Un militaire posant devant un drone de reconnaissance militaire soviétique de type Tupolev Tu-143 Reys découvert dans une cache d'armes du Hezbollah à Kafra (Bint Jbeil). Photo qui circule sur les réseaux sociaux
À la veille de la nouvelle réunion qui s’est tenue mercredi du comité de surveillance du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, des images montrant un militaire libanais poser dans une cache d’armes du parti chiite découverte par l’armée à Kafra (Bint Jbeil) ont été fuitées sur les réseaux sociaux. Derrière cet acte : un autre militaire, selon une source au sein de l’armée libanaise qui affirme à notre publication que les deux soldats ont été arrêtés. Le timing de cette fuite interroge, alors qu’Israël fait monter la pression sur le terrain en intensifiant ses bombardements dans le Sud et la Békaa. Des frappes qui interviennent alors que les autorités libanaises sont censées avoir achevé la phase de désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à environ 30 kilomètres de la frontière israélienne, et devraient poursuivre le processus au nord de cette zone. L’Orient-Le Jour fait le point.
À l’heure de publication, l’armée n’avait toujours pas émis de communiqué officiel autour de cette affaire. Une source au sein de la troupe, qui a requis l’anonymat, a toutefois affirmé à notre publication qu’il s’agit bien d’« images fuitées par un militaire. Ce dernier ainsi que le soldat qui apparaît dans les photos ont été arrêtés ». Ils feront l’objet de « mesures disciplinaires », assure la source.
Vieux drones soviétiques
Les images en question, authentifiées par la source précitée, montrent un soldat poser devant trois vieux drones de reconnaissance militaire soviétique de type Tupolev Tu-143 Reys dans un large hangar de plusieurs mètres de hauteur. Développé dans les années 1970 et mesurant environ huit mètres de longueur, avec une envergure d’environ 2,2 mètres, cet engin, utilisé pour des missions tactiques, a une courte portée de 60 à 70 km et vole à une altitude maximale de 5 000 m. Sur une autre image, le même soldat pose devant des caisses de type militaire dans ce qui semble être un tunnel.

Contactée, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), chargée d’appuyer l’armée libanaise dans le démantèlement de l’arsenal du Hezbollah, s’est abstenue de tout commentaire.
Fin novembre, l’armée avait organisé une tournée médiatique dans sa zone d’opération au sud du Litani, montrant notamment aux journalistes un tunnel du Hezbollah et des caches d’armes.
Fuite d’images volontaire ?
Pour le général libanais à la retraite Maroun Hitti, l’importance de cette saisie, « qui n’est pas d’envergure » sur le plan militaire, doit être relativisée. « Le désarmement reste jusqu’à présent d’ordre tactique et non stratégique », ajoute-t-il.
Cet incident intervient alors que le gouvernement de Nawaf Salam doit se réunir jeudi autour du commandant en chef de l’armée libanaise, Rodolphe Haykal, qui doit présenter un rapport sur l’avancement du plan de désarmement. Entre-temps, le risque d’une escalade militaire israélienne plane toujours sur le Liban, au moment où le Hezbollah continue de refuser de remettre ses armes qu’il détient au nord du Litani tant qu’Israël continue de violer le cessez-le-feu et d’occuper cinq positions au Liban-Sud.
Selon le centre de recherche israélien Alma, proche de l’armée et des renseignements israéliens, la publication de ces clichés intervient « dans le cadre d’une campagne menée avant l’annonce de l’achèvement de la première phase du désarmement du Hezbollah au sud du Litani ». Quant à Youssef Zein, porte-parole du Hezbollah, il se montre plus nuancé : « C’est une infrastructure comme les autres, qui est remise à l’armée. La publication de ces photos vise-t-elle à montrer que l’armée accomplit la mission qui lui est confiée ? Peut-être. En tout cas, il est clair qu’il s’agit d’une fuite. Est-elle volontaire ? On ne le sait pas. »



De la poudre aux yeux. HB veut cette fuite et est peut même à son origine pour faire croire aux libanais qu’il coopère avec l’état libanais. Mon œil? Des armes ont été acheminé de tout bord et on vient fanfaronner avec des caisses de munitions peut être vides pour nous prouver leur efficacité? Le peuple demande à voir et l’état devrait publier au grand jour toutes les acquisitions résultantes du travail de notre armée. Où est donc le problème? Ils ne veulent toujours pas froisser ce parti vendu. On est mal barré…
12 h 56, le 08 janvier 2026