L'ancien chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt. Photo ANI
Le leader druze libanais Walid Joumblatt a affirmé dimanche depuis Aïn el-Tiné, où il s'est entretenu accompagné de son fils Teymour avec le président du Parlement Nabih Berry, qu'il n'acceptait par des « négociations sous le feu » israélien. Ces propos sont tenus quelques jours après la nomination de l'ambassadeur Simon Karam à la tête de la délégation de négociation libanaise au sein du « mécanisme » de supervision du cessez-le-feu.
Après sa réunion avec M. Berry, l'ex-chef du Parti socialiste progressiste a affirmé que M. Karam est « un négociateur chevronné ». « Néanmoins, nous n’acceptons pas que les négociations se déroulent sous le feu. Nous négocions sous le thème du retrait (israélien) et du cessez-le-feu », a-t-il ajouté.
C'est la même formule qui avait été utilisée par Nabih Berry pour commenter l'inclusion d'un civil au sein du Mécanisme, tandis que son allié, le Hezbollah, l'avait critiquée, dénonçant une « concession gratuite » faite à Israël.
« Nous sommes favorables au renforcement de l’armée et aux mesures qu’elle entreprend au sud du Litani concernant le monopole des armes et l’affirmation de la souveraineté de l’État au Liban-Sud avant de généraliser cette démarche à l’ensemble du territoire libanais », a encore déclaré M. Joumblatt. « Nous sommes attachés à la trêve, même si les conditions de cette trêve ont changé entre hier et aujourd’hui. L’évolution politique, militaire et technologique a tout renversé, mais il existe des principes fondamentaux auxquels nous restons fidèles : la terre et la souveraineté », a-t-il dit.

