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Moyen-Orient - Lettre De Gaza

Noor Alyacoubi, depuis Gaza : Pour Shahd, la guerre s’inscrit aussi dans son corps

Alors que les autorités israéliennes ont enfin autorisé la réouverture partielle du point de passage de Rafah, seuls les évacués médicaux peuvent espérer quitter l’enclave, au compte-gouttes.

Noor Alyacoubi, depuis Gaza :  Pour Shahd, la guerre s’inscrit aussi dans son corps

Un garçon gazaoui déplacé dans une tente du camp de Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 5 février 2026. Photo d'illustration Mahmoud Issa/Reuters

Noor Alyacoubi, 27 ans, traductrice et coordinatrice médias dans un centre de recherche, n’a pas quitté Gaza depuis les premiers jours de la guerre entre le Hamas et l’État hébreu. La jeune femme rend compte à « L’Orient-Le Jour » du quotidien dans l’enclave depuis le cessez-le-feu.Je faisais défiler mon téléphone tard dans la nuit quand je me suis brusquement arrêtée. Parmi les innombrables images provenant de Gaza, une photo m’a tétanisée. Je voyais une adolescente, les yeux écarquillés, rouges et douloureusement dilatés, presque ensanglantés. Sa peau semblait tendue, couverte d’épaisses plaques écailleuses. Mon corps s’est engourdi. J’ai eu la chair de poule.Je ne connaissais pas son nom à ce moment-là. Je voyais seulement sa douleur et savais dès lors que ce que son corps endurait était bien plus que la plupart des gens peuvent...
Noor Alyacoubi, 27 ans, traductrice et coordinatrice médias dans un centre de recherche, n’a pas quitté Gaza depuis les premiers jours de la guerre entre le Hamas et l’État hébreu. La jeune femme rend compte à « L’Orient-Le Jour » du quotidien dans l’enclave depuis le cessez-le-feu.Je faisais défiler mon téléphone tard dans la nuit quand je me suis brusquement arrêtée. Parmi les innombrables images provenant de Gaza, une photo m’a tétanisée. Je voyais une adolescente, les yeux écarquillés, rouges et douloureusement dilatés, presque ensanglantés. Sa peau semblait tendue, couverte d’épaisses plaques écailleuses. Mon corps s’est engourdi. J’ai eu la chair de poule.Je ne connaissais pas son nom à ce moment-là. Je voyais seulement sa douleur et savais dès lors que ce que son corps endurait était bien...
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