Dans une chambre de Beyrouth, une femme, un homme, et un mystérieux huis clos
Des plaques de verre sauvées in extremis révèlent le face-à-face fragile entre un photographe amateur et une jeune femme des années 1920. Un siècle plus tard, ce regard maladroit interroge notre propre voyeurisme et offre à l’inconnue une troublante postérité.
Une femme pose nue à Beyrouth dans les années 1920. Coll. Georges Boustany
On pénètre toujours par effraction dans les photos des autres, surtout quand ils ne sont plus là pour vous en donner l’autorisation. Regarder ces petits rectangles de papier – ou, comme ici, de verre – vous procure une sensation terriblement addictive, mélange de culpabilité et d’excitation. Les archéologues ne sont pas d’austères scientifiques : ils fouillent aussi avec la lubricité du voyeur.Lorsqu’il s’agit d’images particulièrement privées, les scrupules se font plus lourds. On se rassure comme on peut, en se disant qu’elles relèvent d’une mémoire collective qui n’a laissé que peu de traces, ou qu’elles accomplissent, tardivement, l’intention du photographe. Publier l’image, la faire parler, est alors moins un vol qu’une fidélité posthume – l’argument fragile qui permet de continuer.Autant de pensées contradictoires qui m’ont mené à...
On pénètre toujours par effraction dans les photos des autres, surtout quand ils ne sont plus là pour vous en donner l’autorisation. Regarder ces petits rectangles de papier – ou, comme ici, de verre – vous procure une sensation terriblement addictive, mélange de culpabilité et d’excitation. Les archéologues ne sont pas d’austères scientifiques : ils fouillent aussi avec la lubricité du voyeur.Lorsqu’il s’agit d’images particulièrement privées, les scrupules se font plus lourds. On se rassure comme on peut, en se disant qu’elles relèvent d’une mémoire collective qui n’a laissé que peu de traces, ou qu’elles accomplissent, tardivement, l’intention du photographe. Publier l’image, la faire parler, est alors moins un vol qu’une fidélité posthume – l’argument fragile qui permet de...
Liban - Israël : un cessez-le feu sous conditions. Ne manquez aucune évolution.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Comment et pourquoi un renoncement à son propre honneur ?
On pourrait manquer cruellement d'amour et que ce ne soit pas un souci !
Pauvre condition féminine , au Liban ou ailleurs...
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.
Comment et pourquoi un renoncement à son propre honneur ?
On pourrait manquer cruellement d'amour et que ce ne soit pas un souci !
Pauvre condition féminine , au Liban ou ailleurs...
Cartier Murielle
12 h 42, le 26 février 2026
Toujours "exploitées",les Femmes...
de quel droit?
Marie Claude
08 h 18, le 25 février 2026
Encore une fois, monsieur Boustany, merci pour le partage de vos ressentis, votre descriptif et votre poésie , à travers votre plume, concernant cette photo centenaire. Quel dommage pour la benne à ordures... , quel bonheur pour nous !
Comment et pourquoi un renoncement à son propre honneur ? On pourrait manquer cruellement d'amour et que ce ne soit pas un souci ! Pauvre condition féminine , au Liban ou ailleurs...
12 h 42, le 26 février 2026