Un immeuble de trois étages a été rasé par des frappes israéliennes dans la zone industrielle au sud de Saïda à 1h du matin, mardi 6 janvier 2026. (Photo fournie par notre correspondant Mountasser Abdallah)
L'armée israélienne a mis en place un « plan d'attaque contre le Hezbollah » et était prête le mettre en oeuvre, mais les manifestations en Iran ont changé la donne, a indiqué le média israélien Yedioth Ahronoth mercredi, alors que les frappes israéliennes se poursuivent sur le Liban-Sud et la Békaa malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 27 novembre 2024.
Selon les informations du quotidien, « n'eût été les derniers développements en Iran, il n’y aurait peut-être eu que peu d’hésitation à exécuter le plan d’attaque [israélien] contre le Hezbollah ». Ce plan est d'ailleurs « déjà préparé et considéré comme opérationnellement prêt ».
Depuis dix jours, des Iraniens descendent dans les rues du pays pour réclamer la fin de la République islamique et du régime des mollahs, scandant des slogans tels que « Mort à Khamenei », en allusion au guide suprême iranien l'ayatollah Ali Khamenei, ou « Liberté, liberté ». Les autorités israéliennes et l'administration Trump ont annoncé à plusieurs reprises leur soutien aux protestataires, le président américain allant jusqu'à affirmer qu'il était prêt à intervenir en cas de tirs contre les manifestants. Des déclarations fustigées par le pouvoir à Téhéran.
« Liberté d’action d’Israël sur tous les fronts »
Selon le Yedioth Ahronoth, à son retour d’une rencontre avec Donald Trump, le 29 décembre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réuni des responsables de la sécurité israélienne et leur a exposé les différents accords discutés à Washington concernant la poursuite de la « liberté d’action d’Israël sur tous les fronts : Iran, Liban, Gaza, Syrie, Yémen et Cisjordanie. » Le journal ajoute que M. Netanyahu a effectivement reçu un feu vert de la part du président américain pour son plan d’attaque contre le Hezbollah, l’armée israélienne ayant précisé que, de son point de vue, les préparatifs sont achevés et que la décision dépend surtout du calendrier. Dans ce cadre, les développements en Iran, « et en particulier la déstabilisation du régime des ayatollahs, constituent pour l’instant le facteur central qui guide les prises de décisions à Jérusalem. »
Bâtiment détruit par l’armée israélienne à Khiam
Si une éventuelle attaque d'envergure contre le parti chiite serait donc différée, cela n'empêche par l'armée israélienne de poursuivre ses attaques contre le Liban, malgré la trêve. Mercredi, un bâtiment de trois étages situé à l’entrée sud de Khiam, un village frontalier du caza de Marjeyoun, a ainsi été détruit à l’aube par des explosifs posés par une patrouille israélienne infiltrée sur le territoire libanais, selon des informations recueillies par notre correspondant dans la région, Mountasser Abdallah. Ce bâtiment se trouve à 1 200 mètres d'une des positions occupées par Israël sur la colline de Hamames, au Sud-Liban.
De plus, vers 23 heures hier soir, un drone de l’armée israélienne a tiré plusieurs projectiles sur un bulldozer au nord-est de Meis el-Jabal, une localité frontalière où l’armée libanaise avait installé lundi une position militaire dans le cadre de son déploiement au sud du fleuve Litani. Selon les informations disponibles, l’attaque n’a fait aucun blessé.
Des attaques menées alors que la pression s'est une nouvelle fois intensifiée sur le Hezbollah et les autorités libanaises pour accélérer le désarmement du parti chiite. Le Hezbollah refuse toujours de procéder à un désarmement complet, à l'échelle du pays, notamment à la lumière des violations israéliennes répétées du cessez-le-feu. Le comité de surveillance du cessez-le-feu s'est d'ailleurs réuni dans la matinée à Naqoura, au Liban-Sud, afin de faire le point sur la situation, à la veille d'un Conseil des ministres consacré à la présentation, par le commandant en chef de l'armée libanaise, Rodolphe Haykal, de l'avancement du plan de désarmement de la troupe.



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L’axe du mal n’agît plus, il subit. Ça nous change un peu de ce que l’on a enduré depuis des décennies. A déspote déspote et demi. Il a vécu par le glaive et il finira par lui. Pour lui tout s’effondre, et en même temps. Les barbus et leurs valets, qui nous ont massacrés font dans leur culotte aujourd’hui. Qui s’en plaindrait ?
07 h 41, le 08 janvier 2026