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Société - Diplomatie

Qui est Ivonne Baki, la Libano-Équatorienne qui pourrait accéder à la tête de l’ONU

Le mandat de l’actuel secrétaire général expire le 31 septembre 2026.

Qui est Ivonne Baki, la Libano-Équatorienne qui pourrait accéder à la tête de l’ONU

Ivonne Abdel Baki lors de l’investiture du président américain Joe Biden, en janvier 2021. Photo tirée de son compte Instagram

Son nom circule depuis plusieurs jours dans les médias libanais : Ivonne Leila Juez Abuchacra de Baki, diplomate équatorienne d’origine libanaise, pourrait succéder à António Guterres à la tête de l’ONU. Soutenue par le président américain Donald Trump, avec lequel elle entretiendrait une amitié de longue date, elle est ainsi candidate sérieuse pour le poste de secrétaire générale après l’expiration du mandat de M. Guterres, le 31 septembre 2026.

Née en 1951 à Guayaquil de parents libanais, elle serait originaire de Btater, dans le caza de Aley, selon des informations en ligne. Mariée au milliardaire libanais Sami Baki, mère de trois enfants, elle parle couramment anglais, espagnol, français, allemand et arabe. Elle entame sa carrière diplomatique en 1981 comme consule honoraire de l’Équateur à Beyrouth. De 2017 à 2020, elle est ambassadrice au Qatar et ambassadrice non résidente en Irak, au Koweït, au Liban, en Jordanie, à Oman et en Syrie. Elle devient ensuite ambassadrice aux États-Unis (2020), puis en France (2024).

Ivonne Baki a joué un rôle déterminant dans le processus de paix entre l’Équateur et le Pérou en 1998, après cinquante ans de conflit, alors qu’elle était conseillère du président équatorien Jamil Mahuad, lui aussi d’origine libanaise. Engagée pour l’environnement, elle a lancé de nombreuses initiatives à ce sujet. Elle s’est également présentée à la présidentielle en Équateur en 2002, avant de devenir, l’année d’après, la première femme ministre de l’Industrie du pays.

Artiste engagée

Outre son parcours diplomatique, Ivonne Baki est aussi une artiste accomplie. Étudiante en art à la Sorbonne (Paris), elle devient en 1990 artiste en résidence à Harvard, où elle fonde la Harvard Arts for Peace Foundation, y organisant des expositions et manifestations artistiques conjointes entre pays en guerre. Elle détient également deux maîtrises de Harvard, en administration publique et en politiques publiques.

En 2006, elle représente l’Équateur au Parlement andin et préside, de 2007 à 2009, la Commission des affaires économiques du Parlement euro-latino-américain (Eurolat) de 2007 à 2009. En 2010, l’Unesco la nomme ambassadrice de bonne volonté pour le dialogue des civilisations, saluant sa contribution en faveur du dialogue interculturel.

« Un seul candidat officiel : Rafael Grossi »

Au cours d’un point presse lundi au siège de l’ONU, Neice Collins, porte-parole de la présidence de l’Assemblée générale, a refusé de commenter les informations concernant une candidature éventuelle de Mme Baki, affirmant à L’Orient-Le Jour que si de nombreux noms ont circulé, elle ne se prononcerait pas « tant qu’un État membre n’adresse pas une nomination formelle. » « Il n’y a qu’un seul candidat officiel, Rafael Grossi », a-t-elle ajouté. Les candidats doivent être formellement nommés par un ou plusieurs États membres et voir leurs documents de campagne publiés en ligne, avant de participer à des auditions publiques diffusées sur le web.

Il n’est pas encore clair si la candidature de Mme Baki ferait en tant que Libanaise ou Équatorienne. Cela n’a pas empêché de nombreux internautes libanais de la soutenir sur les réseaux sociaux. Le Liban officiel, lui, n'a pas non plus commenté. Une telle candidature pourrait se voir favorisée par plusieurs facteurs, notamment le fait que l'idée d'avoir une femme à la tête de l'ONU semble faire consensus dans de nombreuses capitales, et ensuite la revendication régionale forte de l'Amérique latine, qui estime que son tour est venu à la direction des Nations unies. Les liens de la candidate éventuelle avec le Moyen-Orient pourraient également jouer en sa faveur.

Conformément à l’article 97 de la Charte, le secrétaire général est nommé pour cinq ans, renouvelables une fois, par l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité. Depuis le 25 novembre 2025, la sélection du successeur d’Antonio Guterres est officiellement lancée, selon le cadre renforcé de transparence prévu par la résolution 79/327. Aucune date limite n’est prévue pour le dépôt des candidatures, qui peuvent surgir tardivement ou être retirées en cours de route. Le seul jalon fixé par le droit onusien est le 1er octobre 2026, date à laquelle l’Assemblée générale devra approuver la recommandation du Conseil de sécurité afin que le prochain secrétaire général puisse entrer en fonctions le 1er janvier 2027. D’ici là, tous les coups diplomatiques sont permis, et les noms continueront de circuler, certains s’évaporant aussi vite qu’ils seront apparus.

Son nom circule depuis plusieurs jours dans les médias libanais : Ivonne Leila Juez Abuchacra de Baki, diplomate équatorienne d’origine libanaise, pourrait succéder à António Guterres à la tête de l’ONU. Soutenue par le président américain Donald Trump, avec lequel elle entretiendrait une amitié de longue date, elle est ainsi candidate sérieuse pour le poste de secrétaire générale après l’expiration du mandat de M. Guterres, le 31 septembre 2026.Née en 1951 à Guayaquil de parents libanais, elle serait originaire de Btater, dans le caza de Aley, selon des informations en ligne. Mariée au milliardaire libanais Sami Baki, mère de trois enfants, elle parle couramment anglais, espagnol, français, allemand et arabe. Elle entame sa carrière diplomatique en 1981 comme consule honoraire de l’Équateur à Beyrouth. De...
commentaires (4)

Sans aucun doute , le monde ne peut rêver meilleur . Viva Ivo !!

Charles Aouad

22 h 56, le 09 décembre 2025

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Commentaires (4)

  • Sans aucun doute , le monde ne peut rêver meilleur . Viva Ivo !!

    Charles Aouad

    22 h 56, le 09 décembre 2025

  • 31 Septembre ?? Les journalistes ne se relisent pas

    rman

    19 h 04, le 09 décembre 2025

  • Si elle est de la même farine que Tom Barrack, non merci.

    Marionet

    08 h 22, le 09 décembre 2025

  • J’espère qu’elle œuvrera pour la reconnaissance de la Palestine.

    Mohamed Melhem

    04 h 30, le 09 décembre 2025

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