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Culture - Sortir À Beyrouth

Au Metropolis, à Beyrouth, dix soirées pour un portrait pluriel du cinéma italien contemporain

Du 21 au 30 janvier, le Festival du film italien au Liban réunit au Metropolis dix films récents, dessinant un portrait pluriel du cinéma transalpin contemporain.

Au Metropolis, à Beyrouth, dix soirées pour un portrait pluriel du cinéma italien contemporain

Film d’ouverture de l’Italian Film Festival in Lebanon, « Primavera » de Damiano Michieletto. Photo fournie par l'ambassade d'Italie

À l’heure où le cinéma italien apparaît presque totalement absent des circuits commerciaux et le plus souvent dilué dans des programmations généralistes, Beyrouth accueille, du 21 au 30 janvier 2026, la seconde édition du Festival du film italien au Liban, seul festival de la région MENA entièrement consacré à cette cinématographie. Dix soirées consécutives, une projection quotidienne à 20 heures, au Metropolis Art Cinema, à Mar Mikhaïl : un dispositif volontairement sobre, qui privilégie la continuité du regard à la dispersion événementielle.

Portée par l’ambassade d’Italie au Liban et l’Institut culturel italien de Beyrouth, en partenariat avec Metropolis, la manifestation confirme une ligne éditoriale sans emphase. Il ne s’agit pas d’illustrer un patrimoine, mais de donner à voir un cinéma italien au présent, traversé de formes, de récits et de tensions parfois contradictoires.

Le festival s’ouvrira le mercredi 21 janvier avec Primavera (Printemps) de Damiano Michieletto, une plongée dans l’Italie du XVIIIᵉ siècle où la musique devient vecteur d’émancipation. Une entrée en matière qui annonce d’emblée le rapport singulier de cette sélection à l’histoire, envisagée comme une matière active plutôt que comme un décor.

Le jeudi 22 janvier, le regard se déplace vers l’adolescence et ses zones d’incertitude avec Un anno di scuola (Une année d'école) de Laura Samani, avant que le vendredi 23 janvier Testa o Croce (Pile ou Face) d’Alessio Rigo de Righi et Matteo Zoppis ne détourne les codes du western pour les inscrire dans une Italie rurale du début du XXᵉ siècle, entre mythe populaire et relecture politique.

À mi-parcours, le samedi 24 janvier, Gioia mia (Ma joie) de Margherita Spampinato resserre l’échelle du récit et explore l’intime, tandis que le dimanche 25 janvier La Vita va così (La Vie va comme ça) de Riccardo Milani élargit à nouveau le cadre, interrogeant sur un mode de comédie dramatique les tensions entre modernité économique et attachement au territoire.

La seconde partie du festival affirme un cinéma plus frontal. Le lundi 26 janvier, Fuori (Dehors) de Mario Martone poursuit son exploration des marges et des fractures contemporaines. Le mardi 27 janvier, Città di pianura (Le Dernier pour la route) de Francesco Sossai adopte la forme du déplacement, presque du vagabondage, pour ausculter une Italie périphérique, souvent absente des récits dominants.

Le mercredi 28 janvier, le cinéma de genre trouve sa place avec La Valle dei sorrisi (The Holy Boy) de Paolo Strippoli, qui convoque les codes du folk horror pour sonder les mécanismes d’appartenance collective. Le jeudi 29 janvier, la programmation se tourne vers la mémoire artistique avec Duse de Pietro Marcello, portrait fragmenté d’Eleonora Duse mêlant archives et réinvention formelle.

Le festival s’achèvera le vendredi 30 janvier avec Sotto le nuvole (Pompei sous les nuages) de Gianfranco Rosi, documentaire choral consacré au sud de l’Italie, qui privilégie l’observation patiente des vies ordinaires et des paysages habités, sous la menace, à Pompei.

Au-delà de cette programmation, la seconde édition marque une inflexion plus large. Ce festival du film se pense désormais comme le point de départ d’une présence italienne appelée à se déployer tout au long de l’année 2026, comme le précisent les organisateurs. Rétrospectives thématiques – la première consacrée à saint François, à l’occasion du huit-centième anniversaire de sa mort – et ateliers professionnels viendront prolonger le geste de diffusion par un travail de transmission.

L'intégralité du programme est ici.


À l’heure où le cinéma italien apparaît presque totalement absent des circuits commerciaux et le plus souvent dilué dans des programmations généralistes, Beyrouth accueille, du 21 au 30 janvier 2026, la seconde édition du Festival du film italien au Liban, seul festival de la région MENA entièrement consacré à cette cinématographie. Dix soirées consécutives, une projection quotidienne à 20 heures, au Metropolis Art Cinema, à Mar Mikhaïl : un dispositif volontairement sobre, qui privilégie la continuité du regard à la dispersion événementielle.Portée par l’ambassade d’Italie au Liban et l’Institut culturel italien de Beyrouth, en partenariat avec Metropolis, la manifestation confirme une ligne éditoriale sans emphase. Il ne s’agit pas d’illustrer un patrimoine, mais de donner à voir un cinéma italien...
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Non vedo l’ora ! Grazie

Rana Raouda TORIEL

07 h 26, le 19 janvier 2026

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  • Non vedo l’ora ! Grazie

    Rana Raouda TORIEL

    07 h 26, le 19 janvier 2026

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