Des Palestiniens parmi les décombres d'immeubles résidentiels détruits pendant la guerre, à Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 6 janvier 2026. Photo REUTERS/Mahmoud Issa
Des responsables du Hamas ont annoncé mercredi à l'AFP la reprise des recherches de la dépouille du dernier otage israélien retenu à Gaza, après une pause de deux semaines due selon eux aux mauvaises conditions météorologiques. Israël affirme attendre le retour du corps de Ran Gvili avant d'entamer les discussions sur la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu avec le mouvement islamiste palestinien, entré en vigueur en octobre.
Un responsable du Hamas s'exprimant sous couvert d'anonymat a indiqué que la branche armée du mouvement, les Brigades Ezzedine al-Qassam, mènerait les recherches « aux côtés d'une équipe de la Croix-Rouge dans le quartier de Zeitoun, au sud-est de la ville de Gaza ».
Une autre source au sein du Hamas a expliqué que les recherches avaient été suspendues depuis deux semaines en raison de fortes pluies, qui avaient empêché les pelleteuses et autres machines venues d'Egypte d'accéder au site. « Nous espérons retrouver le corps pour clore le dossier », a-t-elle ajouté, appelant de nouveau la communauté internationale à faire pression sur Israël pour la réouverture du poste-frontière de Rafah avec l'Egypte, à l'extrême-sud du territoire palestinien.
Sur les 251 personnes - Israéliens et étrangers, civils et militaires, morts et vivants - enlevées le 7 octobre, toutes sont retournées en Israël, à l'exception de la dépouille de Ran Gvili. Ce sous-officier de l'unité d'élite Yassam de la police israélienne avait été tué au combat le jour de l'attaque en Israël du Hamas palestinien, le 7 octobre 2023. Son corps avait été emmené dans la bande de Gaza.
Le Forum des familles d'otages, principale association israélienne regroupant les proches des otages, a salué dans un communiqué « la pression qui a conduit à la décision opérationnelle de reprendre les recherches ». « Après un mois difficile d'incertitude et de sentiment d'impuissance, nous sommes profondément soulagés que les équipes de recherche soient de retour sur le terrain », ont déclaré les parents du policier dans le communiqué.

