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Société - Initiative

De Baabda, Neemat Aoun lance l’Alliance pour l’éducation à la citoyenneté

Son objectif : combler l’écart entre l’enseignement théorique de la citoyenneté et sa mise en pratique effective au sein des établissements scolaires.

De Baabda, Neemat Aoun lance l’Alliance pour l’éducation à la citoyenneté

Neemat Aoun s’exprimant lors du lancement de l’Alliance pour l’éducation à la citoyenneté. Photo fournie par le bureau de la Première dame

La Première dame du Liban, Neemat Aoun, a lancé depuis le palais présidentiel de Baabda l’Alliance pour l’éducation à la citoyenneté, qui s’inscrit dans le cadre du déploiement du projet École de la citoyenneté. Cette initiative visant à renforcer l’intégration concrète des principes de citoyenneté dans le système scolaire a réuni des représentants d’universités, d’institutions publiques, d’organisations internationales et d’associations spécialisées. L’objectif affiché est de combler l’écart entre l’enseignement théorique de la citoyenneté et sa mise en pratique effective au sein des établissements scolaires.

Dans son allocution d’ouverture, Mme Aoun a souligné que la citoyenneté constitue une responsabilité collective. « Elle ne se construit ni par décret, ni ne s’impose par décision, ni ne grandit dans l’isolement. Elle se développe dans les relations, s’enracine dans la confiance et se consacre dans la coopération », a-t-elle déclaré, insistant sur la nécessité d’un engagement quotidien et concret.

La Première dame a salué la diversité des partenaires réunis, estimant qu’elle constitue une richesse pour le projet. « L’école n’est pas seulement un lieu d’apprentissage, elle est l’espace où la citoyenneté se vit », a-t-elle affirmé, adressant un message de soutien aux directions d’écoles, aux enseignants et aux élèves. « Ainsi se construisent les nations : non par les discours seuls, mais par des projets concrets et un travail collectif qui fait la différence. »

L’Alliance comprend un Marché des compétences regroupant plus de 22 partenaires, parmi lesquels l’Unicef et l’Unesco, ainsi que des universités (Université américaine de Beyrouth, Université Saint-Joseph, Lebanese American University, Université Saint-Esprit de Kaslik) en plus d’ONG.

La conseillère de la Première dame pour les programmes spéciaux, Lina Comati, a précisé que le projet mobilise cette année 150 écoles publiques et privées réparties sur l’ensemble du territoire. En collaboration avec le Centre de recherche et de développement pédagogiques, un programme national unifié de formation a été élaboré à destination des directeurs et des enseignants. Celui-ci repose notamment sur un « indicateur de citoyenneté » permettant aux écoles d’évaluer leurs pratiques et de mesurer l’impact des transformations engagées.

Mme Comati a toutefois souligné que la formation ne représente qu’une étape dans un processus plus large nécessitant un accompagnement structuré. Elle a annoncé que l’Alliance regroupe actuellement 20 partenaires et que ce chiffre devrait doubler l’an prochain, parallèlement à l’augmentation du nombre d’écoles participantes, qui passera de 150 à 300. « Vous êtes le pilier fondamental de cette initiative », a-t-elle déclaré à l’adresse des partenaires.

De son côté, la directrice du projet École de la citoyenneté, Zeina Dib, a détaillé le mécanisme opérationnel. Les écoles soumettent leurs demandes via une plateforme numérique en fonction de leurs besoins prioritaires. Les établissements présentant des besoins similaires sont regroupés par région et bénéficient de formations spécialisées dispensées par les partenaires de l’Alliance, dans le cadre de protocoles d’accord définissant clairement les responsabilités.

Le projet prévoit un accompagnement logistique complet, incluant la coordination des sessions, le transport, la mobilisation de volontaires et le suivi sur le terrain. L’objectif est de transformer les apprentissages en changements mesurables et durables au sein des établissements.

La rencontre s’est conclue par un échange entre les participants autour des modalités de mise en œuvre et des perspectives de développement de l’Alliance, présentée comme un chantier national à long terme pour ancrer la citoyenneté dans la culture scolaire libanaise.

La Première dame du Liban, Neemat Aoun, a lancé depuis le palais présidentiel de Baabda l’Alliance pour l’éducation à la citoyenneté, qui s’inscrit dans le cadre du déploiement du projet École de la citoyenneté. Cette initiative visant à renforcer l’intégration concrète des principes de citoyenneté dans le système scolaire a réuni des représentants d’universités, d’institutions publiques, d’organisations internationales et d’associations spécialisées. L’objectif affiché est de combler l’écart entre l’enseignement théorique de la citoyenneté et sa mise en pratique effective au sein des établissements scolaires.Dans son allocution d’ouverture, Mme Aoun a souligné que la citoyenneté constitue une responsabilité collective. « Elle ne se construit ni par décret, ni ne s’impose par...
commentaires (3)

loyable cette initiative sous 4 conditions: l'approche , l'etendue , l'histoire-vraie- du liban contemporain cursus OBLIGATOIRE meme a dahiye

L’acidulé

09 h 38, le 19 février 2026

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Commentaires (3)

  • loyable cette initiative sous 4 conditions: l'approche , l'etendue , l'histoire-vraie- du liban contemporain cursus OBLIGATOIRE meme a dahiye

    L’acidulé

    09 h 38, le 19 février 2026

  • Excellente initiative! Cependant elle ne peut réussir que si tous les programmes y relatifs sont aussi mis sous le contrôle de l’état. Le civisme ce n'est pas seulement le respect des lois c'est aussi respecter l’identité du pays, ses traditions et son histoire. Malheureusement chaque communauté a sa propre version et a développé sa propre rhétorique. C'est la que le chantier doit se faire car il nous faut déterminer quel Liban voulons nous? Il faudra alors revoir nos livres d'histoire et bâtir notre civisme la dessus pour tous!

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    09 h 31, le 19 février 2026

  • Très intéressant , compte tenu des partenaires locaux et internationaux. L’objectif est excellent, mais aussi difficile. Pour commencer pourquoi ne pas reprendre une ancienne pratique, celle de chanter l’hymne national debout, comme ça se faisait au cinéma avant toute séance ? On pourrait l’imposer aussi aux chaînes de télévision. Il faudrait de même que nos élèves retiennent par coeur notre hymne national, qui parle de toutes les régions libanaises. En tous les cas l’initiative mérite d’être saluée et on lui souhaite plein succès.

    NG

    07 h 00, le 19 février 2026

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