidement un accord sur le nucléaire avec les Etats-Unis. « Tout Etat réagirait avec force à un acte d'agression au titre de son droit inhérent à la légitime défense, et c'est donc ce que nous ferions », a souligné M. Baghaï.
« Tout ce que je peux dire c'est que je l'envisage », avait laconiquement répondu Donald Trump à la question suivante posée par la presse : « Envisagez-vous une frappe limitée si l'Iran ne conclut pas d'accord ? »
Pezeshkian : Des « signaux encourageants » dans les négociations avec les Etats-Unis
Le président iranien Masoud Pezeshkian a indiqué, dans un message sur X, que les récentes discussions entre Téhéran et Washington sur le programme nucléaire iranien ont donné lieu à des « signaux encourageants », mais que la République islamique reste prête à faire face à « tout scénario potentiel ».
« Les récentes négociations [avec les États-Unis] ont donné lieu à un échange de propositions concrètes et ont produit des signaux encourageants », a écrit M. Pezeshkian sur son compte. Cet optimisme prudent fait suite à la confirmation par le ministre des Affaires étrangères d'Oman, Badr Al Busaidi, d'un troisième cycle de pourparlers indirects entre les deux parties en Suisse. M. Pezeshkian a réitéré l'engagement de l'Iran en faveur de la paix dans la région, mais il a souligné que l'Iran continuait à surveiller de près les actions des États-Unis.
Iran : la cheffe de la diplomatie européenne appelle à « une solution diplomatique »
La cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas a appelé à une « solution diplomatique » en Iran au moment où ce pays, menacé par les Etats-Unis, se trouve, selon elle, dans une position de grande faiblesse.
« Il est vrai que l'Iran est au point le plus faible qu'il ait jamais connu, et nous devrions vraiment profiter de cette période pour trouver une solution diplomatique », a-t-elle déclaré peu avant le début d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE à Bruxelles.
Iran : nouveaux rassemblements d'étudiants hier soir, pour et contre le pouvoir
Des étudiants iraniens se sont réunis hier pour la deuxième journée consécutive à Téhéran pour des rassemblements pro et antigouvernementaux, plus d'un mois après le vaste mouvement de contestation qui a secoué le pays. Ces rassemblements interviennent alors qu'a débuté samedi le nouveau semestre universitaire et au moment où les Etats-Unis accentuent leur pression militaire sur l'Iran, malgré des pourparlers.
La chaîne de télévision Iran International, basée hors du pays et qualifiée d'organisation « terroriste » par Téhéran, a diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo montrant des étudiants brandissant le drapeau de la monarchie (vert, blanc et rouge avec un lion et un soleil) à l'université Sharif de technologie. Une vidéo géolocalisée par l'AFP de ce qui semble être la même manifestation montre une large foule autour des étudiants portant ce même drapeau, scandant notamment « Vive le chah », en référence au dirigeant de la monarchie renversée par la Révolution islamique de 1979. L'agence de presse iranienne Fars a elle aussi publié des images prises dans des universités de la capitale mais sous un autre angle : on y voit une foule pro-gouvernement scander « Mort au chah ».
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Liban-Sud : bombardement de l'artillerie israélienne sur Ras Naqoura
Un bombardement de l'artillerie israélienne a visé la région de Ras Naqoura, caza de Tyr, ce matin, rapporte notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. Dans la nuit de dimanche à lundi, vers 23h30, un drone israélien avait lancé des charges explosives sur une maison de Adaïssé, caza de Marjeyoun
La Syrie ferme le camp de proches de jihadistes d'al-Hol
Les autorités syriennes ont annoncé hier la fermeture du camp d'al-Hol, évacué et vidé par l'évasion de milliers de proches de jihadistes présumés qui y étaient détenus depuis des années sous le contrôle des forces kurdes. « Les familles syriennes et non-syriennes ont été relogées », a déclaré à l'AFP le responsable intérimaire du camp, Fadi al-Qassem.
Al-Hol, le plus grand camp de proches de jihadistes de l'organisation Etat islamique (EI) en Syrie, était contrôlé par les troupes kurdes jusqu'à fin janvier. Elles s'en sont retirées sous pression militaire du pouvoir central, qui a ensuite repris la main, suscitant des craintes sur de possibles failles sécuritaires. Entretemps, des milliers de femmes et d'enfants se sont enfuis du camp qui abritait quelque 24.000 personnes, dont environ 6.300 étrangers, pour une destination inconnue. Les autorités ont évacué les familles restantes plus tôt cette semaine et les forces de sécurité procèdent à de dernières vérifications des tentes, a indiqué le responsable.
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Tensions Iran/Etats-Unis : Oman confirme des négociations jeudi à Genève
Le ministre omanais des Affaires étrangères a confirmé hier que des pourparlers entre les États-Unis et l'Iran se tiendraient jeudi à Genève, corroborant des déclarations de son homologue iranien Abbas Araghchi.
« Je suis heureux de confirmer que les négociations entre les États-Unis et l'Iran sont désormais prévues à Genève jeudi, avec une volonté positive de faire le pas supplémentaire pour finaliser l'accord », a affirmé Badr al-Busaidi sur X.
Bonjour et bienvenue sur notre couverture en direct de l'actualité au Moyen-Orient.
Nous y suivrons l'évolution des pourparlers et tensions entre les États-Unis et l'Iran, ainsi que la situation au Liban-Sud et à Gaza qui restent bombardés par Israël malgré le cessez-le-feu.
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