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Beyrouth fait état de discussions  à « un rythme positif » et de « progrès significatifs » avec le FMI


Beyrouth fait état de discussions  à « un rythme positif » et de « progrès significatifs » avec le FMI

Le ministre des Finances, Yassine Jaber, à Baabda, le 5 septembre 2025. Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Le ministère libanais des Finances a indiqué que les discussions avec le Fonds monétaire international (FMI), entamées mardi dernier, se sont poursuivies jeudi à Beyrouth à « un rythme positif », enregistrant « un progrès significatif vers la formulation d’une compréhension commune sur les questions essentielles ».

Ces discussions ont réuni le ministre des Finances Yassine Jaber, le ministre de l’Économie et du Commerce Amer Bsat, des représentants des présidences de la République et du Conseil des ministres, le président de l’Autorité de contrôle des banques, le directeur des Finances publiques, ainsi que des équipes spécialisées des ministères des Finances et de l’Économie. Le FMI était représenté par Ernesto Ramirez Rigo, chef de mission au Liban, Federico Lima, représentant résident du FMI, et leur équipe technique.

Un communiqué du ministère précise que les discussions « se déroulent à un rythme positif » et enregistrent « un progrès significatif vers la formulation d’une compréhension commune sur les questions essentielles, tant au niveau de la réforme du secteur financier qu’à celui des finances publiques ». L’accent a été mis sur « l’importance de maintenir la discipline financière et de prévenir tout glissement qui pourrait mettre en danger les acquis réalisés jusqu’à présent et compromettre les efforts de stabilisation économique ».

Le ministère souligne également que l'existence d’un projet de loi global sur le traitement du déficit financier « constitue une évolution positive après des années de stagnation », ouvrant « la porte à des discussions sérieuses et constructives basées sur une approche globale de la solution ». Le FMI a par ailleurs insisté sur « l’engagement des décideurs et des membres du Parlement dans des discussions constructives et ciblées, visant à identifier des solutions pratiques et durables ».

Le FMI ne devrait pas faire de déclaration avant la fin de cette visite de suivi, qui intervient près de trois semaines après la rencontre au sommet de Davos entre le Premier ministre Nawaf Salam et la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, également qualifiée de « très positive » par la responsable de l'institution. Dans deux mois, une délégation libanaise se rendra en principe à Washington pour participer aux réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale. Il s’agira alors de la dernière fenêtre de discussions officielles avant les élections législatives de mai au Liban.

Malgré la volonté affichée par le gouvernement Salam lors de sa formation il y a un an, les progrès réalisés par le Liban sur le dossier des réformes demeurent mitigés. La loi sur le secret bancaire a été adoptée au forceps en avril 2025 ; celle sur la résolution bancaire doit être modifiée pour correspondre aux attentes du FMI, tout comme le projet de loi sur « le trou financier » . Le budget de 2026, que le président Aoun a signé mardi et qui doit être rapidement publié au Journal officiel, ne s'inscrit pas dans une stratégie à moyen terme de rationalisation des finances publiques de l'État. L'éventualité que le FMI puisse assouplir certaines de ses exigences secondaires vis-à-vis du Liban si le dossier du rétablissement du monopole de l'État libanais sur les armes est mené à bien est jugée crédible par certains observateurs mais aucune déclaration officielle venant des autorités libanaises, du FMI ou de toute autre partie ne l'a pour l'instant confirmé.

Le ministère libanais des Finances a indiqué que les discussions avec le Fonds monétaire international (FMI), entamées mardi dernier, se sont poursuivies jeudi à Beyrouth à « un rythme positif », enregistrant « un progrès significatif vers la formulation d’une compréhension commune sur les questions essentielles ».Ces discussions ont réuni le ministre des Finances Yassine Jaber, le ministre de l’Économie et du Commerce Amer Bsat, des représentants des présidences de la République et du Conseil des ministres, le président de l’Autorité de contrôle des banques, le directeur des Finances publiques, ainsi que des équipes spécialisées des ministères des Finances et de l’Économie. Le FMI était représenté par Ernesto Ramirez Rigo, chef de mission au Liban, Federico Lima, représentant résident du FMI, et...