Le cheikh sunnite Khaldoun Oraymet. Photo ANI
Le cheikh sunnite Khaldoun Oraymet, soupçonné d’avoir facilité des contacts entre plusieurs personnalités libanaises et un faux prince saoudien surnommé « Abou Omar », devrait être entendu le 4 février par la juge d’instruction de Beyrouth, Roula Osman, selon des informations obtenues vendredi par L’Orient-Le Jour.
Le 20 janvier, la magistrate avait émis un mandat d’arrêt contre Oraymet et Moustapha Hessiane, alias Abou Omar, un garagiste du Akkar qui s’était fait passer auprès de politiciens et d’hommes d’affaires pour un émir saoudien capable de leur garantir un soutien de Riyad en échange de paiements. Avant ces arrestations, la juge avait interrogé chacun des suspects pendant deux heures, puis les avait confrontés pendant une demi-heure.
Dans le cadre de cette affaire, la juge a également entendu jeudi le cheikh sunnite Khaled Sabsabi, poursuivi pour « faux témoignage » par le parquet d’appel de Beyrouth. Sabsabi avait initialement affirmé avoir présenté Abou Omar à Oraymet, avant de se rétracter, expliquant qu’il voulait protéger ce dernier et éviter que la justice ne lui impute l’escroquerie présumée. Il a été maintenu en liberté à l’issue de l’audition.
L’affaire « Abou Omar » a secoué la vie politique libanaise, affectant en particulier des responsables sunnites. Pendant plusieurs années, le faux prince saoudien aurait fait croire à certains acteurs politiques qu’il disposait d’accès privilégiés à Riyad, monnayant ces contacts contre de l’argent.

